Exploration à bas bruit des frontières de la rationalité humaine ? Faille spatio-temporelle où l’Homme quitte le sentier d’un destin médiocre ? Pas de doute, le cinéma de Herzog est déjà en place.
Troisième collaboration entre Stanley Donen et Audrey Hepburn après "Drôle de frimousse" et "Charade", "Voyage à deux" suit un couple à différents moments de sa vie à travers un récit fragmenté. Le film fait de la mémoire amoureuse son véritable moteur narratif, entre instants de grâce et fissures plus discrètes.
Le succès a été instantané au box-office pour le "Mortal Kombat" de Paul W. S. Anderson, dont la bisserie n'a pas fait l'unanimité. Le film n'a pas été épargné par le bras de fer entre le réalisateur et les producteurs, mais continue de fasciner par certaines idées et séquences qui rendent hommage au cinéma d'action hongkongais, tout en composant avec les motifs du jeu vidéo. Le miracle ne s'est pas réalisé deux fois cependant, avec cette "Destruction finale", qui trahit à peu près tout ce qui plaisait dans le premier opus et aux joueurs inconditionnels de la franchise — une promesse brisée, symptôme d'une suite qui n'a jamais su décider ce qu'elle voulait être.
Alors que les romans et nouvelles de Stephen King font l'objet de trop nombreuses adaptations superficielles et bâclées, La Part des ténèbres se démarque par la fidélité envers le roman, jusque dans ses thèmes les plus complexes.
En réalisant Rocco et ses frères, Luchino Visconti filme l'Italie de ce début d'année 60, avec ses fractures, ses contrastes, son désir de modernité et l'abandon de ses traditions, et s'inspire des tragédies antiques pour décrire la destruction inéluctable d'une famille.
Après Stand by Me, Rob Reiner s'attaque à Misery, l'un des plus gros succès littéraires de Stephen King. Grâce à une Kathy Bates au meilleur de sa forme, il accouche d'un film à la tension viscérale.
A l'automne 2017, "Ça" revient dans la peau du jeune Bill Skarsgård. Revenons sur une légende du petit écran sortie en 1990 par Tommy Lee Wallace qui a marqué deux générations. Tim Curry ou le monstre sanguinaire a-t-il toujours autant d'impact aujourd'hui?
Critique de Simetierre de Mary Lambert, adaptation maladroite et sans envergure de l'inoubliable roman de Stephen King, pourtant scénariste ici, qui parvient à faire perdre toute puissance horrifique et émotionnelle de son oeuvre.
Stand by Me est un road-movie tendre et enfantin qui nous immerge dans l'Amérique rurale des années 50. Devenu culte grâce à la présence au casting de River Phoenix, à sa bande-son et à son ambiance nostalgique, ce film aborde des thèmes fondamentaux comme l'amitié et le passage à l'âge adulte. Mais son charme innocent suffit-il à nous captiver ?
Quatrième adaptation d’un roman de Stephen King, sorti d’ailleurs la même année que le roman, Christine, à travers l’histoire de cette voiture malveillante et tueuse, ne souffre pas du poids des années. D’une narration fluide et riche, et bonifiée par une technique visuelle n’ayant rien perdu de sa superbe, elle reste l’un des meilleurs exemples de film fantastique réussi.
Sous la plume de Michel Plessix, l’univers pastoral imaginé par Kenneth Grahame retrouve une seconde jeunesse. Une fresque douce et mélancolique où l’amitié, la nature et les caprices composent une partition d’une rare délicatesse.
Avec "Monet en quête de lumière", Aurélie Castex épouse un regard. À hauteur d’homme, au fil des saisons et des doutes, sa bande dessinée retrace l’itinéraire d’un peintre obsédé par l’insaisissable, jusqu’à faire de la lumière elle-même un sujet.
De la classification française aux plateformes mondialisées, en passant par le gore italien, les blasphèmes de Luis Buñuel ou les polémiques plus contemporaines, Darkness, censure & cinéma propose un recueil de textes éloquents quant aux différentes formes de censure. C'est à découvrir aux éditions LettMotif.
Ce deuxième volume de l'arc Saiyans concentre ce que Dragon Ball a de plus brutal et de plus sublime. C'est ici, peut-être, que la série devient grande.
Avec "Mortépi", Florian Breuil signe un premier roman graphique d’une densité remarquable, où la quête de reconnaissance artistique se mue en impasse existentielle. Dans une ville à moitié noyée, la disparition devient paradoxalement le dernier moyen d’apparaître.