"Toy Story 5" déçoit malgré une belle animation. Woody trahit sa fin du quatrième opus, Buzz reste secondaire et c'est Jessie qui porte tout le poids émotionnel du film. Un scénario qui ne décolle jamais, des décors paresseux... Disney a-t-il fini par essorer sa propre saga ?
Le dernier Soderbergh : grand petit film sur les affres de l'art au temps de son extrême marchandisation. "The Christophers" brasse avec finesse la question de la valeur d'une œuvre et de la place de l'artiste dans un monde qui fétichise la marchandise. Entre un vieux peintre cabotin et une jeune faussaire en quête de vengeance, Soderbergh opacifie savamment un scénario trop convenu pour mieux révéler les contradictions profondes des artistes, empêtrés entre beauté, gloire et compromissions.
Maelström d'émotions, caméra à l'épaule et visages en gros plan avec "Ma famille chérie". Isild le Besco signe un ouragan familial tendre et survolté, entre fulgurances cassavetiennes et grâce mélancolique d'Élodie Bouchez.
Le genre biopic geek intéresse Hollywood puisque avoir raconté l’histoire de la création de Facebook, The Social Network réalisé par David Lynch, Jobs narre une partie de la vie de Steve Jobs, un homme convaincu que « Ceux qui sont assez fous pour penser qu’ils peuvent changer le monde sont ceux qui le font »
RED 2, c’est avant tout un globe-trotter, Londres, Paris et la Russie sont les lieux où fusillades, explosions, scènes de poursuite prodigieuses alternent avec des moments d’humours et des dialogues plutôt bien écrits, certains d’ailleurs résument bien ce film où il s’agit surtout de passer un bon moment toute en légèreté.
The heat / Les Flingueuses est un buddy movie au féminin est bien rythmé et doit sa réussite à son irrésistible duo d’actrices, dont la complicité est bien visible à l’écran : Sandra Bullock en experte bien élevée, coincée et minutieuse, mais surtout l'hilarante Melissa McCarthy (révélée dans Mes meilleures amies) dans la peau d'un agent volcanique et imposante, rebelle et roublarde. The Heat n’a d’autres prétentions que d’être une comédie loufoque et légère, à l’humour graveleux, et parvient à trouver son identité et son propre rythme. Ce film à sketchs réussi, à la bande-son très groovy, trouvera assurément son public.
D'après les comics "Kick-Ass 2" et "Hit Girl", de Mark Millar et John Romita, Jr., nos héros amateurs sont de retour pour une nouvelle aventure trois ans après le premier opus.
Drôles d’oiseaux est un film divertissant et très agréable, qui offre un bon moment d’animation pour toute la famille. Son humour, sa féérie et ses scènes de voltige suscitent la curiosité de la nouveauté ; Un très bon -début pour l’animation sud-africaine.
Le film est violent, c’est gore et les scènes d’actions superbes, notamment, la fusillade dans la décharge, on peut bien sur reprocher la caméra tremblotante, mais cela apporte de la vélocité et du réalisme. C’est une SF sanglante, "dystopienne", décrivant un monde pas si éloigné que ça du nôtre !
Après le demi-échec du premier opus, le second Percy Jackson : La mer des monstres, est mieux loti l’image est plutôt belle, il y a de l’action et une certaine dose d’humour. Pour ceux qui ont lu la saga de Rick Riordan, le film ne suit pas la trame du livre sauf dans les grandes lignes, des personnages comme Scylla, Circée, les sirènes et des scènes de combats comme celle de Tyson/Percy contre les géants Lestrygons passent à la trappe.
Conjuring, possède tous les ingrédients pour être le nouveau phénomène fantastique de l’été 2013. Conjuring évoque par ses décors et son esthétique les années 70, âge d'or du cinéma d'horreur, et témoigne de l’amour de Wan pour les films d’horreur à l’ancienne. Malgré un cadre conventionnel, Conjuring est un thriller psychologique intelligent et élégant, une œuvre honnête et volontaire, au scénario véritablement angoissant et doté d’une grande richesse dramaturgique
Avec "Agnès la Chevaleresse", Damien Geffroy se délecte des mythes de l’heroic fantasy. Pièce après pièce, avec une jubilation fortement communicative, il imagine un récit entre satire des histoires chevaleresques, héroïne obstinée et vieux mentor plus porté sur la chopine que sur l’honneur. L’auteur livre aux éditions Fluide Glacial une aventure légère, drôle et souvent irrésistible.
À l'heure où Wall Street commence à façonner le monde moderne, un adolescent en fuite croise la route d'un vagabond qui lui apprend à regarder l'Amérique autrement. Avec "Baby Boxer Banker", premier volet de La Vie extraordinaire d'Arizona Joe, Stéphane Piatzszek et Fabrice Meddour signent un récit d'initiation où l'aventure se mêle à la filiation, la liberté et les promesses contradictoires du rêve américain.
Un escargot super-héros qui met deux semaines à sauver New York, des moutons grégaires militants ou encore une araignée dépressive parce que son costume de super-héros ne trompe personne : avec Bêtes comme nous, MO/CDM bâtit un bestiaire dont les pièges, souvent, relèvent des caractéristiques biologiques des protagonistes. Une idée simple, parfois exploitée jusqu’à l’usure, mais qui donne naissance à un recueil de gags souvent réjouissants.
Avant les flammes et les voitures incendiées, avant les débats télévisés et les certitudes assénées depuis les plateaux, il y avait une ville. Il y avait des habitants, des associations, des schémas existentiels souvent contrariés. Avec "Nanterre avant l’orage", Feurat Alani et Ulysse Gry remontent le cours des événements pour retrouver ce que l’actualité avait englouti : la vie elle-même.
« L’énergie n’est plus fournie désormais par des générateurs… mais par une usine marémotrice souterraine, une ferme solaire… et un champ d’éoliennes off shore. »