Cinéma

Aaahh Belinda : pépite féministe du cinéma turc

Fort d’un dispositif mêlant confusion des réalités et dédoublement des identités, Aaahh Belinda d’Atıf Yılmaz s’affirme comme un conte féministe moderne, à la croisée de la comédie, du fantastique et de la fable allégorique. Derrière une esthétique parfois modeste, le film révèle une richesse de lecture et une portée politique affirmée : en faisant basculer Serap dans la vie de Naciye, il montre combien le quotidien constitue à la fois le lieu de la domination et le premier espace de résistance.

Mortal Kombat II : Flawless Surrender

Le tournoi était la promesse manquante du reboot de 2021, son péché originel, la colonne vertébrale mythologique de la franchise réduite à une note de bas de page. "Mortal Kombat II" arrive donc chargé d'une dette et d'un espoir sincère : non pas que le film soit grand et révolutionnaire, mais qu'il sache enfin ce qu'il veut être. Warner Bros. avait misé gros sur l'événement, repoussant la sortie de plusieurs mois pour lui donner toute l'envergure d'un blockbuster estival. Mais dans l'histoire de cette franchise au cinéma, savoir ce qu'on veut sans savoir comment le faire, c'est une fatalité qui se répète.

Mon grand frère et moi : portrait d’un homme encombrant

Que reste-t-il d'un homme après sa disparition ? Des objets éparpillés, quelques photos jaunies, et surtout les souvenirs contradictoires de ceux qui l'ont connu. Ryōta Nakano filme ce qui subsiste dans les interstices du deuil : cette étrange cohabitation entre rancœur et tendresse, entre le besoin d'oublier et l'urgence de comprendre. "Mon grand frère et moi" est une enquête intime sur l'absent, menée par ceux qu'il a laissé derrière lui.

Lancement d’Outbuster, la plateforme de cinéma indépendant à la demande

Ce 15 juin, démarre le site Outbuster, la première plateforme française de vidéos à la demande spécialisée en cinéma indépendant, et donc d’œuvres invisibles sur d'autres réseaux, à commencer par le cinéma. L'occasion pour vous de découvrir des films singuliers et inédits et pour notre rédaction de débuter un nouveau partenariat. Que du bonheur !

Diamant noir, un film d’Arthur Harari : Critique

Le jeune réalisateur Arthur Harari réalise un tout premier long métrage extrêmement prometteur avec cette oeuvre qui mélange les genres du thriller, du drame familial et du film de braquage tout en s'immisçant dans l'univers très particulier des diamantaires belges. "Diamant noir" serait-il le film noir dont le cinéma français avait besoin?

Ninja Turtles 2, un film de Dave Green : Critique

Quand on va voir un film estampillé "Michael Bay", on sait à quoi s'attendre, est c'est exactement ce genre de spectacle que nous offre Ninja Turtles 2. Avec ce blockbuster fun et sans temps mort, la Paramount devrait pouvoir rivaliser avec les films de super-héros de ses concurrents... pour le plus grand plaisir des fans de Michelangelo, Donatello, Leonardo et Raphael qui succomberont au plaisir nostalgique de retrouver les héros de leur enfance.

The Strangers, un film de Na-Hong jin : Critique

Présenté Hors Compétition au dernier Festival de Cannes, The Strangers n'est ni plus ni moins que le choc cinématographique de l'année.

TCM Cinéma Programme : La Balade sauvage, un film de Terrence Mallick : Critique

(Re)découvrir le premier long-métrage de Terrence Malick, c'est se laisser emporter dans une épopée romanesque d'une beauté plastique et d'une charge poétique qui ont gardé toute leur force malgré le peu de surprise de son scénario que l'on jugerait aujourd'hui éculé ; mais il s'agit surtout d'une occasion de comprendre les racines de la grammaire cinématographique et les obsessions d'un artiste qui a toujours fait fi des conventions.

Illégitime, un film d’adrian Sitaru : Critique

Film choc qui traite de sujets chocs, Illégitime, le dernier film du roumain Adrian Sitaru déçoit par un manque d'intensité et une dramaturgie un peu foutraque. Le film, brut comme le Dogme95, reste cependant une bonne proposition qui s'interroge sur la loi et l'ordre moral, ainsi que sur le libre-arbitre, celui des femmes notamment.

L’Outsider, un film de Christophe Barratier : Critique

L'affaire opposant La Société Générale à Jérôme Kerviel est encore dans toutes les mémoires, aussi sa variation cinématographique peut sembler précipitée. Heureusement, la proposition faite par Christophe Barratier, même si elle ne s'aligne pas à l'audace et au jusqu'au-boutisme qui caractérise son personnage, a le mérite de ne pas tomber dans le film à charge qui nous aurait donné une réponse prémâchée à la délicate question de qui manipulait qui.

The Wave, un film de Roar Uthaug : Critique

Parce qu'il se veut le tout premier film catastrophe produit en Norvège, on pourra pardonner à son réalisateur de ne jamais sortir des sentiers battus empruntés à ses modèles américains, on aura en revanche plus de mal à laisser passer le déroulement grossier des rebondissements prévisibles. Un divertissement formaté loin d'être désagréable mais qui sera aussi vite oublier.

Newsletter

À ne pas manquer

« Le vent dans les saules » : suspendre le temps

Sous la plume de Michel Plessix, l’univers pastoral imaginé par Kenneth Grahame retrouve une seconde jeunesse. Une fresque douce et mélancolique où l’amitié, la nature et les caprices composent une partition d’une rare délicatesse.

« Monet en quête de lumière » : la vie intime d’un génie pictural

Avec "Monet en quête de lumière", Aurélie Castex épouse un regard. À hauteur d’homme, au fil des saisons et des doutes, sa bande dessinée retrace l’itinéraire d’un peintre obsédé par l’insaisissable, jusqu’à faire de la lumière elle-même un sujet.

« Censure & cinéma » : une collection mise à l’honneur

De la classification française aux plateformes mondialisées, en passant par le gore italien, les blasphèmes de Luis Buñuel ou les polémiques plus contemporaines, Darkness, censure & cinéma propose un recueil de textes éloquents quant aux différentes formes de censure. C'est à découvrir aux éditions LettMotif.

« Les Saiyans (Full Color, Tome 2) » : le moment où tout bascule

Ce deuxième volume de l'arc Saiyans concentre ce que Dragon Ball a de plus brutal et de plus sublime. C'est ici, peut-être, que la série devient grande.

« Mortépi » : autopsie d’un artiste qui voulait exister

Avec "Mortépi", Florian Breuil signe un premier roman graphique d’une densité remarquable, où la quête de reconnaissance artistique se mue en impasse existentielle. Dans une ville à moitié noyée, la disparition devient paradoxalement le dernier moyen d’apparaître.