Cent ans après, "Le Cuirassé Potemkine" revient en salles avec une musique inédite signée Pet Shop Boys. Chef-d'œuvre du cinéma muet, le film d'Eisenstein n'a rien perdu de sa puissance subversive. La rage de ceux qu'on écrase n'a pas de date de péremption.
Trente ans ont passé. Las Vegas brille toujours autant, et "Leaving Las Vegas" aussi. Le film de Mike Figgis revient hanter les salles dans une version restaurée en 4K avec la même force d'impact, la même noirceur. On serait tenté de croire que le temps l'a rendu plus supportable. Il n'en est rien. La blessure est intacte, et l’admiration aussi.
Qu’il le fasse en tant que créateur ou d’observateur, Werner Herzog a consacré sa carrière à sa passion pour les êtres vivant aux marges du possible. Visionnaires ou mégalomanes déments, aventuriers ou marginaux, peu importe, le cinéaste les observe avec une curiosité insatiable.
Adapter le gigantesque roman de John Steinbeck était une gageure. Elia Kazan l'a fait au prix de choix judicieux : se focaliser sur la dernière partie du roman, garder la réflexion magnifique sur la parentalité, et miser sur une interprétation exceptionnelle.
Pour tout amateur de trésors bis, le cinéma italien est une véritable mine d'or. Pour ce 4ème rendez-vous de Bloody Sunday, nous mettons à l'honneur l'un des plus grands metteurs en scène du cinéma d'exploitation italien, Lucio Fulci. Au travers de son chef d'oeuvre l'Au-delà, retour sur un esthète du macabre.
Entre son désir d’ascension sociale qui le pousse vers la riche Chloé et ses pulsions à l'égard de l'indomptable Nola (Scarlett Johansson), quel sera le destin de Christopher ? Est-ce une question de choix ou bien de chance ?
Retour sur l'un des plus grands films de l'histoire du cinéma. Avec "M le Maudit", Fritz Lang va donner au son une dimension nouvelle, dépeindre une société allemande à l'agonie et annoncer l'émergence du nazisme. Le tout avec un sens de l'image et une subtilité rarement reproduits depuis lors.
Donnie Darko est une oeuvre difficilement classable mais marquante voire essentielle en ce sens qu’elle voit l’adolescence comme point névralgique de l’observation d’un monde qui marche sur la tête et qui nie sa propre réalité.
Avec un casting exceptionnel (Yul Brynner, Steve McQueen, Charles Bronson, Eli Wallach, James Coburn), avec sa musique culte, avec un John Sturges inspiré, avec ses scènes d'action et l'image véhiculée du monde paysan mexicain, Les Sept Mercenaires avait tout pour devenir un film culte.
Il est de ces films qui affichent une simplicité désarmante, véhiculent plus que de simples images et touchent en plein coeur. La Légende du Pianiste sur l'Océan fait clairement partie de ceux là, tant à travers sa sève résolument romanesque, il rappelle le pouvoir fédérateur de la musique, l'importance de l'amitié et donne au final une petite merveille sur pellicule.
Les frères Lumière ont-ils inventé le cinéma ? On se gardera bien de se prononcer. Ce que l'on sait en revanche avec certitude, c'est qu'ils ont préfiguré, dans un petit film d'une cinquantaine de secondes, des pans entiers de ce qui adviendra plus tard le septième art. Dont les échelles de plan et les émotions induites par le spectacle filmique.
Avec "L’Origine de l’humour", Mab remonte jusqu’à la préhistoire pour confier à un chasseur médiocre une mission divine : faire rire l’humanité. Une genèse joyeusement idiote, publiée chez Fluide Glacial, où le gag devient une affaire très sérieuse.
Avec ce troisième volume de l’arc Saiyan en édition Full Color, Dragon Ball atteint, mine de rien, l’un de ses sommets narratifs. Le duel entre Goku et Vegeta passera en effet à la postérité : explosion de puissance, nouvelles techniques de combat, tandis que les conséquences de cet affrontement bouleverseront durablement l’univers imaginé par Akira Toriyama.
Avec ce premier tome, Patrice Perna et Malo Kerfriden signent une bande dessinée historique tendue, qui raconte le triple effondrement d’un homme, d’un régime et d’un mythe.
Avec "Agnès la Chevaleresse", Damien Geffroy se délecte des mythes de l’heroic fantasy. Pièce après pièce, avec une jubilation fortement communicative, il imagine un récit entre satire des histoires chevaleresques, héroïne obstinée et vieux mentor plus porté sur la chopine que sur l’honneur. L’auteur livre aux éditions Fluide Glacial une aventure légère, drôle et souvent irrésistible.
À l'heure où Wall Street commence à façonner le monde moderne, un adolescent en fuite croise la route d'un vagabond qui lui apprend à regarder l'Amérique autrement. Avec "Baby Boxer Banker", premier volet de La Vie extraordinaire d'Arizona Joe, Stéphane Piatzszek et Fabrice Meddour signent un récit d'initiation où l'aventure se mêle à la filiation, la liberté et les promesses contradictoires du rêve américain.