Films Classiques

Signes de vie, de Werner Herzog : à perdre la raison

Exploration à bas bruit des frontières de la rationalité humaine ? Faille spatio-temporelle où l’Homme quitte le sentier d’un destin médiocre ? Pas de doute, le cinéma de Herzog est déjà en place.

Voyage à deux : le désenchantement conjugal

Troisième collaboration entre Stanley Donen et Audrey Hepburn après "Drôle de frimousse" et "Charade", "Voyage à deux" suit un couple à différents moments de sa vie à travers un récit fragmenté. Le film fait de la mémoire amoureuse son véritable moteur narratif, entre instants de grâce et fissures plus discrètes.

Mortal Kombat : Destruction finale – Flawless misery

Le succès a été instantané au box-office pour le "Mortal Kombat" de Paul W. S. Anderson, dont la bisserie n'a pas fait l'unanimité. Le film n'a pas été épargné par le bras de fer entre le réalisateur et les producteurs, mais continue de fasciner par certaines idées et séquences qui rendent hommage au cinéma d'action hongkongais, tout en composant avec les motifs du jeu vidéo. Le miracle ne s'est pas réalisé deux fois cependant, avec cette "Destruction finale", qui trahit à peu près tout ce qui plaisait dans le premier opus et aux joueurs inconditionnels de la franchise — une promesse brisée, symptôme d'une suite qui n'a jamais su décider ce qu'elle voulait être.

Festen : défête de famille

Quand on voit Festen pour la première fois, on prend un poing dans la gueule et c'est sans doute pour cela qu'il reste l'un des meilleurs films du réalisateur Thomas Vinterberg.

Down By Law, de Jim Jarmush : Jack, Zack & Bob

Petit bijou de cinéma, divertissant pour les yeux et plaisant à l'oreille, Down by law peut se lire comme une fable dédiée au pouvoir du langage. Avec un casting parfait : Roberto Benigni, Tom Waits et John Lurie, les deux derniers signant par ailleurs la bande originale.

Schizophrenia (1983), de Gerald Kargl : dans le cerveau d’un psychopathe

Littéralement sorti de nulle part, échec commercial à sa sortie, Schizophrenia (Angst) a gagné sa reconnaissance sur le tard et est aujourd’hui un cas emblématique de film « culte ». Basé sur un personnage et des faits réels, l’œuvre est une plongée dans l’esprit dérangé d’un psychopathe perpétrant un triple homicide sans aucun motif. S’il n’est pas dépourvu de défauts, Schizophrenia constitue une expérience cinématographique presque unique en son genre. Même près de quatre décennies après sa sortie, elle ne peut laisser personne indifférent…

Taxi Blues, l’URSS de la perestroïka vue par Pavel Lounguine

Premier film réalisé par Pavel Lounguine, Taxi Blues est un portrait contrasté, nuancé et passionnant, d’une Union Soviétique en transition, entre espoir d’une libération et crainte d’une perte de repères.

Petits frères de Jacques Doillon : chacun cherche son chien

Petits frères se nourrit de rap et de colère, d’une envie de tout envoyer valser. Mais il se nourrit aussi et surtout d’enfance et d’une quête effrénée pour « trouver sa place ».  C’est un monde qui se dessine avec ses codes et ses ambivalences, ses désirs et ses erreurs. Au milieu de tout ça, une gamine cherche son chien et, au-delà, sa famille d’adoption.

Zelig (1983), de Woody Allen : fou rire en noir et blanc

Zelig est une rencontre au sommet entre une ambition technique à peu près inégalée dans la carrière d’Allen et une écriture affutée comme jamais, à la fois drôle et d’une finesse rare. S’il ne fallait retenir qu’une poignée de films illustrant l’apport inestimable du metteur en scène de 85 ans au septième art, celui-ci mériterait assurément sa place.

Edvard Munch, de Peter Watkins : la danse de la mort

La vie du peintre Edvard Munch vue par le fantasque documentariste Peter Watkins. Un portrait au long cours entre vraie biographie, faux documentaire et charge libertaire.

Sans un bruit (2018), le muet au temps du cinéma d’horreur

John Krasinski remet pour la troisième fois sa casquette de réalisateur et relance avec brio le genre horrifique, sans craindre de surprendre son spectateur dès les premières minutes du film.

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