Films Classiques

L’Âme des guerriers (1994), de Lee Tamahori : une tentative de réaffirmation identitaire

Œuvre sur le déclin culturel des Maoris, ce premier long-métrage de Lee Tamahori propose un portrait sans concession de la misère et de la violence dans lesquelles patauge une communauté déracinée. Aux côtés de La Leçon de piano de Jane Campion, sorti un an plus tôt, cette tragédie grecque doublée d’une œuvre choc a permis de mettre la Nouvelle-Zélande sur la carte du cinéma mondial.

Utu Redux : quand la vengeance devient un incendie sans fin

Le western maori de Geoff Murphy plonge dans la guerre de Te Kooti, tourné à cru dans le bush néo-zélandais. Entre villages incendiés, humour noir et camps jamais figés, le film capture un engrenage de vengeance coloniale où personne ne reste épargné, jusqu'à une scène finale qui vide le mot "utu" de son sens.

Smash Palace : au pays de la casse

Dans une casse automobile perdue en Nouvelle-Zélande, un ex-pilote confond amour et possession jusqu'à traiter sa fille comme un trophée. Son couple se déchire, son garage déborde de carcasses, et le paysage tout entier se referme sur lui comme un piège dont personne ne ressort.

Rétrospective Danny Boyle: 28 Jours Plus Tard

Épuise et déçu par l'expérience hollywoodienne de La Plage, Danny Boyle retourne à Londres à la recherche de productions plus modestes. Sans se douter qu'avec 28 Jours Plus Tard, Danny Boyle allait littéralement révolutionner tout un pan du cinéma d'horreur.

Rétrospective Danny Boyle: La Plage

La Plage, où comment une série de mauvais choix esthétiques et scénaristiques peuvent plomber un film prometteur.

Retrospective Danny Boyle : 127h, critique du film

Là sera tout le problème, ou du moins le défi auquel sera confronté Boyle. Car si beaucoup de personnes au vu de la forme adoptée par le britannique, en l’occurrence un huis-clos statique mâtiné d’un survival naturaliste, y auront vu une manière pour lui de se reposer après le tournage titanesque de Slumdog Millionaire, peu y auront vraiment vus le potentiel dégagé par cette dramatique histoire. Ça serait ainsi, se fourvoyer que de penser le britannique à la recherche du repos, tant ce 127h reflète davantage toutes les aspérités du style de son auteur, et plus indirectement toutes ses obsessions, que ne l’a été ses précédentes réalisations.

Rétrospective Danny Boyle : Trainspotting

A l'occasion de la sortie de son nouveau film, retour sur le plus emblématique des chefs d'oeuvre de Danny Boyle, son fameux "Trainspotting", oeuvre culte de 1996, un hymne à l'anticonformisme pleine d'idées visuelles novatrices, qui a su devenir un véritable film générationnel.

Rétrospective Danny Boyle: Petits meurtres entre amis

Du temps de l'innocence, de l'indigence (1million de £ de budget), de la fraîcheur, le premier film du réalisateur britannique Danny Boyle, Petits meurtres entre amis est un thriller drôle, un drôle de thriller, inventif et bourré d'humour noir.....

Le Grand Rasage, un court métrage de Martin Scorsese : Critique

Retour sur Le Grand Rasage, l'un des premiers courts métrages de Martin Scorsese. Avec son découpage chirurgicale et cette ironie aussi savoureuse que saisissante, Martin Scorsese démontre déjà toute l'étendue d'un talent qu'il ne cessera d'améliorer par la suite pour construire ce qui s’avérera comme un pan dans l'histoire du cinéma américain.

Rétrospective Martin Scorsese : Aviator, critique

Dans Aviator, Martin Scorsese signe un biopic de haute voltige sur la vie tumultueuse du puissant et énigmatique Howard Hugues, un génie pionnier de l'aviation civile dévoré par une folie intérieure. Leonardo DiCaprio incarne prodigieusement ce riche séducteur ambitieux et torturé dans cette deuxième collaboration avec le réalisateur.

Retrospective Martin Scorsese : Les Infiltrés, critique du film

Les infiltrés, de Scorsese, est-ce seulement un remake ou le cinéaste parvient-il à dépasser l’œuvre d'origine ?

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« Amériques » : avant que Lafayette ne devienne une légende

Avant l’Hermione, avant le héros célébré des deux côtés de l’Atlantique, il y eut La Victoire et une première traversée clandestine. Avec Amériques, Esther Gil et Laurent Paturaud racontent cette aventure française dans la guerre d’Indépendance américaine en déplaçant légèrement le regard : Lafayette est là, mais le véritable guide se nomme Charles-François du Buysson.

« La Vie extraordinaire d’Arizona Joe » : un pied à Wall Street, l’autre sur les rails

Stéphane Piatzszek et Fabrice Meddour referment leur diptyque sur Newland Arrow, héritier de la haute finance new-yorkaise qui persiste à préférer aux salons bourgeois la poussière des trains et la compagnie des hobos. Une belle idée de personnage, une Amérique saisissante, mais un second volume qui avance parfois un peu trop vite.

Montefiore : le carcan familial

« - Est-ce que tu savais que « famille » venait du dialecte primitif du centre de l’Italie ? - Et ça y est… C’est reparti avec les théories… - C’est dérivé du mot « famel ». Et « famel » dans ce dialecte, ça veut dire « esclave ». Étymologiquement, la famille, c’est l’ensemble des esclaves qui vivent sous le même toit. - Hahaha ! - N’importe quoi !! - Alors que « tribu » ça vient du sanskrit, d’un mot qui veut dire « naissance ». Avouez que ça a plus de gueule… »

« Les Dates chocs de l’Histoire » : quand tout peut encore basculer

On connaît la date et, surtout, on connaît la fin. Avec "Les Dates chocs de l’Histoire", Jean-Yves Le Naour revient aux éditions Bamboo sur ces heures aiguës où rien n’est encore joué, où le cours du monde peut infléchir. Deux premiers albums donnent le ton : "11 novembre 1918 : Au cœur de l’armistice" et "28 octobre 1962 : Au cœur de la crise de Cuba".

« Les 400 coups » : l’école, cette drôle de fabrique à souvenirs

De la conseillère d’orientation qui enterre les vocations aux cours de religion, des humiliations de cour de récréation aux connaissances prétendument "inutiles", cet ouvrage collectif publié aux éditions Fluide Glacial examine l’école sans céder aux facilités de la nostalgie. Les styles graphiques et les tonalités s’y succèdent avec liberté : autobiographie, satire, mauvais esprit, tendresse et franche bouffonnerie se fondent dans un album où chacun semble retrouver un morceau de sa propre scolarité.