Cent ans après, "Le Cuirassé Potemkine" revient en salles avec une musique inédite signée Pet Shop Boys. Chef-d'œuvre du cinéma muet, le film d'Eisenstein n'a rien perdu de sa puissance subversive. La rage de ceux qu'on écrase n'a pas de date de péremption.
Trente ans ont passé. Las Vegas brille toujours autant, et "Leaving Las Vegas" aussi. Le film de Mike Figgis revient hanter les salles dans une version restaurée en 4K avec la même force d'impact, la même noirceur. On serait tenté de croire que le temps l'a rendu plus supportable. Il n'en est rien. La blessure est intacte, et l’admiration aussi.
Qu’il le fasse en tant que créateur ou d’observateur, Werner Herzog a consacré sa carrière à sa passion pour les êtres vivant aux marges du possible. Visionnaires ou mégalomanes déments, aventuriers ou marginaux, peu importe, le cinéaste les observe avec une curiosité insatiable.
Premier film, premier chef-d’œuvre pour un Spike Lee qui s'imposera, en 1986, comme le nouveau porte-parole du cinéma noir Américain. A croire que cet homme, déjà, avait tout compris des luttes féministes de son époque, et même de la nôtre, dont il est la parfaite illustration.
Adapté d'un roman de Michael Crichton, Le Mystère Andromède est un thriller scientifique minimaliste. Ici, les héros sont des scientifiques ordinaires enfermés dans un laboratoire secret et qui tentent de stopper une apocalypse qui ne mesure que quelques microns.
Brooklyn Boogie est un hommage de l'écrivain Paul Auster pour son quartier adoré, dont il montre aussi bien les beautés que les travers, dans un esprit mêlant humour et amour.
La Maison du Diable, c'est un classique du film d'épouvante, toujours d'une redoutable efficacité alors qu'il est sorti il y a bientôt 60 ans. Misant sur la suggestion, Robert Wise nous plonge dans un univers de folie, au sein d'une maison qui semble vivante.
Migrant ses thématiques fétiches dans un thriller sur les relations ambiguës entre jumeaux, (vaguement) inspiré de faits réels et s’appuyant sur une prestation trois étoiles de Jeremy Irons, David Cronenberg frappe un grand coup d’emblée pour son entrée dans un cinéma « grand public ».
Ce dimanche, replongeons avec légèreté dans Jeux Dangereux, chef-d’œuvre sur lequel tout a déjà été dit, à l’occasion d’un hommage sous forme de chanson à cette comédie de Lubitsch aussi hilarante que courageuse.
Chronique bouleversante sur la transmission et le passage à l’âge adulte, Un temps pour vivre, un temps pour mourir signe lui aussi le passage à la maturité de son réalisateur dans l’exercice de son art.
A partir d'un projet à visée de propagande, le grand cinéaste égyptien Youssef Chahine a fait, avec Un Jour, le Nil, une oeuvre humaniste où les sourires et la louange des progrès techniques se teintent d'amertume. Un grand film, longtemps disparu car il ne plut pas aux commanditaires égyptiens et soviétiques, et dont la seule copie fut conservée et restaurée par la Cinémathèque Française.
Avec "L’Origine de l’humour", Mab remonte jusqu’à la préhistoire pour confier à un chasseur médiocre une mission divine : faire rire l’humanité. Une genèse joyeusement idiote, publiée chez Fluide Glacial, où le gag devient une affaire très sérieuse.
Avec ce troisième volume de l’arc Saiyan en édition Full Color, Dragon Ball atteint, mine de rien, l’un de ses sommets narratifs. Le duel entre Goku et Vegeta passera en effet à la postérité : explosion de puissance, nouvelles techniques de combat, tandis que les conséquences de cet affrontement bouleverseront durablement l’univers imaginé par Akira Toriyama.
Avec ce premier tome, Patrice Perna et Malo Kerfriden signent une bande dessinée historique tendue, qui raconte le triple effondrement d’un homme, d’un régime et d’un mythe.
Avec "Agnès la Chevaleresse", Damien Geffroy se délecte des mythes de l’heroic fantasy. Pièce après pièce, avec une jubilation fortement communicative, il imagine un récit entre satire des histoires chevaleresques, héroïne obstinée et vieux mentor plus porté sur la chopine que sur l’honneur. L’auteur livre aux éditions Fluide Glacial une aventure légère, drôle et souvent irrésistible.
À l'heure où Wall Street commence à façonner le monde moderne, un adolescent en fuite croise la route d'un vagabond qui lui apprend à regarder l'Amérique autrement. Avec "Baby Boxer Banker", premier volet de La Vie extraordinaire d'Arizona Joe, Stéphane Piatzszek et Fabrice Meddour signent un récit d'initiation où l'aventure se mêle à la filiation, la liberté et les promesses contradictoires du rêve américain.