Que reste-t-il d'un homme après sa disparition ? Des objets éparpillés, quelques photos jaunies, et surtout les souvenirs contradictoires de ceux qui l'ont connu. Ryōta Nakano filme ce qui subsiste dans les interstices du deuil : cette étrange cohabitation entre rancœur et tendresse, entre le besoin d'oublier et l'urgence de comprendre. "Mon grand frère et moi" est une enquête intime sur l'absent, menée par ceux qu'il a laissé derrière lui.
Dans "Die My Love", Jennifer Lawrence incarne une femme en déséquilibre dans l’Amérique rurale, filmée par Lynne Ramsay comme une expérience sensorielle assez radicale. Entre maternité, isolement et dérive intime, le film refuse tout parti pris pour mieux nous faire ressentir l’effondrement de l’intérieur.
Après son court-métrage éponyme, Eva Libertad étend l'histoire de "Sorda". Un nouvel opus nécessaire qui interroge la parentalité, dans le bruit du silence.
Bouleversées par un mouvement de grèves sans précédent bien qu’officiellement terminé aujourd’hui, les grosses productions vont immanquablement se faire rares dans les mois à venir. Sachant qu’une partie d’entre elles arriveront directement en streaming via les plateformes, difficile de retenir ses larmes. C’est le cas de The Killer, dernier bébé de Netflix.
Le culte de la « première fois » peut rapidement passer du fantasme à une malédiction, si on ne prend pas soin d’écouter son ou sa partenaire. Molly Manning Walker s’engage fièrement à rassurer les jeunes adolescents, qui sont amenés à explorer les subtilités de leur sexualité dans un teen-movie captivant, immersif et responsable. How To Have Sex démontre ainsi que la pression sociale envenime souvent cet apprentissage. Et le fameux rapport sexuel attendu n’est plus que douleur et désillusion.
Le nouveau long-métrage du réalisateur roumain Cristi Puiu entend se pencher sur 2020, MMXX, en chiffres romains, l’année du Covid et des confinements successifs, pour y sonder l’incommunicabilité humaine tout en prenant le pouls, plutôt malade, de sa société.
A l'intérieur de Vasilis Katsoupis : Willem Dafoe livre une performance déstabilisante, qui entraîne le spectateur dans sa folie et son espoir de rejoindre l'air libre.
Le Syndrome des amours passées, de Ann Sirot & Raphaël Balboni : Après un premier film très prometteur, le couple belge de réalisateurs poursuit dans la veine drôle et fantaisiste d’une comédie légère sans être insignifiante
Le dernier Ken Loach n’est certainement pas son meilleur. Mais c’est un film tendre, qui vient sertir un tableau réaliste et rare de la classe prolétarienne actuelle d’une délicate utopie qui brille autant de sa naïveté que de son évidence. L’agacement que l’on pourrait éprouver devant une certaine simplification, voire lissage, des choses est vite emporté par cette compassion profonde, pleine de respect, pour les déshérités, même les moins sympathiques, que sait toujours susciter en nous le cinéaste anglais.
Dans Le Garçon et le Héron, Hayao Miyazaki plonge au cœur du deuil, explore son riche héritage artistique, et se lance dans une quête spirituelle empreinte d'une profonde résilience.
Entre documentaire et comédie musicale, Au clair de la rue était sur nos écrans jeudi dernier. A travers une esthétique pop de clip vidéo, Julien Goudichaud dresse avec brio le portrait de chanteurs sans-abris. Tous membres de la chorale La Cloche, le groupe est créé pour accompagner les SDF à leur dernière demeure : le cimetière Thiais… Sans pathos, ni mélodrame, le film a conquis les écrans avec une audience dépassant les 200 000 spectateurs !
Sous la plume de Michel Plessix, l’univers pastoral imaginé par Kenneth Grahame retrouve une seconde jeunesse. Une fresque douce et mélancolique où l’amitié, la nature et les caprices composent une partition d’une rare délicatesse.
Avec "Monet en quête de lumière", Aurélie Castex épouse un regard. À hauteur d’homme, au fil des saisons et des doutes, sa bande dessinée retrace l’itinéraire d’un peintre obsédé par l’insaisissable, jusqu’à faire de la lumière elle-même un sujet.
De la classification française aux plateformes mondialisées, en passant par le gore italien, les blasphèmes de Luis Buñuel ou les polémiques plus contemporaines, Darkness, censure & cinéma propose un recueil de textes éloquents quant aux différentes formes de censure. C'est à découvrir aux éditions LettMotif.
Ce deuxième volume de l'arc Saiyans concentre ce que Dragon Ball a de plus brutal et de plus sublime. C'est ici, peut-être, que la série devient grande.
Avec "Mortépi", Florian Breuil signe un premier roman graphique d’une densité remarquable, où la quête de reconnaissance artistique se mue en impasse existentielle. Dans une ville à moitié noyée, la disparition devient paradoxalement le dernier moyen d’apparaître.