Après sept ans d’absence au cinéma, The Mandalorian and Grogu ramène enfin Star Wars sur grand écran. Jon Favreau livre une aventure accessible, efficace et parfois franchement plaisante, mais dont le manque d’enjeu, d’ambition visuelle et de souffle cinématographique finit par réduire le retour de la saga à un simple téléfilm de luxe.
Avec Passenger, André Øvredal revient à l’horreur d’exploitation pure, entre légende urbaine, présence démoniaque et frissons nocturnes sur les routes. Si son excellente scène d’ouverture et quelques morceaux de mise en scène rappellent son vrai savoir-faire, le film reste trop banal, trop calibré et trop pauvre dans ses personnages pour dépasser le rang de série B honnête.
Trente ans ont passé. Las Vegas brille toujours autant, et "Leaving Las Vegas" aussi. Le film de Mike Figgis revient hanter les salles dans une version restaurée en 4K avec la même force d'impact, la même noirceur. On serait tenté de croire que le temps l'a rendu plus supportable. Il n'en est rien. La blessure est intacte, et l’admiration aussi.
Le réalisateur américain Eli Roth (Hostel, Green Inferno, Knock Knock) devrait adapter le roman pour adolescents de John Bellairs, La Pendule d’Halloween (The House With a Clock in its Walls), pour les besoins de son prochain film. Jack Black est annoncé au casting.
It Comes at Night est un thriller psychologique souvent fascinant et somptueux sur sa forme mais qui frustre par le traitement parfois bancal de son fond.
Sans réel talent ni expérience, le duo Eric et Quentin se lance dans le cinéma pour nous livrer, non pas un film, mais une abomination se voulant trash et faisant plus pitié qu'autre chose.
Ana mon amour , le nouveau film de Cãlin Peter Netzer est de ceux qui méritent que l'on s'attarde sur eux pour se rendre compte vraiment de la substance riche qui les compose. Cette histoire d'un amour sur fond psychanalytique vaut la peine qu'on s'y intéresse...
Avec ses airs de The Last of Us, The Last Girl est la sensation du cinéma de zombies de 2017. Un survival qui s'avère bien plus malin qu'il en a l'air.
Avec Ava, son tout premier film sur les palpitations d'une adolescente fougueuse, Léa Mysius s'inscrit dans les pas de ses grandes sœurs de cinéma, elles aussi passées par la Fémis, Julia Ducournau et Céline Sciamma. Elle livre une oeuvre sensible et habitée, portée par la mine boudeuse et alerte de Noée Abita. En salles le 21 juin.
Ce mercredi 21 juin débarque ‘Baywatch’, adaptation d’’Alerte à Malibu’ que le réalisateur Seth Gordon a désirée aussi déjantée et transgressive que ce qu’ont fait Lord et Miller sur les '21' et '22 Jump Street'. Toutefois, comme parlerait en métaphores marines le génial personnage du non moins cool Dwayne Johnson : si le naufrage est évité de peu, le tout tient du vacancier noyé.
Après s'être perdus dans le merchandising à outrance avec un second opus indigne de leur filmographie, les studios Pixar parviennent avec Cars 3 à offrir un soupçon de maturité à leur saga, sans pour autant nous livrer un chef-d’œuvre.
« - Hamaki va ouvrir son propre restaurent ! Son restaurant à ELLE !
- Oui, super. Et toutes les emmerdes qui vont avec, par la même occasion.
- Ooh, arrête un peu ! Tu ne la crois pas capable de gérer ?
- Si, si…
- Alors ne fais pas ton rabat-joie ! C’est un grand jour pour elle ! Tu me promets de rester PO-SI-TIF ?
- Oui, cheffe ! »
Avec "Au bord de l’abîme : où en est le cinéma d’horreur français ?", Léa Lahannier entreprend un état des lieux du genre horrifique hexagonal. Elle en exhume la mémoire cinématographique, les motifs, les contradictions et les métamorphoses. C'est à découvrir aux éditions LettMotif.
Entre paranoïa financière, inventions absurdes et guerres de chiffonniers, ce tome 2 des "Âges d’or de Picsou" rappelle pourquoi le vieux canard de Carl Barks reste l’un des personnages les plus drôles de l’histoire de la BD pour enfants.
Avec "Oldman", Chang Sheng compose un récit de vengeance baroque, où la magie et la cruauté du pouvoir se mêlent dans une fresque aussi spectaculaire que mélancolique. Mini-série sombre et nerveuse de Hiroshi Shimomoto, "Smother Me" nous plonge quant à elle dans une Détroit cauchemardesque où les enfants sont dressés, vendus, jetés dans l’arène.