"Lydia et le vaisseau des tempêtes", nouveau film d'animation québécois, adapte librement les romans d'Yves Meynard. Entre mers de brume et astromagie, Lydia y affronte le deuil et l'apprentissage pour retrouver son frère disparu, dans une belle aventure familiale attachante.
Premier long métrage de la réalisatrice soudano-russe Suzannah Mirghani, "Cotton Queen" suit Nafisa, adolescente élevée dans un village cotonnier du Soudan, tiraillée entre les récits coloniaux de sa grand-mère et l'arrivée d'un homme d'affaires venu imposer ses graines génétiquement modifiées. Un film sobre sur l'émancipation et la mémoire.
Dans "Une affaire turque", Hüseyin Aydin Gürsoy filme moins un thriller qu'une faille : celle d'un homme pris entre deux mondes qui ne lui pardonnent pas d'appartenir à l'autre. Avec une mise en scène sensible, le cinéaste ausculte les stigmates invisibles du transfuge, et fait de Lionel Erdogan un héros fracturé dont le vrai combat n'est pas judiciaire, mais existentiel.
Premier film d'une maîtrise imparable, Lucky Strike ne transcende pourtant jamais son genre mais parvient quand même à s'imposer comme un malin plaisir.
Il est cinéaste, graphiste, illustrateur, consultant visuel, créateur de logos, storyboarder. Il a collaboré avec Otto Preminger, Alfred Hitchcock, Martin Scorsese, Billy Wilder, Carol Reed, Stanley Kubrick ou William Wyler. Il est surtout célèbre pour avoir révolutionné le générique de film.
On pense inévitablement à Hirokazu Kore-eda en regardant Les Meilleures Intentions, premier film de la cinéaste argentine Ana Garcia Blaya, fortement teinté d'autobiographie. Une chronique familiale tendre et émouvante au rythme de la musique, dans l'Argentine des années 90. Dans nos salles le 15 juillet.
La jeune écossaise Eva Riley marche dans les pas de ses aînés britanniques avec son premier long métrage, l’Envolée, naturaliste sur un fonds de difficulté sociale. Mais elle finit par faire un pas de côté, puisque son sujet, c’est la relation frère-sœur, et le coming of age de sa jeune protagoniste
L'emblématique et sulfureux Crash de David Cronenberg passe de nouveau dans nos salles de cinéma, dans sa version restaurée. Pour notre plus grand plaisir.
Revisitant le célèbre cartoon des studios Hanna-Barbera, Scooby! s’adresse avant tout à la jeune génération. Hélas, Tony Cervone dénature la curieuse bande d’adolescents de "Mystère et Cie" ainsi que sa mascotte, le chien Scooby-Doo. Ici, les méthodes d’investigation peu ordinaires de Fred, Daphné, Véra et Sammy, inspirent un crossover au scénario bancal, tâtonnant entre nostalgie de la série originale et modernité du jeu vidéo.
Les Voyages de Gulliver sont parus d'abord dans une version censurée : c'est dire à quel point l'auteur, Jonathan Swift, n'avait pas ménagé ses critiques contre la politique britannique. Swift invente plusieurs royaumes imaginaires pour mieux se moquer, parfois sévèrement, de ce qui se passait à Londres. En plus d'être une parodie de roman de voyages, Les Voyages de Gulliver constituent un formidable pamphlet politique.
Dans la représentation d’un système qui s’engouffre dans ses propres commodités, Sion Sono est un poil à gratter comme il y en a peu. Le prolifique cinéaste japonais, connu pour des œuvres telles que Suicide Club ou même Why Don't You Play in Hell?, aime à travers ses films mettre un coup de pied dans la fourmilière d’une société japonaise asphyxiée par son train de vie infernal et sa déshumanisation progressive.
Dans un monde post-apocalyptique qui ne tourne déjà plus très rond, quatre rockeurs morts-vivants doivent réunir les reliques sacrées du rock’n’roll. Arnaud Le Gouëfflec et Julien Solé signent un road-trip furieux et absurdement réjouissant.
Entre montée des populismes, guerres hybrides, défiance envers les institutions et avènement des réseaux sociaux, la désinformation est devenue l'un des grands enjeux démocratiques de notre époque. Avec "La Désinformation", Grégoire Darcy propose une synthèse ambitieuse des connaissances scientifiques sur le sujet.
En imaginant la rencontre du jeune Charles Dickens avec Oliver, enfant des rues et alouette de la Tamise, Philippe Charlot et Manu Cassier font de Mudlarks le récit d’une double initiation : celle d’un garçon brutalement confronté à la misère londonienne et celle d’un futur écrivain découvrant, au contact des oubliés, la matière humaine de son œuvre.
« - Les producteurs doivent bien être masochistes pour produire tous ces films où ils sont dépeints en crapules.
- Drôle de théorie… Encore une cérébrale qui déteste le cinéma mais rêve d’en faire… »