Cent ans après, "Le Cuirassé Potemkine" revient en salles avec une musique inédite signée Pet Shop Boys. Chef-d'œuvre du cinéma muet, le film d'Eisenstein n'a rien perdu de sa puissance subversive. La rage de ceux qu'on écrase n'a pas de date de péremption.
Trente ans ont passé. Las Vegas brille toujours autant, et "Leaving Las Vegas" aussi. Le film de Mike Figgis revient hanter les salles dans une version restaurée en 4K avec la même force d'impact, la même noirceur. On serait tenté de croire que le temps l'a rendu plus supportable. Il n'en est rien. La blessure est intacte, et l’admiration aussi.
Qu’il le fasse en tant que créateur ou d’observateur, Werner Herzog a consacré sa carrière à sa passion pour les êtres vivant aux marges du possible. Visionnaires ou mégalomanes déments, aventuriers ou marginaux, peu importe, le cinéaste les observe avec une curiosité insatiable.
Septième film réalisé par Takeshi Kitano, Hana-bi sera celui de la consécration internationale, remportant même un Lion d'or à Venise en 1997. Un film où le grand cinéaste japonais nous offre un véritable art poétique.
Quoi de mieux pour passer un bel été qu'un road-trip au Japon en compagnie d'un yakuza vieillissant et un garçonnet. Un voyage mélancolique et joyeux ponctué par de sublimes notes de piano.
Rasta Rockett est une comédie culte. Que ce soit au niveau des répliques ou des situations, on ne peut que passer un excellent moment devant ce film, que l'on saura apprécier toutes saisons confondues.
Avec "Paris, Texas", Wim Wenders réalise un de ses films les plus célèbres, un hommage aux USA et au cinéma américain à travers le genre du road movie, mais aussi un film qui reste d'une grande force émotionnelle.
A travers le Décalogue, Kieslowski réalise dix films qui sont autant de questions morales et philosophiques. Mais loin d'être des réflexions abstraites, ce sont des vies quotidiennes que filme le cinéaste, ce qui lui permet de dresser un portrait de la Pologne de son temps.
Le 13ème film de Pedro Almodovar se distingue par sa rare sobriété et son travail très abouti sur le portrait de femme. Une grande oeuvre féministe et émouvante de la part du réalisateur madrilène.
En 1980, Pedro Almodóvar sort dans quelques salles underground espagnoles son premier long-métrage qui va faire aussitôt de lui le porte-étendard du mouvement de la Movida. Furieusement hystérique et foutraque, Pepi, Luci, Bom et autres filles du quartier se présente avant tout comme une oeuvre punk et trash. Impossible malgré tout de ne pas voir les germes d'un futur auteur majeur dans ce brouhaha de fort mauvais goût.
Dans son second film, Le Corbeau, Henri-Georges Clouzot laisse éclater sa vision sombre de l'humanité dans un film pessimiste réalisé avec maestria et interprété par quelques uns des plus grands noms du cinéma français de l'époque, de Pierre Fresnay à Ginette Leclerc.
« - Ce type pond des coups d’état comme ma femme reprise mes fonds de culotte ! Et vous voulez que j’obéisse ?
• SUFFIT, BOUFFON ! OBEISSEZ OU JE VOUS ENFERME DANS VOS PROPRES GEOLES ! »
« - Mes rêves ne me trompent jamais. Les Kalisnowszczyzna…
- … « Les Kalisnowszczyzna ont toujours eu un don pour la voyance… »
- Paf
- Aïe ! Alors j’ai dû être adopté, moi, je ne vois jamais rien venir…
- Moi, je peux te dire que tu es de la famille ! Tu as hérité du sale caractère de ma sœur Prili.
- Grand-mère… Tu n’as pas de sœur. Tu confonds tes rêves et la réalité. »
Avec "L’Origine de l’humour", Mab remonte jusqu’à la préhistoire pour confier à un chasseur médiocre une mission divine : faire rire l’humanité. Une genèse joyeusement idiote, publiée chez Fluide Glacial, où le gag devient une affaire très sérieuse.
Avec ce troisième volume de l’arc Saiyan en édition Full Color, Dragon Ball atteint, mine de rien, l’un de ses sommets narratifs. Le duel entre Goku et Vegeta passera en effet à la postérité : explosion de puissance, nouvelles techniques de combat, tandis que les conséquences de cet affrontement bouleverseront durablement l’univers imaginé par Akira Toriyama.
Avec ce premier tome, Patrice Perna et Malo Kerfriden signent une bande dessinée historique tendue, qui raconte le triple effondrement d’un homme, d’un régime et d’un mythe.