Exploration à bas bruit des frontières de la rationalité humaine ? Faille spatio-temporelle où l’Homme quitte le sentier d’un destin médiocre ? Pas de doute, le cinéma de Herzog est déjà en place.
Troisième collaboration entre Stanley Donen et Audrey Hepburn après "Drôle de frimousse" et "Charade", "Voyage à deux" suit un couple à différents moments de sa vie à travers un récit fragmenté. Le film fait de la mémoire amoureuse son véritable moteur narratif, entre instants de grâce et fissures plus discrètes.
Le succès a été instantané au box-office pour le "Mortal Kombat" de Paul W. S. Anderson, dont la bisserie n'a pas fait l'unanimité. Le film n'a pas été épargné par le bras de fer entre le réalisateur et les producteurs, mais continue de fasciner par certaines idées et séquences qui rendent hommage au cinéma d'action hongkongais, tout en composant avec les motifs du jeu vidéo. Le miracle ne s'est pas réalisé deux fois cependant, avec cette "Destruction finale", qui trahit à peu près tout ce qui plaisait dans le premier opus et aux joueurs inconditionnels de la franchise — une promesse brisée, symptôme d'une suite qui n'a jamais su décider ce qu'elle voulait être.
Ce dimanche, replongeons avec légèreté dans Jeux Dangereux, chef-d’œuvre sur lequel tout a déjà été dit, à l’occasion d’un hommage sous forme de chanson à cette comédie de Lubitsch aussi hilarante que courageuse.
Chronique bouleversante sur la transmission et le passage à l’âge adulte, Un temps pour vivre, un temps pour mourir signe lui aussi le passage à la maturité de son réalisateur dans l’exercice de son art.
A partir d'un projet à visée de propagande, le grand cinéaste égyptien Youssef Chahine a fait, avec Un Jour, le Nil, une oeuvre humaniste où les sourires et la louange des progrès techniques se teintent d'amertume. Un grand film, longtemps disparu car il ne plut pas aux commanditaires égyptiens et soviétiques, et dont la seule copie fut conservée et restaurée par la Cinémathèque Française.
Karim Moussaoui s'impose, avec ce film, comme un nouveau talent venu d'Algérie qu'il faudra absolument suivre dans le futur. Déjà remarqué précédemment lors de sa nomination aux Césars, il propose ici de montrer son pays déchiré entre passé et futur.
Dans cet « anti-western » insolite et jouissif, Robert Altman, prend un malin plaisir à détourner tous les codes du genre, pour un résultat unique en son genre.
Critique de Hier, aujourd'hui et demain (1963) : constitué de trois histoires indépendantes, ce film de Vittoria De Sica montre les villes de Naples, Milan et Rome, dans trois segments portés par Sophia Loren et Marcello Mastroianni, interprétant trois rôles en un seul film.
Par son atmosphère glaciale et malsaine de folie à peine contenue, Le Saut dans le Vide, le 8ème long métrage de Marco Bellocchio, fait inévitablement penser aux Poings dans les poches. Sauf qu'ici, nous sommes dans la bonne bourgeoisie italienne, avec un protagoniste juge qui vit une relation étrange et ambiguë avec sa soeur. Un film éprouvant pour lequel Michel Piccoli et Anouk Aimée ont reçu un prix d'interprétation à Cannes en 1980.
Avec les Garçons de Fengkuei, Hou Hsiao-hsien commence à creuser une veine proustienne qui sera récurrente tout au long de son œuvre. Il nous conte avec douceur son baptême de la maturité, le tout avec une nostalgie cocasse et mélancolique. Un grand cinéaste vient de naître.
Sous la plume de Michel Plessix, l’univers pastoral imaginé par Kenneth Grahame retrouve une seconde jeunesse. Une fresque douce et mélancolique où l’amitié, la nature et les caprices composent une partition d’une rare délicatesse.
Avec "Monet en quête de lumière", Aurélie Castex épouse un regard. À hauteur d’homme, au fil des saisons et des doutes, sa bande dessinée retrace l’itinéraire d’un peintre obsédé par l’insaisissable, jusqu’à faire de la lumière elle-même un sujet.
De la classification française aux plateformes mondialisées, en passant par le gore italien, les blasphèmes de Luis Buñuel ou les polémiques plus contemporaines, Darkness, censure & cinéma propose un recueil de textes éloquents quant aux différentes formes de censure. C'est à découvrir aux éditions LettMotif.
Ce deuxième volume de l'arc Saiyans concentre ce que Dragon Ball a de plus brutal et de plus sublime. C'est ici, peut-être, que la série devient grande.
Avec "Mortépi", Florian Breuil signe un premier roman graphique d’une densité remarquable, où la quête de reconnaissance artistique se mue en impasse existentielle. Dans une ville à moitié noyée, la disparition devient paradoxalement le dernier moyen d’apparaître.