Que reste-t-il d'un homme après sa disparition ? Des objets éparpillés, quelques photos jaunies, et surtout les souvenirs contradictoires de ceux qui l'ont connu. Ryōta Nakano filme ce qui subsiste dans les interstices du deuil : cette étrange cohabitation entre rancœur et tendresse, entre le besoin d'oublier et l'urgence de comprendre. "Mon grand frère et moi" est une enquête intime sur l'absent, menée par ceux qu'il a laissé derrière lui.
Dans "Die My Love", Jennifer Lawrence incarne une femme en déséquilibre dans l’Amérique rurale, filmée par Lynne Ramsay comme une expérience sensorielle assez radicale. Entre maternité, isolement et dérive intime, le film refuse tout parti pris pour mieux nous faire ressentir l’effondrement de l’intérieur.
Après son court-métrage éponyme, Eva Libertad étend l'histoire de "Sorda". Un nouvel opus nécessaire qui interroge la parentalité, dans le bruit du silence.
Une mise en scène qui vaut donc malgré tout le détour, un jeu d’actrice bluffant, et un score mené par le hollandais Henk Hofstede, leader de l’excellent groupe The Nits des années 90.
Le Miroir, sans vraiment le dire, parcourt les souvenirs d'Andreï Tarkovski. Derrière une apparence anarchique ce cache en fait une grande cohérence qui rappelle tout le génie de Trakovski.
En ce 13 mai 2015, jour de l’examen du dernier recours du français Serge Atlaoui, condamné à mort en Indonésie, Cineseries-Mag aborde la question de la peine capitale au travers du long-métrage Le Pull-Over Rouge de Michel Drach.
Giselle est un exercice rare de ballet transposé pour le cinéma. Le résultat est une réussite qui transcende les genres et devient une porte d'entrée idéale au ballet classique pour les plus récalcitrants.
Julius Avery ne maitrise ni son scénario, ni son rythme et encore moins son Ewan McGregor en toute petite forme. Tout juste reste-t-il d'honorables courses-poursuites pour éviter le naufrage.
On est frappé par l'esthétique du film Hyena, dès la première scène, où la brutalité des faits est fascinante, dans une boite de nuit, illuminée par des spots d'une bleutée envoûtante, le tout sous la musique hypnotique de Matt Johnson.
All Is Lost est un incompréhensible échec, car Robert Redford campe un époustouflant navigateur qui se retrouve seul, perdu en mer, face à l'acharnement des éléments.
Naruto the last est un film au rythme étrange : à l'aspect comédie romantique plombé par la timidité pathologique des deux héros s'ajoute une structure extrêmement répétitive.
Sous la plume de Michel Plessix, l’univers pastoral imaginé par Kenneth Grahame retrouve une seconde jeunesse. Une fresque douce et mélancolique où l’amitié, la nature et les caprices composent une partition d’une rare délicatesse.
Avec "Monet en quête de lumière", Aurélie Castex épouse un regard. À hauteur d’homme, au fil des saisons et des doutes, sa bande dessinée retrace l’itinéraire d’un peintre obsédé par l’insaisissable, jusqu’à faire de la lumière elle-même un sujet.
De la classification française aux plateformes mondialisées, en passant par le gore italien, les blasphèmes de Luis Buñuel ou les polémiques plus contemporaines, Darkness, censure & cinéma propose un recueil de textes éloquents quant aux différentes formes de censure. C'est à découvrir aux éditions LettMotif.
Ce deuxième volume de l'arc Saiyans concentre ce que Dragon Ball a de plus brutal et de plus sublime. C'est ici, peut-être, que la série devient grande.
Avec "Mortépi", Florian Breuil signe un premier roman graphique d’une densité remarquable, où la quête de reconnaissance artistique se mue en impasse existentielle. Dans une ville à moitié noyée, la disparition devient paradoxalement le dernier moyen d’apparaître.