Après sept ans d’absence au cinéma, The Mandalorian and Grogu ramène enfin Star Wars sur grand écran. Jon Favreau livre une aventure accessible, efficace et parfois franchement plaisante, mais dont le manque d’enjeu, d’ambition visuelle et de souffle cinématographique finit par réduire le retour de la saga à un simple téléfilm de luxe.
Avec Passenger, André Øvredal revient à l’horreur d’exploitation pure, entre légende urbaine, présence démoniaque et frissons nocturnes sur les routes. Si son excellente scène d’ouverture et quelques morceaux de mise en scène rappellent son vrai savoir-faire, le film reste trop banal, trop calibré et trop pauvre dans ses personnages pour dépasser le rang de série B honnête.
Trente ans ont passé. Las Vegas brille toujours autant, et "Leaving Las Vegas" aussi. Le film de Mike Figgis revient hanter les salles dans une version restaurée en 4K avec la même force d'impact, la même noirceur. On serait tenté de croire que le temps l'a rendu plus supportable. Il n'en est rien. La blessure est intacte, et l’admiration aussi.
De plus belle est le premier long métrage d’Anne-Gaëlle Daval, une costumière à la fois réalisatrice et scénariste. Un coup d'essai qui divise et qui tend vers le récit de série américaine, très empathique et générique..
Nos trois héroïnes Katherine Johnson (jouée par Taraji P. Henson), Dorothy Vaughan (Octavia Spencer) et Mary Jackson (interprétée par la star de R&B Janelle Monae) font vibrer cette fiction historique par leur génie, leur sensibilité et leur force.
Lars Von Trier va s’attaquer ce mois-ci au tournage d’un brûlot anti-Trump sur les travers et la noirceur de la société américaine. The House That Jack Built va retracer le parcours monstrueux d’un tueur en série obsédé par l’accomplissement du crime parfait dans le Washington des années 1970 et 1980. Le casting va notamment réunir les comédiens Matt Dillon, Uma Thurman et Bruno Ganz.
Le réalisateur de Night Call, Dan Gilroy, s’apprête à tourner un thriller judiciaire avec un casting impressionnant. Les comédiens Denzel Washington, Colin Farrell et la révélation de Moonlight, Ashton Sanders, devraient incarner des avocats avec une épineuse question morale à résoudre au sein de leur cabinet.
19 juillet 2019. C'est la date à laquelle on pourra retrouver la cinquième aventure d'Indiana Jones. En effet, après le médiocre Indiana Jones et le Royaume du crâne de cristal, Harisson Ford remettra le couvert pour Indiana Jones 5.
Son style est identifiable entre mille, mais jamais encore Aki Kaurismäki ne s'était lancé le défi de nous ouvrir les yeux sur un drame aussi grave que le manque de considération dont sont victimes les migrants à leur arrivée en Europe. Une telle détermination humaniste est-elle soluble dans le cinéma baroque et surréaliste du cinéaste finlandais ? La réponse est loin d’être évidente.
« - Hamaki va ouvrir son propre restaurent ! Son restaurant à ELLE !
- Oui, super. Et toutes les emmerdes qui vont avec, par la même occasion.
- Ooh, arrête un peu ! Tu ne la crois pas capable de gérer ?
- Si, si…
- Alors ne fais pas ton rabat-joie ! C’est un grand jour pour elle ! Tu me promets de rester PO-SI-TIF ?
- Oui, cheffe ! »
Avec "Au bord de l’abîme : où en est le cinéma d’horreur français ?", Léa Lahannier entreprend un état des lieux du genre horrifique hexagonal. Elle en exhume la mémoire cinématographique, les motifs, les contradictions et les métamorphoses. C'est à découvrir aux éditions LettMotif.
Entre paranoïa financière, inventions absurdes et guerres de chiffonniers, ce tome 2 des "Âges d’or de Picsou" rappelle pourquoi le vieux canard de Carl Barks reste l’un des personnages les plus drôles de l’histoire de la BD pour enfants.
Avec "Oldman", Chang Sheng compose un récit de vengeance baroque, où la magie et la cruauté du pouvoir se mêlent dans une fresque aussi spectaculaire que mélancolique. Mini-série sombre et nerveuse de Hiroshi Shimomoto, "Smother Me" nous plonge quant à elle dans une Détroit cauchemardesque où les enfants sont dressés, vendus, jetés dans l’arène.