Jason Statham traque ceux qui l'ont piégé à bord d'un cargo hostile, dans ce thriller de Jean-François Richet. La mécanique de "Mutiny" est bien huilée par endroits, notamment lors du combat final, mais le récit patine et le huis clos promis ne se referme jamais vraiment sur son héros.
Réclamée par la Toho, la suite du "Garde du corps" (1962) mise en scène par Kurosawa réussit l’exploit de s’inscrire dans une continuité thématique tout en adoptant une tonalité qui en est le contrepied, troquant le cynisme et la violence du premier pour l’humour et l’observation qui évite de verser le sang. Porté par un Toshiro Mifune parfait dans la reprise de son rôle de ronin fruste, "Sanjuro" est un sommet de l’art de la mise en scène du maître nippon : concis, limpide, intelligent, esthétique, drôle, un brin provocateur. En un mot : jubilatoire.
"Wake in Fright" a électrisé Cannes en 1971, disparu pendant 40 ans, puis ressurgi comme le mythe fondateur du cinéma australien. Un instituteur s'enlise dans une ville minière où l'hospitalité se boit comme une sommation. 55 ans après, sa brutalité n'a rien perdu de son mordant.
Les millions de fans du monde entier de la série The Walking Dead vont pouvoir enfin découvrir les premières images de la saison 7. Le trailer de la nouvelle saison a été dévoilé il y a quelques heures à peine au Comic-Con de San Diego.
Colonia aurait gagné à être plus ambitieux dans son approche, préférant le thriller romanesque un brin trop classique et caricatural à l'exposition des faits réels. On se laisse malgré tout convaincre par le couple attachant formé par Emma Watson et Daniel Brühl, tout deux impeccables.
Alien 3 est le premier long métrage de David Fincher et reste toujours, près de 25 ans plus tard, une oeuvre décriée. Le désaveu de son propre réalisateur ne l'aide pas à trouver grâce auprès de ses détracteurs. Pourtant, pour un film de commande laissant très peu de place à la moindre liberté artistique, on peut parler de coup d'essai réussi.
Après nous avoir gratifié d'une première bande annonce épique et jouissive, Columbia repart à l'attaque du public pour promouvoir son remake des Sept Mercenaires de John Sturges, sorti en 1960 avec Charles Bronson et Steve McQueen.
Derrière une imagerie baroque du New-York des années 50-60 et une Audrey Hepburn au charme plus irrésistible que jamais, se cache une œuvre teintée d'amertume. Sa rediffusion sur TCM cet été est l'occasion de profiter pleinement de cette incontournable perle du cinéma hollywoodien qui a, à jamais, marqué de sa patte si délicate l'histoire du 7ème art, et peut-être même l'Histoire de l'Amérique contemporaine.
BoJack Horseman, la série animée décalée sur une ancienne star de la télévision, revient pour une saison 3 dès le 22 Juillet. Les douze nouveaux épisodes seront disponibles en exclusivité sur Netflix.
Pour ouvrir la rétrospective qui lui est consacré, plongeons-nous dans la carrière de l'un des plus grands réalisateur de son époque : David Fincher. Un petit malin qui a su allègrement faire conjuguer son talent de metteur en scène à son esprit tourmenté pour nous offrir des représentations acerbes de notre société dont la plupart sont devenues des films cultes pour notre génération et probablement les prochaines.
La vie est belge, le film de Vincent Bal est un feel good movie qui parle de son pays en de termes sentimentaux , si ce n'est utopiques. Appliquer le vivre ensemble sur ce pays écartelé entre une flandre très anglo-saxonne et une Wallonie définitivement latine est une idée belle et fraîche que malheureusement le cinéaste a traité d'une manière un peu tiède.
Dans un monde post-apocalyptique qui ne tourne déjà plus très rond, quatre rockeurs morts-vivants doivent réunir les reliques sacrées du rock’n’roll. Arnaud Le Gouëfflec et Julien Solé signent un road-trip furieux et absurdement réjouissant.
Entre montée des populismes, guerres hybrides, défiance envers les institutions et avènement des réseaux sociaux, la désinformation est devenue l'un des grands enjeux démocratiques de notre époque. Avec "La Désinformation", Grégoire Darcy propose une synthèse ambitieuse des connaissances scientifiques sur le sujet.
En imaginant la rencontre du jeune Charles Dickens avec Oliver, enfant des rues et alouette de la Tamise, Philippe Charlot et Manu Cassier font de Mudlarks le récit d’une double initiation : celle d’un garçon brutalement confronté à la misère londonienne et celle d’un futur écrivain découvrant, au contact des oubliés, la matière humaine de son œuvre.
« - Les producteurs doivent bien être masochistes pour produire tous ces films où ils sont dépeints en crapules.
- Drôle de théorie… Encore une cérébrale qui déteste le cinéma mais rêve d’en faire… »