Films Classiques

L’Âme des guerriers (1994), de Lee Tamahori : une tentative de réaffirmation identitaire

Œuvre sur le déclin culturel des Maoris, ce premier long-métrage de Lee Tamahori propose un portrait sans concession de la misère et de la violence dans lesquelles patauge une communauté déracinée. Aux côtés de La Leçon de piano de Jane Campion, sorti un an plus tôt, cette tragédie grecque doublée d’une œuvre choc a permis de mettre la Nouvelle-Zélande sur la carte du cinéma mondial.

Utu Redux : quand la vengeance devient un incendie sans fin

Le western maori de Geoff Murphy plonge dans la guerre de Te Kooti, tourné à cru dans le bush néo-zélandais. Entre villages incendiés, humour noir et camps jamais figés, le film capture un engrenage de vengeance coloniale où personne ne reste épargné, jusqu'à une scène finale qui vide le mot "utu" de son sens.

Smash Palace : au pays de la casse

Dans une casse automobile perdue en Nouvelle-Zélande, un ex-pilote confond amour et possession jusqu'à traiter sa fille comme un trophée. Son couple se déchire, son garage déborde de carcasses, et le paysage tout entier se referme sur lui comme un piège dont personne ne ressort.

Jules et Jim, un film de François Truffaut : critique

Jules et Jim, pour beaucoup, c'est Jeanne Moreau chantant le Tourbillon de la vie, mais c'est avant tout l'histoire d'un trio amoureux, subversif quand est sorti le film en 1962. Qu'en est-il aujourd'hui ?

Hana-bi, un film de Takeshi Kitano : critique

Septième film réalisé par Takeshi Kitano, Hana-bi sera celui de la consécration internationale, remportant même un Lion d'or à Venise en 1997. Un film où le grand cinéaste japonais nous offre un véritable art poétique.

Les films de l’été : L’été de Kikujiro de Takeshi Kitano

Quoi de mieux pour passer un bel été qu'un road-trip au Japon en compagnie d'un yakuza vieillissant et un garçonnet. Un voyage mélancolique et joyeux ponctué par de sublimes notes de piano.

Les films de l’été : Rasta Rockett de Jon Turteltaub

Rasta Rockett est une comédie culte. Que ce soit au niveau des répliques ou des situations, on ne peut que passer un excellent moment devant ce film, que l'on saura apprécier toutes saisons confondues.

Paris, Texas, un film de Wim Wenders : critique

Avec "Paris, Texas", Wim Wenders réalise un de ses films les plus célèbres, un hommage aux USA et au cinéma américain à travers le genre du road movie, mais aussi un film qui reste d'une grande force émotionnelle.

Le Décalogue (série de films) de Krzysztof Kieslowski : critique

A travers le Décalogue, Kieslowski réalise dix films qui sont autant de questions morales et philosophiques. Mais loin d'être des réflexions abstraites, ce sont des vies quotidiennes que filme le cinéaste, ce qui lui permet de dresser un portrait de la Pologne de son temps.

Tout sur ma mère de Pedro Almodóvar

Le 13ème film de Pedro Almodovar se distingue par sa rare sobriété et son travail très abouti sur le portrait de femme. Une grande oeuvre féministe et émouvante de la part du réalisateur madrilène.

Pepi, Luci, Bom et autres filles du quartier de Pedro Almodóvar

En 1980, Pedro Almodóvar sort dans quelques salles underground espagnoles son premier long-métrage qui va faire aussitôt de lui le porte-étendard du mouvement de la Movida. Furieusement hystérique et foutraque, Pepi, Luci, Bom et autres filles du quartier se présente avant tout comme une oeuvre punk et trash. Impossible malgré tout de ne pas voir les germes d'un futur auteur majeur dans ce brouhaha de fort mauvais goût.

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« Amériques » : avant que Lafayette ne devienne une légende

Avant l’Hermione, avant le héros célébré des deux côtés de l’Atlantique, il y eut La Victoire et une première traversée clandestine. Avec Amériques, Esther Gil et Laurent Paturaud racontent cette aventure française dans la guerre d’Indépendance américaine en déplaçant légèrement le regard : Lafayette est là, mais le véritable guide se nomme Charles-François du Buysson.

« La Vie extraordinaire d’Arizona Joe » : un pied à Wall Street, l’autre sur les rails

Stéphane Piatzszek et Fabrice Meddour referment leur diptyque sur Newland Arrow, héritier de la haute finance new-yorkaise qui persiste à préférer aux salons bourgeois la poussière des trains et la compagnie des hobos. Une belle idée de personnage, une Amérique saisissante, mais un second volume qui avance parfois un peu trop vite.

Montefiore : le carcan familial

« - Est-ce que tu savais que « famille » venait du dialecte primitif du centre de l’Italie ? - Et ça y est… C’est reparti avec les théories… - C’est dérivé du mot « famel ». Et « famel » dans ce dialecte, ça veut dire « esclave ». Étymologiquement, la famille, c’est l’ensemble des esclaves qui vivent sous le même toit. - Hahaha ! - N’importe quoi !! - Alors que « tribu » ça vient du sanskrit, d’un mot qui veut dire « naissance ». Avouez que ça a plus de gueule… »

« Les Dates chocs de l’Histoire » : quand tout peut encore basculer

On connaît la date et, surtout, on connaît la fin. Avec "Les Dates chocs de l’Histoire", Jean-Yves Le Naour revient aux éditions Bamboo sur ces heures aiguës où rien n’est encore joué, où le cours du monde peut infléchir. Deux premiers albums donnent le ton : "11 novembre 1918 : Au cœur de l’armistice" et "28 octobre 1962 : Au cœur de la crise de Cuba".

« Les 400 coups » : l’école, cette drôle de fabrique à souvenirs

De la conseillère d’orientation qui enterre les vocations aux cours de religion, des humiliations de cour de récréation aux connaissances prétendument "inutiles", cet ouvrage collectif publié aux éditions Fluide Glacial examine l’école sans céder aux facilités de la nostalgie. Les styles graphiques et les tonalités s’y succèdent avec liberté : autobiographie, satire, mauvais esprit, tendresse et franche bouffonnerie se fondent dans un album où chacun semble retrouver un morceau de sa propre scolarité.