Cent ans après, "Le Cuirassé Potemkine" revient en salles avec une musique inédite signée Pet Shop Boys. Chef-d'œuvre du cinéma muet, le film d'Eisenstein n'a rien perdu de sa puissance subversive. La rage de ceux qu'on écrase n'a pas de date de péremption.
Trente ans ont passé. Las Vegas brille toujours autant, et "Leaving Las Vegas" aussi. Le film de Mike Figgis revient hanter les salles dans une version restaurée en 4K avec la même force d'impact, la même noirceur. On serait tenté de croire que le temps l'a rendu plus supportable. Il n'en est rien. La blessure est intacte, et l’admiration aussi.
Qu’il le fasse en tant que créateur ou d’observateur, Werner Herzog a consacré sa carrière à sa passion pour les êtres vivant aux marges du possible. Visionnaires ou mégalomanes déments, aventuriers ou marginaux, peu importe, le cinéaste les observe avec une curiosité insatiable.
Là sera tout le problème, ou du moins le défi auquel sera confronté Boyle. Car si beaucoup de personnes au vu de la forme adoptée par le britannique, en l’occurrence un huis-clos statique mâtiné d’un survival naturaliste, y auront vu une manière pour lui de se reposer après le tournage titanesque de Slumdog Millionaire, peu y auront vraiment vus le potentiel dégagé par cette dramatique histoire. Ça serait ainsi, se fourvoyer que de penser le britannique à la recherche du repos, tant ce 127h reflète davantage toutes les aspérités du style de son auteur, et plus indirectement toutes ses obsessions, que ne l’a été ses précédentes réalisations.
A l'occasion de la sortie de son nouveau film, retour sur le plus emblématique des chefs d'oeuvre de Danny Boyle, son fameux "Trainspotting", oeuvre culte de 1996, un hymne à l'anticonformisme pleine d'idées visuelles novatrices, qui a su devenir un véritable film générationnel.
Du temps de l'innocence, de l'indigence (1million de £ de budget), de la fraîcheur, le premier film du réalisateur britannique Danny Boyle, Petits meurtres entre amis est un thriller drôle, un drôle de thriller, inventif et bourré d'humour noir.....
Retour sur Le Grand Rasage, l'un des premiers courts métrages de Martin Scorsese. Avec son découpage chirurgicale et cette ironie aussi savoureuse que saisissante, Martin Scorsese démontre déjà toute l'étendue d'un talent qu'il ne cessera d'améliorer par la suite pour construire ce qui s’avérera comme un pan dans l'histoire du cinéma américain.
Dans Aviator, Martin Scorsese signe un biopic de haute voltige sur la vie tumultueuse du puissant et énigmatique Howard Hugues, un génie pionnier de l'aviation civile dévoré par une folie intérieure. Leonardo DiCaprio incarne prodigieusement ce riche séducteur ambitieux et torturé dans cette deuxième collaboration avec le réalisateur.
Les Affranchis de Martin Scorsese attire comme il rebute, et passionne comme il dégoûte. Alors que certains s'immisceront aux fins fonds de la mafia avec les personnages, d'autres resteront témoins d'une violence parfois gratuite, et d'un univers infâme, où les seules lois sont pouvoirs et domination.
Avec "L’Origine de l’humour", Mab remonte jusqu’à la préhistoire pour confier à un chasseur médiocre une mission divine : faire rire l’humanité. Une genèse joyeusement idiote, publiée chez Fluide Glacial, où le gag devient une affaire très sérieuse.
Avec ce troisième volume de l’arc Saiyan en édition Full Color, Dragon Ball atteint, mine de rien, l’un de ses sommets narratifs. Le duel entre Goku et Vegeta passera en effet à la postérité : explosion de puissance, nouvelles techniques de combat, tandis que les conséquences de cet affrontement bouleverseront durablement l’univers imaginé par Akira Toriyama.
Avec ce premier tome, Patrice Perna et Malo Kerfriden signent une bande dessinée historique tendue, qui raconte le triple effondrement d’un homme, d’un régime et d’un mythe.
Avec "Agnès la Chevaleresse", Damien Geffroy se délecte des mythes de l’heroic fantasy. Pièce après pièce, avec une jubilation fortement communicative, il imagine un récit entre satire des histoires chevaleresques, héroïne obstinée et vieux mentor plus porté sur la chopine que sur l’honneur. L’auteur livre aux éditions Fluide Glacial une aventure légère, drôle et souvent irrésistible.
À l'heure où Wall Street commence à façonner le monde moderne, un adolescent en fuite croise la route d'un vagabond qui lui apprend à regarder l'Amérique autrement. Avec "Baby Boxer Banker", premier volet de La Vie extraordinaire d'Arizona Joe, Stéphane Piatzszek et Fabrice Meddour signent un récit d'initiation où l'aventure se mêle à la filiation, la liberté et les promesses contradictoires du rêve américain.