Cinéma

Aaahh Belinda : pépite féministe du cinéma turc

Fort d’un dispositif mêlant confusion des réalités et dédoublement des identités, Aaahh Belinda d’Atıf Yılmaz s’affirme comme un conte féministe moderne, à la croisée de la comédie, du fantastique et de la fable allégorique. Derrière une esthétique parfois modeste, le film révèle une richesse de lecture et une portée politique affirmée : en faisant basculer Serap dans la vie de Naciye, il montre combien le quotidien constitue à la fois le lieu de la domination et le premier espace de résistance.

Mortal Kombat II : Flawless Surrender

Le tournoi était la promesse manquante du reboot de 2021, son péché originel, la colonne vertébrale mythologique de la franchise réduite à une note de bas de page. "Mortal Kombat II" arrive donc chargé d'une dette et d'un espoir sincère : non pas que le film soit grand et révolutionnaire, mais qu'il sache enfin ce qu'il veut être. Warner Bros. avait misé gros sur l'événement, repoussant la sortie de plusieurs mois pour lui donner toute l'envergure d'un blockbuster estival. Mais dans l'histoire de cette franchise au cinéma, savoir ce qu'on veut sans savoir comment le faire, c'est une fatalité qui se répète.

Mon grand frère et moi : portrait d’un homme encombrant

Que reste-t-il d'un homme après sa disparition ? Des objets éparpillés, quelques photos jaunies, et surtout les souvenirs contradictoires de ceux qui l'ont connu. Ryōta Nakano filme ce qui subsiste dans les interstices du deuil : cette étrange cohabitation entre rancœur et tendresse, entre le besoin d'oublier et l'urgence de comprendre. "Mon grand frère et moi" est une enquête intime sur l'absent, menée par ceux qu'il a laissé derrière lui.

Disparition tragique du jeune acteur Anton Yelchin

Anton Yelchin (Green Room, Star Trek Into Darkness, Terminator Renaissance) est décédé ce 19 juin 2016, dans un effroyable accident de la route, devant son domicile.

Kaamelott va être adapté au cinéma par Alexandre Astier

La série Kaamelott va connaître une adaptation au cinéma dans une trilogie. Le tournage du premier volet de cette saga, véritable Graal pour tous les sériesphiles, devrait débuter en 2017.

Avant toi, un film de Thea Sharrock : Critique

Avant Toi est un drame romantique au scénario tout ce qu'il y a de plus classique : Un couple improbable, une histoire d'amour impossible et une tragédie annoncée. Mais si le roman homonyme de Jojo Moyes dont il est tiré a été un succès littéraire c'est que son récit profite d'un humour, de personnages pétillants et d'un discours social qui aident à rendre cette romance très touchante, et son adaptation est de plus portée par d'excellents acteurs.

Pendant ce temps sur Outbuster… Healing, Being Good, El Infernio et Rigor Mortis

Outbuster est à peine lancé, et propose déjà une belle brochette de films introuvables ailleurs et représentatifs de pays à la filmographie injustement sous-représentées sur grand écran. En voici quelques exemples parmi tant d'autres...

Un traître idéal, un film de Susanna White : Critique

Nouvelle adaptation d'un roman de John le Carré, Un traître idéal est un thriller sophistiqué mais un peu lisse qui arrive à divertir sans pleinement convaincre malgré un casting exemplaire qui saura charmer les spectateurs.

La Loi de la jungle, un film d’Antonin Peretjatko : critique

La Loi de la jungle est le second long métrage d'Antonin Peretjatko. Il livre ici une comédie satirique dans laquelle il mêle aventures à la OSS 117 à un esprit de contestation très piquant. Si les situations dépeintes paraissent absurdes, elles ne révèlent qu'avec un miroir grossissant les travers de la bureaucratie française.

Tous les chats sont gris, un film de Savina Dellicour : Critique

La cinéaste belge Savina Dellicour signe son retour dans son pays avec un film paré de bonnes intentions, mais dont le scénario n'est pas exploité à la bonne hauteur. Du coup, Tous les chats sont gris est un film d'où l'émotion peine à affleurer, malgré le thème porteur de la parentalité.

TCM Cinéma Programme : Un Silencieux au bout du canon, un film de John Sturges : Critique

Baigné dans une ambiance typique des années 70, Un Silencieux au bout du canon marque la rencontre entre deux géants du vieil Hollywood, John Wayne et John Sturges, le réalisateur des Sept Mercenaires ou de La Grande Évasion. Une rencontre pleine de promesses mais qui s'avère décevante.

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