Exploration à bas bruit des frontières de la rationalité humaine ? Faille spatio-temporelle où l’Homme quitte le sentier d’un destin médiocre ? Pas de doute, le cinéma de Herzog est déjà en place.
Troisième collaboration entre Stanley Donen et Audrey Hepburn après "Drôle de frimousse" et "Charade", "Voyage à deux" suit un couple à différents moments de sa vie à travers un récit fragmenté. Le film fait de la mémoire amoureuse son véritable moteur narratif, entre instants de grâce et fissures plus discrètes.
Le succès a été instantané au box-office pour le "Mortal Kombat" de Paul W. S. Anderson, dont la bisserie n'a pas fait l'unanimité. Le film n'a pas été épargné par le bras de fer entre le réalisateur et les producteurs, mais continue de fasciner par certaines idées et séquences qui rendent hommage au cinéma d'action hongkongais, tout en composant avec les motifs du jeu vidéo. Le miracle ne s'est pas réalisé deux fois cependant, avec cette "Destruction finale", qui trahit à peu près tout ce qui plaisait dans le premier opus et aux joueurs inconditionnels de la franchise — une promesse brisée, symptôme d'une suite qui n'a jamais su décider ce qu'elle voulait être.
Avec un casting exceptionnel (Yul Brynner, Steve McQueen, Charles Bronson, Eli Wallach, James Coburn), avec sa musique culte, avec un John Sturges inspiré, avec ses scènes d'action et l'image véhiculée du monde paysan mexicain, Les Sept Mercenaires avait tout pour devenir un film culte.
Il est de ces films qui affichent une simplicité désarmante, véhiculent plus que de simples images et touchent en plein coeur. La Légende du Pianiste sur l'Océan fait clairement partie de ceux là, tant à travers sa sève résolument romanesque, il rappelle le pouvoir fédérateur de la musique, l'importance de l'amitié et donne au final une petite merveille sur pellicule.
Les frères Lumière ont-ils inventé le cinéma ? On se gardera bien de se prononcer. Ce que l'on sait en revanche avec certitude, c'est qu'ils ont préfiguré, dans un petit film d'une cinquantaine de secondes, des pans entiers de ce qui adviendra plus tard le septième art. Dont les échelles de plan et les émotions induites par le spectacle filmique.
Adapté d'un roman de Rafael Sabatini (auteur également de L'Aigle des mers et Capitaine Blood), Scaramouche, de George Sidney, est un des sommet du film de cape et d'épée. Connu pour son légendaire duel final, il constitue un divertissement remarquable, entre humour, glamour et aventures.
Pour ce 3ème épisode de Bloody Sunday, c'est le Japon qui est mis à l'honneur. L'occasion de revenir sur un mouvement artistique et littéraire datant des années 30 et répondant au doux nom d'ero guro. Pour illustrer ce genre au cinéma rien de mieux que de parler du film méconnu du grand Teruo Ishii, Horrors of Malformed Men, véritable concentré d'ero guro, faisant la part belle à bon nombre de perversions.
Après la polémique de Naissance d'une nation et l'échec commercial d'Intolérance, Griffith signe un ultime grand film, adapté d'un roman français, où le ridicule de la description de la Révolution française est contrebalancé par la réussite technique.
Attention : classique. Henri-Georges Clouzot plante sa caméra dans un pays semi-colonisé d'Amérique centrale et place quatre hommes désargentés dans des camions chargés de nitroglycérine, sur des pistes chancelantes. Un prétexte pour donner vie à un spectacle haletant, des personnages épais et une critique acerbe des multinationales...
Avec Gladiator, Ridley Scott a acté la renaissance du péplum. Symbole cinéphile ultime de la bravoure, devise d'une génération, ce film d'une rare puissance émotionnelle appartient encore aujourd'hui au panthéon des films historiques. Les acclamations sans fin et la musique magnifique de Hans Zimmer nous habitent encore. "Force et honneur" !
Sous la plume de Michel Plessix, l’univers pastoral imaginé par Kenneth Grahame retrouve une seconde jeunesse. Une fresque douce et mélancolique où l’amitié, la nature et les caprices composent une partition d’une rare délicatesse.
Avec "Monet en quête de lumière", Aurélie Castex épouse un regard. À hauteur d’homme, au fil des saisons et des doutes, sa bande dessinée retrace l’itinéraire d’un peintre obsédé par l’insaisissable, jusqu’à faire de la lumière elle-même un sujet.
De la classification française aux plateformes mondialisées, en passant par le gore italien, les blasphèmes de Luis Buñuel ou les polémiques plus contemporaines, Darkness, censure & cinéma propose un recueil de textes éloquents quant aux différentes formes de censure. C'est à découvrir aux éditions LettMotif.
Ce deuxième volume de l'arc Saiyans concentre ce que Dragon Ball a de plus brutal et de plus sublime. C'est ici, peut-être, que la série devient grande.
Avec "Mortépi", Florian Breuil signe un premier roman graphique d’une densité remarquable, où la quête de reconnaissance artistique se mue en impasse existentielle. Dans une ville à moitié noyée, la disparition devient paradoxalement le dernier moyen d’apparaître.