Exploration à bas bruit des frontières de la rationalité humaine ? Faille spatio-temporelle où l’Homme quitte le sentier d’un destin médiocre ? Pas de doute, le cinéma de Herzog est déjà en place.
Troisième collaboration entre Stanley Donen et Audrey Hepburn après "Drôle de frimousse" et "Charade", "Voyage à deux" suit un couple à différents moments de sa vie à travers un récit fragmenté. Le film fait de la mémoire amoureuse son véritable moteur narratif, entre instants de grâce et fissures plus discrètes.
Le succès a été instantané au box-office pour le "Mortal Kombat" de Paul W. S. Anderson, dont la bisserie n'a pas fait l'unanimité. Le film n'a pas été épargné par le bras de fer entre le réalisateur et les producteurs, mais continue de fasciner par certaines idées et séquences qui rendent hommage au cinéma d'action hongkongais, tout en composant avec les motifs du jeu vidéo. Le miracle ne s'est pas réalisé deux fois cependant, avec cette "Destruction finale", qui trahit à peu près tout ce qui plaisait dans le premier opus et aux joueurs inconditionnels de la franchise — une promesse brisée, symptôme d'une suite qui n'a jamais su décider ce qu'elle voulait être.
Il y a des films qui marquent, et ceux même s'ils ne sont pas parfaits. Des films de chevets que l'on apprécie revoir pour leur ambiance, leur humour... en fait pour l'expérience qu'ils proposent lors de leur visionnage. L'assassin habite au 21 fait partie de ces films pour moi. J'avoue que je ne pensais pas rire autant devant un film des années 1940, ni que j'allais le préférer aux autres films de Clouzot, et pourtant ce fut le cas.
Sorti une semaine avant Star Wars – Episode IV, le film qui devait continuer la carrière fulgurante du réalisateur de L'Exorciste fut boudé par le public et incompris par la critique. Avec La Porte du Paradis (M. Cimino) dont le vacarme de la chute fut néanmoins plus cuisant et tonitruant au point de couler un studio, Sorcerer reste un de ces films qu'il aura fallu apprendre à apprivoiser mais qui constitue pourtant une œuvre fulgurante autant qu'une leçon macabre de mise en scène.
J'ai depuis longtemps une fascination pour la ville de Los Angeles, véritable terre de cinéma dont la représentation peut aller d'une simple comédie policière à un film jouant justement avec l’aspect cinématographique et artificiel de la ville afin d'en révéler les plus sordides secrets. En ce sens, outre les David Lynch, Michael Mann ou Paul Thomas Anderson viennent la base du patrimoine "Angeleno" (ou Los Angélienne mais c'est moche), le film noir. Et quoi de mieux que de parler de l'un des plus marquants d'entre eux, avec Bogie dedans en plus de ça.
Avant de découvrir Avatar 2 : la voie de l'eau, film attendu et fantasmé depuis une décennie, James Cameron nous fait revivre l'expérience Avatar dans une version restaurée 4k HFR (high frame rate), autorisant, grâce au logiciel TrueCut Motion Pixelworks, le montage en 48 images par seconde. Une véritable claque visuelle qui sublime l'univers de l'œuvre originale en contrastant les couleurs, en renforçant la fluidité des plans pour une immersion garantie. Un moyen tout aussi pertinent de tracer le chemin du deuxième volet, produit sur ce même format, qui sortira le 14 décembre 2022. Toujours indétrônable à la tête du box-office mondial, Avatar a marqué l'histoire du cinéma tant par sa prouesse technique que par son immense succès populaire. Le film de James Cameron, qui s'est rapidement frayé une place au panthéon des œuvres planétaires grâce à son récit mythique et son message écologique à dimension universelle, continue aujourd'hui de fasciner et d'inspirer.
Entre le western et le thriller, Un Homme est Passé est probablement le plus méconnu des chefs-d'œuvre de John Sturges. D'une efficacité redoutable de par son dispositif en huis-clos et sa mise en scène, le film est une charge intense à l'encontre d'une partie de l'Amérique, totalement éloignée de la réalité présente, et prisonnière de ses fantômes passés.
Pourquoi (re)découvrir un film à l'air aussi désuet ? Méthodique, sans concession et conduit avec une précision au scalpel, La Baie sanglante est un chef-d'oeuvre du cinéma en général et non seulement de genre car il parvient à le transcender ; le meurtre, le fun et le gore s'effacent lentement au profit d'un lyrisme macabre dont a du mal, des jours après, à percer le mystère.
Mystérieux, secret, contemplatif mais évidemment intrigant, le moins aimé des chefs-d'oeuvres d'Antonioni, Zabriskie Point a pu ressortir en version restaurée il y a quelques années et nous offrir à nouveau une expérience cinématographique parmi les plus ensorcelantes du cinéma contestataire de la fin des années 60.
Il y a des films dont l’origine est pour le moins surprenante, surtout quand on connaît la genèse de leur conception et, plus encore, la société de production qui leur a permis de voir le jour.
Sous la plume de Michel Plessix, l’univers pastoral imaginé par Kenneth Grahame retrouve une seconde jeunesse. Une fresque douce et mélancolique où l’amitié, la nature et les caprices composent une partition d’une rare délicatesse.
Avec "Monet en quête de lumière", Aurélie Castex épouse un regard. À hauteur d’homme, au fil des saisons et des doutes, sa bande dessinée retrace l’itinéraire d’un peintre obsédé par l’insaisissable, jusqu’à faire de la lumière elle-même un sujet.
De la classification française aux plateformes mondialisées, en passant par le gore italien, les blasphèmes de Luis Buñuel ou les polémiques plus contemporaines, Darkness, censure & cinéma propose un recueil de textes éloquents quant aux différentes formes de censure. C'est à découvrir aux éditions LettMotif.
Ce deuxième volume de l'arc Saiyans concentre ce que Dragon Ball a de plus brutal et de plus sublime. C'est ici, peut-être, que la série devient grande.
Avec "Mortépi", Florian Breuil signe un premier roman graphique d’une densité remarquable, où la quête de reconnaissance artistique se mue en impasse existentielle. Dans une ville à moitié noyée, la disparition devient paradoxalement le dernier moyen d’apparaître.