Drôles d’oiseaux de Wayne Thornley : Critique du film

Drôles d’oiseaux de Wayne Thornley : Un conte africain déplumant aux couleurs flamboyantes

Ici, l’animation met l’Afrique à l’honneur ! Premier long-métrage des nouveaux studios sud-africains de Triggerfish Animation, Drôles d’oiseaux de Wayne Thornley (Zambezia) marque la première incursion de l’Afrique du Sud dans le film d’animation. Avec un joli casting vocal et petit budget de 20 millions, le long-métrage de Wayne Thornley séduit d’abord par son rythme bien pensé, et l’usage malin de la 3D, qui donne l’impression de voler avec les personnages. Les protagonistes sont attachants et délurés, comme Gogo la Jabiru protectrice ou encore Ezee l’engoulevent charmeur ; le méchant quant à lui est une véritable saleté…

Cette animation dégage surtout une vraie beauté visuelle avec ses mille couleurs flamboyantes, ses paysages africains et les images extraordinaires du fleuve Zambèze en Afrique, mais aussi musicale, avec une bande son aux résonances africaines. Surtout destiné à un jeune public et soutenue par un scénario simple inspiré de Rio, la morale n’en n’est pas moins universelle : il faut accepter les différences, fuir ses a priori ; c’est toujours mieux de travailler ensemble et de s’entraider, l’union fait la force…

Si la problématique du héros est très proche de celle de Nemo des studios Pixar, il y a dans cette animation débutante, une conviction et de véritables moments de magie comme les parties nocturnes éclairées par une lune gigantesque et les vues quasi subjectives lors des courses poursuites aériennes. Un véritable voyage, une rêverie multicolore est offerte au spectateur.

Malgré ses imperfections, Drôles d’oiseaux est un film divertissant et très agréable, qui offre un bon moment d’animation pour toute la famille. Son humour, sa féérie et ses scènes de voltige suscitent la curiosité de la nouveauté ; Un très bon -début pour l’animation sud-africaine. Il faut espérer que Khumba, qui sortira dans quelques mois, et qui accentuera davantage ses racines sud-africaines, prouvera définitivement que Triggerfish mérite son surnom de Pixar austral.

Synopsis : Un jeune et impétueux faucon Kai s’ennuie dans la brousse austère, sous l’égide de son père Tendai, qui lui interdit de s’aventurer au-delà des frontières du Katungu. Kai rêve de découvrir le monde. Un jour, il apprend qu’au-delà du fleuve, bord des majestueuses chutes Victoria, se dresse la fantastique Cité des Oiseaux Zambezia, perchée sur un baobab géant. Débarquant en pleine effervescence des préparatifs de la Fête du printemps, il rencontre entre autres Jed, un oiseau oisif et farceur ainsi que la belle Zoe. A eux trois, ils vont découvrir que la cité est sous la menace d’une attaque des marabouts commandés par un lézard géant, et qu’ils sont les seuls à pouvoir en sauver les habitants. A partir de 6 ans.

 

 

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