Après sept ans d’absence au cinéma, The Mandalorian and Grogu ramène enfin Star Wars sur grand écran. Jon Favreau livre une aventure accessible, efficace et parfois franchement plaisante, mais dont le manque d’enjeu, d’ambition visuelle et de souffle cinématographique finit par réduire le retour de la saga à un simple téléfilm de luxe.
Avec Passenger, André Øvredal revient à l’horreur d’exploitation pure, entre légende urbaine, présence démoniaque et frissons nocturnes sur les routes. Si son excellente scène d’ouverture et quelques morceaux de mise en scène rappellent son vrai savoir-faire, le film reste trop banal, trop calibré et trop pauvre dans ses personnages pour dépasser le rang de série B honnête.
Trente ans ont passé. Las Vegas brille toujours autant, et "Leaving Las Vegas" aussi. Le film de Mike Figgis revient hanter les salles dans une version restaurée en 4K avec la même force d'impact, la même noirceur. On serait tenté de croire que le temps l'a rendu plus supportable. Il n'en est rien. La blessure est intacte, et l’admiration aussi.
Après le triomphe aux César de Elle pour Paul Verhoeven et Isabelle Huppert et le succès critique du film, adapté d’un roman de Philippe Djian, le romancier et le cinéaste néerlandais pourraient bien travailler à nouveau ensemble dans les années à venir si leur calendrier le permet. Philippe Djian serait en effet actuellement en pleine phase d’écriture d’un nouveau scénario destiné à être adapté pour les besoins du septième art.
Le réalisateur d’Un Prophète et de Dheepan, Jacques Audiard, va tourner son prochain film, The Sisters Brothers, l’été prochain. Ce long-métrage sera adapté d’un roman de Patrick DeWitt. Jacques Audiard s’apprête donc à travailler sur son premier film en langue anglaise avec ce projet qui pourrait être un hommage aux spaghettis westerns. Le casting va réunir Joaquin Phoenix, John C. Reilly et Jake Gyllenhaal.
L'un des plus vieux personnages féminins de la bande-dessinée française va avoir le droit à son film. Oui, Bécassine arrive au cinéma ! Le personnage créé en 1905 dans la semaine de Suzette va connaître une adaptation sur grand écran par le réalisateur Bruno Podalydès.
20th Century Women de Mike Mills est un film riche et capiteux qui envoûte aussi bien par son esthétique que par son propos qui reste très moderne pour les années 70, par ses actrices incroyables que par une bande son éclectique, mais soignée aux petits oignons.
La mécanique parait surannée, mais l'écriture du premier film d'Olivier Casas assure humour, légèreté et surtout bonne humeur. Trop formaté pour prétendre faire date, Baby Phone fait plaisir à voir à l'heure où les comédies françaises sont parasités par une immaturité lourdingue et le narcissisme de ses auteurs.
On connait Peter Berg pour ses films de guerre ultra-manichéens, et quand il s'attaque à la reconstitution du dernier attentat survenu sur le seul américain, il ne faut attendre de sa part davantage de subtilité. C'est donc bien vers une ode aux forces de l'ordre qui ont su arrêter les vils islamistes que se dirige son nouveau film. Au delà de son idéologie ultra-sécuritaire, son thriller fait-il effet?
À ceux qui nous ont offensés est un film de gangsters dont l'intrigue, basée sur l'ultra-réalisme, lorgne du côté du cinéma vérité. Porté par Michael Fassbender, Brendan Gleeson et Sean Harris, le long métrage britannique souffre d'un scénario trop mince et inabouti mais s'impose comme une réussite formelle sauvée par l'interprétation convaincante de ses acteurs. Cette chronique sociale coup de poing fonctionne-t-elle malgré ses imperfections ?
« - Hamaki va ouvrir son propre restaurent ! Son restaurant à ELLE !
- Oui, super. Et toutes les emmerdes qui vont avec, par la même occasion.
- Ooh, arrête un peu ! Tu ne la crois pas capable de gérer ?
- Si, si…
- Alors ne fais pas ton rabat-joie ! C’est un grand jour pour elle ! Tu me promets de rester PO-SI-TIF ?
- Oui, cheffe ! »
Avec "Au bord de l’abîme : où en est le cinéma d’horreur français ?", Léa Lahannier entreprend un état des lieux du genre horrifique hexagonal. Elle en exhume la mémoire cinématographique, les motifs, les contradictions et les métamorphoses. C'est à découvrir aux éditions LettMotif.
Entre paranoïa financière, inventions absurdes et guerres de chiffonniers, ce tome 2 des "Âges d’or de Picsou" rappelle pourquoi le vieux canard de Carl Barks reste l’un des personnages les plus drôles de l’histoire de la BD pour enfants.
Avec "Oldman", Chang Sheng compose un récit de vengeance baroque, où la magie et la cruauté du pouvoir se mêlent dans une fresque aussi spectaculaire que mélancolique. Mini-série sombre et nerveuse de Hiroshi Shimomoto, "Smother Me" nous plonge quant à elle dans une Détroit cauchemardesque où les enfants sont dressés, vendus, jetés dans l’arène.