Films Classiques

Signes de vie, de Werner Herzog : à perdre la raison

Exploration à bas bruit des frontières de la rationalité humaine ? Faille spatio-temporelle où l’Homme quitte le sentier d’un destin médiocre ? Pas de doute, le cinéma de Herzog est déjà en place.

Voyage à deux : le désenchantement conjugal

Troisième collaboration entre Stanley Donen et Audrey Hepburn après "Drôle de frimousse" et "Charade", "Voyage à deux" suit un couple à différents moments de sa vie à travers un récit fragmenté. Le film fait de la mémoire amoureuse son véritable moteur narratif, entre instants de grâce et fissures plus discrètes.

Mortal Kombat : Destruction finale – Flawless misery

Le succès a été instantané au box-office pour le "Mortal Kombat" de Paul W. S. Anderson, dont la bisserie n'a pas fait l'unanimité. Le film n'a pas été épargné par le bras de fer entre le réalisateur et les producteurs, mais continue de fasciner par certaines idées et séquences qui rendent hommage au cinéma d'action hongkongais, tout en composant avec les motifs du jeu vidéo. Le miracle ne s'est pas réalisé deux fois cependant, avec cette "Destruction finale", qui trahit à peu près tout ce qui plaisait dans le premier opus et aux joueurs inconditionnels de la franchise — une promesse brisée, symptôme d'une suite qui n'a jamais su décider ce qu'elle voulait être.

Le Sabre du mal : l’épopée du rônin fou

Dans la lignée du film Harakiri, de Masaki Kobayashi (etécrit par le même scénariste, Shinobu Hashimoto, Le Sabre du mal est un chanbara (film de sabre japonais) présentant un personnage de rônin fou, hanté par la violence, habité par un Tatsyua Nakadaï impressionnant.

Quand Patrick Dewaere faisait sa série noire

Série noire est un uppercut cinématographique. Le genre de films qui ne laissent pas le public indemne. L'œuvre est hybride, tour à tour polar, thriller, drame policier et histoire d'amour sur fond de violence sociale et de banlieue pavillonnaire dortoir. Patrick Dewaere qui interprète le rôle principal choc et brille de son aura légendaire.

Pluie noire (1989) de Shōhei Imamura : les indésirables

Si Pluie noire marque un tournant important dans le parcours du metteur en scène, on y retrouve son attachement à des personnages en marge, qui ne trouvent pas (plus) leur place dans une communauté cruelle et insensible. Imamura poursuit ainsi, dans une forme totalement renouvelée, son entreprise de déconstruction d’une certaine image du Japon véhiculée par le cinéma classique.

Retour vers le passé : splendeurs d’Universal sur LaCinetek

Depuis quelques jours, LaCinetek propose un retour vers le passé à travers une sélection de quelques classiques des studios Universal. Si les films choisis sont différents les uns des autres, tous sont devenus cultes à travers les époques, chacun à leur manière. L'occasion de voir ces classiques du cinéma, populaire ou plus indépendant.

Ponette : la petite fille et la mort

Une fillette de 4 ans, Ponette, refuse le décès de sa maman et attend son retour. Dans ce film qui fit polémique, Jacques Doillon aborde le sujet de la mort au cinéma du point de vue des enfants. Malaise pour certains, grâce pour les autres, Ponette est un film bouleversant qui agite des émotions contradictoires.

L’arbre, le maire, la médiathèque… et la nature, bordel ?!

Le maire d'un petit village de Vendée souhaite édifier un complexe culturel dans un pré communal. Mais c’est sans compter sur la résistance de l’instituteur, prêt à tout pour sauver un arbre centenaire menacé par ce projet pharaonique.

Salé sucré, une chronique familiale et gastronomique d’Ang Lee

La carrière d’Ang Lee est un travail d'équilibriste, le cinéaste étant partagé entre Taïwan et les États-Unis, mais aussi entre des films à grand spectacle et des films plus intimistes. Salé sucré appartient à cette dernière catégorie, plus précisément aux chroniques familiales que le cinéaste taïwanais sait toujours narrer avec subtilité et bonheur.

Trois Samouraïs hors-la-loi, de Hideo Gosha, entre film d’action et drame social

Sorti en 1964, presque dix ans après Les Sept Samouraïs de Kurosawa et deux ans après Harakiri de Masaki Kobayashi, Trois Samouraïs hors-la-loi se place sous l'influence de ces deux monuments. Pour son premier film, Hideo Gosha réalise une oeuvre sombre et violente.

Newsletter

À ne pas manquer

« Le vent dans les saules » : suspendre le temps

Sous la plume de Michel Plessix, l’univers pastoral imaginé par Kenneth Grahame retrouve une seconde jeunesse. Une fresque douce et mélancolique où l’amitié, la nature et les caprices composent une partition d’une rare délicatesse.

« Monet en quête de lumière » : la vie intime d’un génie pictural

Avec "Monet en quête de lumière", Aurélie Castex épouse un regard. À hauteur d’homme, au fil des saisons et des doutes, sa bande dessinée retrace l’itinéraire d’un peintre obsédé par l’insaisissable, jusqu’à faire de la lumière elle-même un sujet.

« Censure & cinéma » : une collection mise à l’honneur

De la classification française aux plateformes mondialisées, en passant par le gore italien, les blasphèmes de Luis Buñuel ou les polémiques plus contemporaines, Darkness, censure & cinéma propose un recueil de textes éloquents quant aux différentes formes de censure. C'est à découvrir aux éditions LettMotif.

« Les Saiyans (Full Color, Tome 2) » : le moment où tout bascule

Ce deuxième volume de l'arc Saiyans concentre ce que Dragon Ball a de plus brutal et de plus sublime. C'est ici, peut-être, que la série devient grande.

« Mortépi » : autopsie d’un artiste qui voulait exister

Avec "Mortépi", Florian Breuil signe un premier roman graphique d’une densité remarquable, où la quête de reconnaissance artistique se mue en impasse existentielle. Dans une ville à moitié noyée, la disparition devient paradoxalement le dernier moyen d’apparaître.