Œuvre sur le déclin culturel des Maoris, ce premier long-métrage de Lee Tamahori propose un portrait sans concession de la misère et de la violence dans lesquelles patauge une communauté déracinée. Aux côtés de La Leçon de piano de Jane Campion, sorti un an plus tôt, cette tragédie grecque doublée d’une œuvre choc a permis de mettre la Nouvelle-Zélande sur la carte du cinéma mondial.
Le western maori de Geoff Murphy plonge dans la guerre de Te Kooti, tourné à cru dans le bush néo-zélandais. Entre villages incendiés, humour noir et camps jamais figés, le film capture un engrenage de vengeance coloniale où personne ne reste épargné, jusqu'à une scène finale qui vide le mot "utu" de son sens.
Dans une casse automobile perdue en Nouvelle-Zélande, un ex-pilote confond amour et possession jusqu'à traiter sa fille comme un trophée. Son couple se déchire, son garage déborde de carcasses, et le paysage tout entier se referme sur lui comme un piège dont personne ne ressort.
Sorti en 1977 alors que la folie Star Wars fait rage, le Convoi de la peur subit un échec retentissant au box-office. Alors que le film fête cette année ses 40 ans, son statut de chef d'oeuvre maudit rappelle à lui tout seul la singularité de son auteur, William Friedkin. Cinéaste fou et de tous les excès, Friedkin se sera livré corps et âme pour faire du Convoi de la peur une oeuvre avant-gardiste au réalisme frappant. Un monument de tension pour un voyage au bout de l'enfer.
Premier film de Darren Aronofsky, Pi est une oeuvre fascinante qui pose, non sans maladresses, les fondements du cinéma de son auteur et ses thématiques.
Film d'été par excellence, la gloire de mon père d'Yves Robert, une adaptation qui fait honneur à l'oeuvre de Marcel Pagnol et à la Provence des années 1900
L'article revient sur la carrière de Maurice Pialat, sur la découverte de Sandrine Bonnaire et sur leur première collaboration en 1983 avec le film "À nos amours".
Soudain l'été dernier est une des œuvres maîtresses de Joseph Mankiewicz, preuve de son immense talent de réalisateur, auquel s'ajoutent les dialogues de Tennessee Williams et l'interprétation hors norme des trois acteurs principaux, Katharine Hepburn, Montgomery Clift et Elizabeth Taylor.
Avec Lavardin, Chabrol trouve un alter ego qui, comme lui, jette un regard ironique et goguenard sur la bourgeoisie de province et s'attelle à mettre à jour ses hypocrisies.
Plongée douce-amère dans la Louisiane des années 50 au son de la musique d'Elvis Presley avec avec Un été en Louisiane, récit d'apprentissage rétro qui joue sur la nostalgie de l'innocence perdue et des bonheurs simples.
Avec Kids Return, Takeshi Kitano obtient la reconnaissance en offrant un drame à la puissance émotionnelle phénoménale. Une ode à l'amitié et à la mélancolie .
Avant l’Hermione, avant le héros célébré des deux côtés de l’Atlantique, il y eut La Victoire et une première traversée clandestine. Avec Amériques, Esther Gil et Laurent Paturaud racontent cette aventure française dans la guerre d’Indépendance américaine en déplaçant légèrement le regard : Lafayette est là, mais le véritable guide se nomme Charles-François du Buysson.
Stéphane Piatzszek et Fabrice Meddour referment leur diptyque sur Newland Arrow, héritier de la haute finance new-yorkaise qui persiste à préférer aux salons bourgeois la poussière des trains et la compagnie des hobos. Une belle idée de personnage, une Amérique saisissante, mais un second volume qui avance parfois un peu trop vite.
« - Est-ce que tu savais que « famille » venait du dialecte primitif du centre de l’Italie ?
- Et ça y est… C’est reparti avec les théories…
- C’est dérivé du mot « famel ». Et « famel » dans ce dialecte, ça veut dire « esclave ». Étymologiquement, la famille, c’est l’ensemble des esclaves qui vivent sous le même toit.
- Hahaha !
- N’importe quoi !!
- Alors que « tribu » ça vient du sanskrit, d’un mot qui veut dire « naissance ». Avouez que ça a plus de gueule… »
On connaît la date et, surtout, on connaît la fin. Avec "Les Dates chocs de l’Histoire", Jean-Yves Le Naour revient aux éditions Bamboo sur ces heures aiguës où rien n’est encore joué, où le cours du monde peut infléchir. Deux premiers albums donnent le ton : "11 novembre 1918 : Au cœur de l’armistice" et "28 octobre 1962 : Au cœur de la crise de Cuba".
De la conseillère d’orientation qui enterre les vocations aux cours de religion, des humiliations de cour de récréation aux connaissances prétendument "inutiles", cet ouvrage collectif publié aux éditions Fluide Glacial examine l’école sans céder aux facilités de la nostalgie. Les styles graphiques et les tonalités s’y succèdent avec liberté : autobiographie, satire, mauvais esprit, tendresse et franche bouffonnerie se fondent dans un album où chacun semble retrouver un morceau de sa propre scolarité.