Exploration à bas bruit des frontières de la rationalité humaine ? Faille spatio-temporelle où l’Homme quitte le sentier d’un destin médiocre ? Pas de doute, le cinéma de Herzog est déjà en place.
Troisième collaboration entre Stanley Donen et Audrey Hepburn après "Drôle de frimousse" et "Charade", "Voyage à deux" suit un couple à différents moments de sa vie à travers un récit fragmenté. Le film fait de la mémoire amoureuse son véritable moteur narratif, entre instants de grâce et fissures plus discrètes.
Le succès a été instantané au box-office pour le "Mortal Kombat" de Paul W. S. Anderson, dont la bisserie n'a pas fait l'unanimité. Le film n'a pas été épargné par le bras de fer entre le réalisateur et les producteurs, mais continue de fasciner par certaines idées et séquences qui rendent hommage au cinéma d'action hongkongais, tout en composant avec les motifs du jeu vidéo. Le miracle ne s'est pas réalisé deux fois cependant, avec cette "Destruction finale", qui trahit à peu près tout ce qui plaisait dans le premier opus et aux joueurs inconditionnels de la franchise — une promesse brisée, symptôme d'une suite qui n'a jamais su décider ce qu'elle voulait être.
Poème tragique et désespéré porté par une Kirsten Dunst impériale et inoubliable, Melancholia est un tableau de chaque instant. Peinture visuelle culte, il dépeint aussi et surtout la dépression avec une fidélité et une franchise particulièrement rares. La mariée n'a ici plus la force de pleurer tandis que la mélancolie vient lui dévorer les entrailles et aspirer toute trace de vie...
Chez Bloody Sunday, on aime bien quand les cinéastes repoussent les limites, et s'il y a bien un réalisateur connu pour ça, c'est Tsui Hark. Pour ce 10ème volet, rendons donc hommage au virtuose hongkongais en mettant en lumière un film méconnu faisant parti de la fameuse trilogie du chaos, Histoires de cannibales, un mélange explosif de comédie, d'horreur et d'arts martiaux.
Adapté (très librement) d'un roman de Mickey Spillane, En Quatrième Vitesse nous montre une enquête du détective privé Mike Hammer, enquête mouvementée, brutale et angoissante qui se double d'un portrait d'une Amérique au bord du précipice. Une leçon de cinéma remarquablement réalisée.
Bonne chance, de Sacha Guitry, est l'une des comédies romantiques les plus lubitschiennes du cinéma français. Un film qui manie la langue et les sous-entendus pour mieux faire voler en éclats les limites de la morale, de la tradition et des mœurs de toute une époque.
Ancien boxeur lui-même, créateur du film noir, John Huston réalise un film magnifiquement humain, drame social dans une Amérique des paumés et des laissés-pour-compte où tout espoir de réussite semble impossible. Cela lui permet de dépouiller le film de boxe des lieux communs dans lequel il commençait à se figer. Fat City, La Dernière chance, est un film remarquable et injustement méconnu, à découvrir.
"C'était Farès ? C'est effarant !", "Mais Salomon, vous êtes juif ?", "Attention, Rabbi Jacob il va danser" : prêts à replonger dans une cuve de chewing-gum, à échapper à des tueurs et à danser dans les rues de Paris ? Les Aventures de Rabbi Jacob ressort sur les écrans le 10 juillet en copie restaurée.
Dans l'ombre de Dario Argento ou de Mario Bava, le giallo a plusieurs pépites méconnues à nous faire découvrir. C'est le cas de l'énigmatique Mais...qu'avez vous fait à Solange ? de Massimo Dallamano qui exploite les codes du giallo parfois jusqu'à l'extrême.
L'extraordinaire Vittorio Gassman nous embarque dans sa Lancia décapotable à travers l'Italie des années 60 et c'est parti pour un des chefs d’œuvre de la comédie italienne signé Dino Risi.
Sous la plume de Michel Plessix, l’univers pastoral imaginé par Kenneth Grahame retrouve une seconde jeunesse. Une fresque douce et mélancolique où l’amitié, la nature et les caprices composent une partition d’une rare délicatesse.
Avec "Monet en quête de lumière", Aurélie Castex épouse un regard. À hauteur d’homme, au fil des saisons et des doutes, sa bande dessinée retrace l’itinéraire d’un peintre obsédé par l’insaisissable, jusqu’à faire de la lumière elle-même un sujet.
De la classification française aux plateformes mondialisées, en passant par le gore italien, les blasphèmes de Luis Buñuel ou les polémiques plus contemporaines, Darkness, censure & cinéma propose un recueil de textes éloquents quant aux différentes formes de censure. C'est à découvrir aux éditions LettMotif.
Ce deuxième volume de l'arc Saiyans concentre ce que Dragon Ball a de plus brutal et de plus sublime. C'est ici, peut-être, que la série devient grande.
Avec "Mortépi", Florian Breuil signe un premier roman graphique d’une densité remarquable, où la quête de reconnaissance artistique se mue en impasse existentielle. Dans une ville à moitié noyée, la disparition devient paradoxalement le dernier moyen d’apparaître.