Marie Anthime

Au clair de la rue : quand les clochards chantent à la belle étoile

Entre documentaire et comédie musicale, Au clair de la rue était sur nos écrans jeudi dernier. A travers une esthétique pop de clip vidéo, Julien Goudichaud dresse avec brio le portrait de chanteurs sans-abris. Tous membres de la chorale La Cloche, le groupe est créé pour accompagner les SDF à leur dernière demeure : le cimetière Thiais… Sans pathos, ni mélodrame, le film a conquis les écrans avec une audience dépassant les 200 000 spectateurs !

Le pupille : manuel de mauvaises conduites signé Disney+

Conte de Noël captivant, mélange bien dosé de magie et de réalisme, Le pupille est le dernier court-métrage d’Alice Rohrwacher. A travers une œuvre à l’esthétique soignée, la réalisatrice suit le quotidien d’orphelines élevées par des sœurs en pleine Italie mussolinienne.

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Severance : l’architecture de Lumon comme machine à effacer la mémoire

Dans Severance, l’absence de mémoire ne se raconte pas seulement : elle se construit. Jessica Lee Gagné et Jeremy Hindle transforment Lumon en architecture de l’oubli, un monde de couloirs blancs, de néons et de vert institutionnel où le vide devient une présence.

Le Bronze Coule : Vhagar dans House of the Dragon Saison 2

Et si le vrai personnage de cette saison n’était pas un Targaryen… mais une vieille dragonne de bronze qui a survécu à tout le monde ? Vhagar ne vole pas : elle pèse le temps lui-même. Chaque battement d’aile porte cent quatre-vingt-un ans d’histoire, et quand elle apparaît à l’écran, ce n’est plus du CGI : c’est une cathédrale vivante qui respire.

From : Quand le Noir Devient Mortel

Dans From, la nuit appartient aux monstres et la lumière fragile aux vivants. Christopher Ball impose une règle stricte : seuls les lanternes à pétrole, bougies et torches visibles à l’écran éclairent les scènes. Ce parti pris matériel fait de chaque flamme un véritable compte à rebours, où la clarté elle-même devient source de terreur.

Peindre avec la caméra : Robbie McGarvey et la fabrication irréversible de Die My Love

Comment Robbie McGarvey a peint Die My Love avec de l’Ektachrome, des Petzval et un ratio 4:3. Filtres enfumés à la main, alla prima sur pellicule et trace visible du geste.

Silent Friend : filmer la lumière, filmer le temps

Entre 1908 et 2020, Silent Friend explore l'évolution de la perception humaine autour d'un ginkgo biloba. Un voyage sensoriel où la peinture devient le milieu du cinéma et le temps une matière organique.