Films Classiques

Le Cuirassé Potemkine : cent ans de rage intacte

Cent ans après, "Le Cuirassé Potemkine" revient en salles avec une musique inédite signée Pet Shop Boys. Chef-d'œuvre du cinéma muet, le film d'Eisenstein n'a rien perdu de sa puissance subversive. La rage de ceux qu'on écrase n'a pas de date de péremption.

Leaving Las Vegas : le pacte des naufragés

Trente ans ont passé. Las Vegas brille toujours autant, et "Leaving Las Vegas" aussi. Le film de Mike Figgis revient hanter les salles dans une version restaurée en 4K avec la même force d'impact, la même noirceur. On serait tenté de croire que le temps l'a rendu plus supportable. Il n'en est rien. La blessure est intacte, et l’admiration aussi.

Les Cloches des profondeurs (1993) de Werner Herzog : la foi dans tous ses états

Qu’il le fasse en tant que créateur ou d’observateur, Werner Herzog a consacré sa carrière à sa passion pour les êtres vivant aux marges du possible. Visionnaires ou mégalomanes déments, aventuriers ou marginaux, peu importe, le cinéaste les observe avec une curiosité insatiable.

En attendant les hirondelles de Karim Moussaoui

Karim Moussaoui s'impose, avec ce film, comme un nouveau talent venu d'Algérie qu'il faudra absolument suivre dans le futur. Déjà remarqué précédemment lors de sa nomination aux Césars, il propose ici de montrer son pays déchiré entre passé et futur.

John McCabe (1971), de Robert Altman : Au royaume des aveugles, les borgnes sont rois

Dans cet « anti-western » insolite et jouissif, Robert Altman, prend un malin plaisir à détourner tous les codes du genre, pour un résultat unique en son genre.

Hier, aujourd’hui et demain, où la femme italienne est maîtresse du jeu

Critique de Hier, aujourd'hui et demain (1963) : constitué de trois histoires indépendantes, ce film de Vittoria De Sica montre les villes de Naples, Milan et Rome, dans trois segments portés par Sophia Loren et Marcello Mastroianni, interprétant trois rôles en un seul film.

Le Saut dans le Vide, de Marco Bellocchio

Par son atmosphère glaciale et malsaine de folie à peine contenue, Le Saut dans le Vide, le 8ème long métrage de Marco Bellocchio, fait inévitablement penser aux Poings dans les poches. Sauf qu'ici, nous sommes dans la bonne bourgeoisie italienne, avec un protagoniste juge qui vit une relation étrange et ambiguë avec sa soeur. Un film éprouvant pour lequel Michel Piccoli et Anouk Aimée ont reçu un prix d'interprétation à Cannes en 1980.

Les Garçons de Fengkuei (1983) : du côté de chez HHH

Avec les Garçons de Fengkuei, Hou Hsiao-hsien commence à creuser une veine proustienne qui sera récurrente tout au long de son œuvre. Il nous conte avec douceur son baptême de la maturité, le tout avec une nostalgie cocasse et mélancolique. Un grand cinéaste vient de naître.

Et la vie continue (1992) : le cinéma face au réel

Sommet dans l’oeuvre de Kiarostami, Et la vie continue exploite au maximum le motif de la voiture, à la fois espace de parole privilégié et cadre objectif sur le monde. Après le désastre national, le cinéaste prend l’initiative de filmer la réalité débordante qui s’offre à lui et propose une singulière épopée géographique, une traversée d’un territoire contrarié, où la vie, malgré tout, résiste à l’effondrement.

Au travers des oliviers (1994), ou les retrouvailles avec la vérité du cinéma

Avec Au travers des oliviers, Kiarostami nous rappelle que les grands faiseurs d’images cherchent moins la tromperie que l’échange et la communion avec les spectateurs. C'est toute la grandeur de ce cinéma qui utilise le faux pour mieux faire émerger la vérité.

Le Nouveau Monde, épopée continentale et intimiste

En parlant aussi bien de l'origine des Etats-Unis que de la nature, de l'amour et de la violence (entre autres sujets), Terrence Malick fait du Nouveau Monde une œuvre centrale dans sa filmographie, annonçant The Tree of life.

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