Kick-Ass 2 de Jeff Wadlow : Critique

Kick-Ass 2, un flm bourré de délires, de violences, geek et complémentent déjanté

Synopsis : »L’audace insensée de Kick-Ass a inspiré une pléthore de vengeurs masqués autodidactes, le Colonel Stars & Stripes en tête, auxquels notre héros va s’allier pour patrouiller les rues de la ville et assurer la sécurité générale. Mais quand Red Mist, réincarné en Mother F***** , décide de s’attaquer à ces super-héros amateurs, seuls les sabres acérés de Hit Girl sauront les sauver de la destruction. » 
>L’esprit du film peut se résumer dans ses répliques cultes :

« Sois sage ou je te sors le c** par la bouche 

Ce n’est pas la force qui fait le super-héros, c’est le courage. »

D’après les comics « Kick-Ass 2 » et « Hit Girl », de Mark Millar et John Romita, Jr., nos héros amateurs sont de retour pour une nouvelle aventure trois ans après le premier opus. Ce second long métrage n’est pas réalisé par Matthew Vaughn mais par Jeff Wadlow, un réalisateur très influencé par Quentin Tarentino comme on peut le constater, le rythme est effréné et ne faiblit pas, de la première à la dernière séquence.

Une suite très trash drôle déjanté, Kick Ass (Aaron Taylor-Johnson), et Hit girl sont toujours aussi puissant et près à vaincre les plans du machiavélique mother f***** .

Kick-Ass 2 bien que corrosif à souhait et violent, n’en reste pas moins un divertissement, jouant avec les codes de célèbres justiciers masqués comme Batman Punisher et autres super héros. Même si le scénario est prévisible, l’action est omniprésente, avec un côté très fun, il y a des moments de franches rigolades.

Au niveau du casting, il y a une pléiade de nouveaux, mais c’est surtout les anciens qui se surpassent, Hit Girl alias Chloë Grace Moretz, la révélation du premier volet explose l’écran par son charisme, elle fait presque le film à elle toute seule. Jim Carrey est à mourir de rire, il est démentiel dans son rôledu Colonel Stars and Stripes, Donald Faison n’en est pas en reste, il est tout aussi hilarant.

Quant à notre super vilain, Red Mistle rebaptisé Mother Fucker, (Christopher Mintz-Plasse), un méchant toujours aussi sadique, assoiffé de vengeance. ..Il rassemble une équipe de vilains avec un look ridicule que l’on dirait sorti tout droit d’un comics des années 60.

JUSTICE FOREVER !!!

Plus fidèle aux comics, Kick-Ass 2 restaure un univers de supers héros de tous les jours dans une ambiance décalée, les scènes de combats sont explosives et les personnages attachants. Restez jusqu’à la fin et ne ratez pas la scène après le générique de fin « Maintenant, j’ai envie de devenir un super héros ! « .

Quant à la musique de ce film, elle renvoie du rêve avec d’excellents musiciens comme Jessie J chantant Hero où Hanni El Khatib entre autres. Apprécier la bande son…

« Kick-Ass 2 » Soundtrack Tracklisting

1. Carry You – Union J
2. Euphoria, Take My Hand – Glasvegas
3. No Strings – Eg White, Chlöe Howl
4. Motherquake – DJ Fresh VS Diplo feat. Dominique Young Unique
5. Yeah Yeah – James Flannigan
6. Nobody Move – Hanni El Khatib
7. Pussy Drop – Lemon
8. Dance – Danko Jones
9. A Minha Menina – The Bees
10. Bust Out Brigade – The Go! Team
11. Korobeiniki – Ozma
12. When The Saints Go Marching In – St. Snot
13. Danger – Marco Polo & Torae

Fiche Technique – Kick-Ass 2

Réalisé par : Jeff Wadlow.
Avec : Aaron Taylor-Johnson, Chloë Grace Moretz, Christopher Mintz-Plasse, Jim Carrey, John Leguizamo, Yancy Butler, Lyndsy Fonseca et Donald Faison.
Genre : Action, Comédie.
Nationalité : Américain.
Distributeur : Universal Pictures International France.
Durée : 1h43min.
Date de sortie : 21 août 2013.
Public : Interdit aux moins de 12 ans

 

Festival

Festival Lumière 2026 : Peking Opera Blues, Tsui Hark en maestro

Quarante ans après sa sortie hongkongaise, "Peking Opera Blues" arrive enfin dans les salles françaises le 21 octobre, restauré en 4K. Dans le Pékin chaotique de 1913, trois femmes que tout oppose se retrouvent à l’opéra pour une aventure où le vaudeville bouscule le pouvoir. Un classique survolté, tendre et irrésistible, (re)découvert au Festival Lumière 2026, dont Tsui Hark était l'un des grands invités.

Deauville 2026 : La Gradiva, la jeunesse pétrifiée

Grand Prix de la Semaine de la Critique à Cannes, "La Gradiva" relate le voyage scolaire d'une classe de terminale dans la région de Naples. En transcendant les codes du "teen movie", Marine Atlan brosse le portrait vibrant d’une génération inquiète et sensible. Un drame mélancolique plein de grâce et de poésie.

Deauville 2026 : Teenage Sex and Death at Camp Miasma, la petite mort comme grand art

Une jeune cinéaste queer est engagée pour relancer une franchise horrifique vieillissante et part convaincre l'actrice recluse qui incarnait la survivante du premier film culte. Entre elles naissent fascination, désir et vertige, dans un jeu de miroirs où le genre devient territoire de liberté.

Deauville 2026 : Club Kid, père jusqu’au bout de la nuit

Avec "Club Kid", son premier long-métrage, Jordan Firstman signe une comédie touchante et pétillante, ancrée dans l'effervescence des nuits gays new-yorkaises. Il y campe un père dévasté qui doit apprendre à se reconstruire lorsqu'un fils dont il ignorait l'existence débarque soudainement dans sa vie. Un film lumineux et généreux, qui célèbre avec tendresse le sens des liens humains et la capacité de chacun à se réinventer.

Newsletter

À ne pas manquer

Les Misérables (2026) : Victor Hugo sous anesthésie

Après Dumas, le cinéma français s’attaque à Victor Hugo. Avec Vincent Lindon et Tahar Rahim, Fred Cavayé livre des "Misérables" léchés, bien interprétés, mais sans souffle ni colère. Une fresque qui ne saisit pas l’âme du roman et ne se l’approprie pas non plus, à l’inverse de Ladj Ly.

Englouti : le ventre de la mer

Avalé par un cachalot avec une heure d’oxygène, Austin Abrams livre un survival viscéral et bluffant, entre huis clos organique et décors palpitants. Dommage que des flashbacks trop bavards et un final lourdingue lui coupent le souffle, là où le film aurait pu rester en apnée jusqu’au bout.

Ni vue, ni connue : une figurante (trop) douée

Après l’échec relatif des "Cyclades", Marc Fitoussi retrouve une inspiration remarquable avec "Ni vue, ni connue", une comédie à la fois drôle, caustique et sensible. En confiant à Isabelle Huppert le rôle d’une figurante obstinée rêvant de décrocher enfin un véritable rôle, le réalisateur signe un contre-emploi aussi audacieux que pertinent. À travers le parcours semé d’humiliations de Corinne Maclou, le film explore avec finesse l’invisibilité de ceux qui peuplent les marges du spectacle. Entourée de comédiens et réalisateurs jouant leur propre rôle, la figurante tente inlassablement de se faire une place dans un univers dominé par les rapports de pouvoir et les réseaux. Si le scénario se montre parfois prévisible, ce défaut est largement compensé par la qualité des dialogues, l’acuité du regard porté sur le milieu artistique et l’autodérision permanente d’Isabelle Huppert. Marc Fitoussi brosse ainsi un portrait aussi drôle que cruel de la condition de figurant, sans jamais perdre de vue l’humanité de son personnage. Une excellente comédie qui conjugue intelligence, émotion et mordant.

Reefer Madness : C’est de la bonne !

Du jazz, des joints, des meurtres et des bigots en roue libre : Reefer Madness transforme la propagande antidrogue en comédie musicale complètement perchée. La prohibition n’a jamais été aussi funky !

Petite Casbah : les toits de la liberté

"Petite Casbah" suit quatre enfants sur les toits d'Alger en 1955. Khadidja, Lyes, Philippe et Ahmed enquêtent pour faire libérer Malek, injustement emprisonné. Une aventure animée et fraternelle, entre jeu de piste et conte, qui raconte la guerre d'Algérie à hauteur d'enfant.

Les Misérables (2026) : Victor Hugo sous anesthésie

Après Dumas, le cinéma français s’attaque à Victor Hugo. Avec Vincent Lindon et Tahar Rahim, Fred Cavayé livre des "Misérables" léchés, bien interprétés, mais sans souffle ni colère. Une fresque qui ne saisit pas l’âme du roman et ne se l’approprie pas non plus, à l’inverse de Ladj Ly.

Englouti : le ventre de la mer

Avalé par un cachalot avec une heure d’oxygène, Austin Abrams livre un survival viscéral et bluffant, entre huis clos organique et décors palpitants. Dommage que des flashbacks trop bavards et un final lourdingue lui coupent le souffle, là où le film aurait pu rester en apnée jusqu’au bout.

Ni vue, ni connue : une figurante (trop) douée

Après l’échec relatif des "Cyclades", Marc Fitoussi retrouve une inspiration remarquable avec "Ni vue, ni connue", une comédie à la fois drôle, caustique et sensible. En confiant à Isabelle Huppert le rôle d’une figurante obstinée rêvant de décrocher enfin un véritable rôle, le réalisateur signe un contre-emploi aussi audacieux que pertinent. À travers le parcours semé d’humiliations de Corinne Maclou, le film explore avec finesse l’invisibilité de ceux qui peuplent les marges du spectacle. Entourée de comédiens et réalisateurs jouant leur propre rôle, la figurante tente inlassablement de se faire une place dans un univers dominé par les rapports de pouvoir et les réseaux. Si le scénario se montre parfois prévisible, ce défaut est largement compensé par la qualité des dialogues, l’acuité du regard porté sur le milieu artistique et l’autodérision permanente d’Isabelle Huppert. Marc Fitoussi brosse ainsi un portrait aussi drôle que cruel de la condition de figurant, sans jamais perdre de vue l’humanité de son personnage. Une excellente comédie qui conjugue intelligence, émotion et mordant.