Cent ans après, "Le Cuirassé Potemkine" revient en salles avec une musique inédite signée Pet Shop Boys. Chef-d'œuvre du cinéma muet, le film d'Eisenstein n'a rien perdu de sa puissance subversive. La rage de ceux qu'on écrase n'a pas de date de péremption.
Trente ans ont passé. Las Vegas brille toujours autant, et "Leaving Las Vegas" aussi. Le film de Mike Figgis revient hanter les salles dans une version restaurée en 4K avec la même force d'impact, la même noirceur. On serait tenté de croire que le temps l'a rendu plus supportable. Il n'en est rien. La blessure est intacte, et l’admiration aussi.
Qu’il le fasse en tant que créateur ou d’observateur, Werner Herzog a consacré sa carrière à sa passion pour les êtres vivant aux marges du possible. Visionnaires ou mégalomanes déments, aventuriers ou marginaux, peu importe, le cinéaste les observe avec une curiosité insatiable.
Certains écrits de Stephen King ne devraient pas être portés à l’écran. L’adaptation de sa nouvelle La Presseuse par Tobe Hooper en est l’exemple le plus criant.
Avec Les Langoliers, Tom Holland a su respecter la trame du livre mais créatures et personnages ont mal vieilli et ce titre génial de Stephen King mériterait sans doute un remake ! Malgré tout, cette adaptation fait encore son petit effet. A vous de voir !
Pour son tout premier film, Frank Darabont s'attaque à une nouvelle méconnue du romancier de l'horreur : Rita Hayworth and The Shawshank Redemption (Les Evadés en VF). L'occasion pour lui de convoquer Morgan Freeman et Tim Robbins (au sommet) dans un drame carcéral rempli d'espoir et d'abnégation.
Le format du téléfilm oblige le réalisateur à garder un certain cahier des charges, avec une durée déterminée (2 fois 90 minutes) et un budget limité. Cela donne des effets spéciaux ridicules, mais un film plutôt potable finalement.
Alors que les romans et nouvelles de Stephen King font l'objet de trop nombreuses adaptations superficielles et bâclées, La Part des ténèbres se démarque par la fidélité envers le roman, jusque dans ses thèmes les plus complexes.
En réalisant Rocco et ses frères, Luchino Visconti filme l'Italie de ce début d'année 60, avec ses fractures, ses contrastes, son désir de modernité et l'abandon de ses traditions, et s'inspire des tragédies antiques pour décrire la destruction inéluctable d'une famille.
Après Stand by Me, Rob Reiner s'attaque à Misery, l'un des plus gros succès littéraires de Stephen King. Grâce à une Kathy Bates au meilleur de sa forme, il accouche d'un film à la tension viscérale.
« - Ce type pond des coups d’état comme ma femme reprise mes fonds de culotte ! Et vous voulez que j’obéisse ?
• SUFFIT, BOUFFON ! OBEISSEZ OU JE VOUS ENFERME DANS VOS PROPRES GEOLES ! »
« - Mes rêves ne me trompent jamais. Les Kalisnowszczyzna…
- … « Les Kalisnowszczyzna ont toujours eu un don pour la voyance… »
- Paf
- Aïe ! Alors j’ai dû être adopté, moi, je ne vois jamais rien venir…
- Moi, je peux te dire que tu es de la famille ! Tu as hérité du sale caractère de ma sœur Prili.
- Grand-mère… Tu n’as pas de sœur. Tu confonds tes rêves et la réalité. »
Avec "L’Origine de l’humour", Mab remonte jusqu’à la préhistoire pour confier à un chasseur médiocre une mission divine : faire rire l’humanité. Une genèse joyeusement idiote, publiée chez Fluide Glacial, où le gag devient une affaire très sérieuse.
Avec ce troisième volume de l’arc Saiyan en édition Full Color, Dragon Ball atteint, mine de rien, l’un de ses sommets narratifs. Le duel entre Goku et Vegeta passera en effet à la postérité : explosion de puissance, nouvelles techniques de combat, tandis que les conséquences de cet affrontement bouleverseront durablement l’univers imaginé par Akira Toriyama.
Avec ce premier tome, Patrice Perna et Malo Kerfriden signent une bande dessinée historique tendue, qui raconte le triple effondrement d’un homme, d’un régime et d’un mythe.