Films Classiques

Signes de vie, de Werner Herzog : à perdre la raison

Exploration à bas bruit des frontières de la rationalité humaine ? Faille spatio-temporelle où l’Homme quitte le sentier d’un destin médiocre ? Pas de doute, le cinéma de Herzog est déjà en place.

Voyage à deux : le désenchantement conjugal

Troisième collaboration entre Stanley Donen et Audrey Hepburn après "Drôle de frimousse" et "Charade", "Voyage à deux" suit un couple à différents moments de sa vie à travers un récit fragmenté. Le film fait de la mémoire amoureuse son véritable moteur narratif, entre instants de grâce et fissures plus discrètes.

Mortal Kombat : Destruction finale – Flawless misery

Le succès a été instantané au box-office pour le "Mortal Kombat" de Paul W. S. Anderson, dont la bisserie n'a pas fait l'unanimité. Le film n'a pas été épargné par le bras de fer entre le réalisateur et les producteurs, mais continue de fasciner par certaines idées et séquences qui rendent hommage au cinéma d'action hongkongais, tout en composant avec les motifs du jeu vidéo. Le miracle ne s'est pas réalisé deux fois cependant, avec cette "Destruction finale", qui trahit à peu près tout ce qui plaisait dans le premier opus et aux joueurs inconditionnels de la franchise — une promesse brisée, symptôme d'une suite qui n'a jamais su décider ce qu'elle voulait être.

Soleil Trompeur, de Nikita Mikhalkov : l’amour au temps des Purges

Primé à Cannes en 1994, Oscar du meilleur film étranger en 1995, Soleil Trompeur est le sommet de la carrière internationale de Nikita Mikhalkov. Un récit qui fait référence aux grandes purges staliniennes de la fin des années 30, mais en abordant l’histoire sous un angle particulier.

L’Homme qui voulut être roi, de John Huston (1975) : l’âge d’or de l’Empire britannique

Le film, qui vaudra au cinéaste un nouveau triomphe bien mérité, est un formidable récit d’aventures qui nous ramène au temps du Raj britannique, sans la couche de moraline invariablement appliquée de nos jours à l’histoire coloniale. Le casting en or est dominé par l’irrésistible duo Sean Connery-Michael Caine, les comédiens incarnant des hommes à la morale douteuse mais dont l’audace permet de réaliser leurs rêves les plus fous, dans une contrée de tous les possibles.

Trois sublimes canailles, de John Ford

Il ne faut pas manquer la rencontre avec ces Trois sublimes canailles, dans un western qui conjugue tous les ingrédients du cinéma de John Ford : humour, humanité et grands espaces.

L’Ascension, de Larissa Shepitko : transcender l’horreur de la guerre

Primé à Berlin en 1977, L’Ascension, ultime film de la cinéaste soviétique Larissa Shepitko, fait partie des chefs d’œuvre du cinéma de l’URSS qui sont à redécouvrir de nos jours. par la force de sa mise en scène, Larissa Shepitko transforme un film de guerre en une œuvre mystique marquante.

Bullhead, de Michaël R. Roskam (2011) : une bête parmi les autres

Bullhead est une œuvre impressionnante qui entraîne le spectateur dans un étonnant polar en milieu fermier. Le film de genre et les différentes pistes qu’elle ouvre ne servent toutefois que de toile de fond au vrai sujet : le portrait d’un homme brisé qui, à l’image de ses bêtes, tente en vain de surmonter les lois de la nature. Le comédien belge, en mode method acting, livre une performance époustouflante qui lui ouvrira une carrière internationale bien méritée.

Je demande la parole : portrait de femme par Gleb Panfilov

Je demande la parole, superbe portrait de femme et film qui interroge sur le rapport entre public et privé en URSS, est une excellent porte d’entrée pour découvrir le cinéma de Gleb Panfilov.

Les Aventures du prince Ahmed, de Lotte Reiniger

Les superbes Contes de la nuit de Michel Ocelot réalisés avec la technique du papier découpé sont un hommage aux Aventures du Prince Ahmed réalisé un siècle plus tôt. Avec cette petite merveille signée de la réalisatrice allemande Lotte Reiniger en 1926 la magie était déjà au rendez-vous.

Manhunter, le labyrinthe de l’esprit

Manhunter s'offre à nous tel une énigme à résoudre. Il joue avec nos émotions, entre horreur et miséricorde, et nous pose l'ultime question : qu'est-ce qui sépare le bien du mal ?

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