Critiques films

Toy Story 5 tire la corde vers l’infini et au-delà

"Toy Story 5" déçoit malgré une belle animation. Woody trahit sa fin du quatrième opus, Buzz reste secondaire et c'est Jessie qui porte tout le poids émotionnel du film. Un scénario qui ne décolle jamais, des décors paresseux... Disney a-t-il fini par essorer sa propre saga ?

The Christophers : le prix des âmes

Le dernier Soderbergh : grand petit film sur les affres de l'art au temps de son extrême marchandisation. "The Christophers" brasse avec finesse la question de la valeur d'une œuvre et de la place de l'artiste dans un monde qui fétichise la marchandise. Entre un vieux peintre cabotin et une jeune faussaire en quête de vengeance, Soderbergh opacifie savamment un scénario trop convenu pour mieux révéler les contradictions profondes des artistes, empêtrés entre beauté, gloire et compromissions.

Ma famille chérie : entre tornade émotionnelle et grâce cassavetienne

Maelström d'émotions, caméra à l'épaule et visages en gros plan avec "Ma famille chérie". Isild le Besco signe un ouragan familial tendre et survolté, entre fulgurances cassavetiennes et grâce mélancolique d'Élodie Bouchez.

Copains pour toujours 2, de Dennis Dugan : Critique du film

Descendu en flèche par la presse à juste raison, Copains pour toujours 2 n’a pas pu réitérer la sympathique surprise du premier, tant ça ne vole pas bien haut.

No Pain No Gain, un film de Michael Bay : Critique

Sur le ton d'une satire corrosive, le dernier long-métrage de Michael Bay met en scène 3 décérébrés bodybuildés rêvant de bling-bling sous le soleil de Floride

La Danza de la Realidad, un trip poético baroque

La danza de la realidad est un trip poétique coloré, une fable politique à la Pablo Neruda où l’image est utilisée comme une métaphore pour parler du fascisme, de son regard sur le Chili, d’une enfance dans un milieu où ses origines juives sont perçues comme un travers avec un père autoritaire tendance Stalinienne niant toute spiritualité, prônant une discipline de fer et une mère douce s’exprimant par des chants lyriques.

You’re Next, un film d’Adam Wingard : Critique

Le plus dans You’re the next, c’est Erin (Sharni Vinson), une vraie warrior à la Sarah Connor, une bad-ass qui change de ses classiques où la fille hurlant de peur se fait zigouiller dans les 20 minutes. L’héroïne est rusée, et elle va faire très mal aux tueurs masqués, une survivante qui attire la sympathie du spectateur.

White House Down de Roland Emmerich : Critique du film

Le film raconte le sauvetage du président des Etats-Unis, un président pas comme les autres, puisque lui aussi sera dans l’action, on le verra ramper à quatre pattes, tirer au bazooka, conduire la voiture présidentielle dans les jardins de la Maison-Blanche et en plus il porte des baskets, un président trop cool...

Alabama Monroe de Felix Van Groeningen

Alabama Monroe accède en son dénouement à une surprenante dimension onirique, par un mélange parfait des deux tons du film, une séquence criante de bonheur, et de tristesse. L’histoire est psychologiquement violente : c'est un film où le spectateur souffre avec les personnages, compatie à leurs malheurs. C’est un film dramatique d'une grande puissance émotionnelle.

Critique : L’Aube rouge

Malgré les défauts évidents du film L'Aube rouge n’est pas la super grosse daube annoncée, c’est un film d’action ressemblant plus à un jeu vidéo, avec le futur Thor, Chris Hemsworth en personne à la tête d’un groupe d’adolescents baptisés "Les Wolverines" en référence au jeu vidéo de guerre (Call of Duty: Modern Warfare 2)

Jeune & jolie de François Ozon

Jeune & Jolie déroute et dérange longtemps. François Ozon livre un portrait d'adolescente parmi les plus beaux et ambigus que le cinéma ait eu à proposer. Grâce à un traitement élégant, profond, et tout en finesse, une réalisation envoûtante et poétique, aux couleurs extraordinaires, portée par une Marine Vacth brillante et charismatique, Jeune & Jolie est un film audacieux et contemplatif, juste et sensible, une ode à la jeunesse, au mystère féminin, une fable contemporaine sur l’envoutement des sens, à l’âge de l’insouciance. Rappelons-nous : « On n'est pas sérieux, quand on a dix-sept ans » (Rimbaud).

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