Critiques films

Notre salut : Un grand film sur un petit homme, carte sur table

Avec Notre salut, Emmanuelle Marre montre que le cinéma a encore une vie à mener : sérieuse et fiévreuse. D’une manière proche de Peter Watkins, Marre réinvente la manière de filmer l’intime en acte politique, de faire du cinéma un geste terriblement libre.

Resident Evil (2026) : Excellent film et adaptation parfaite d’une saga maudite

Zach Cregger réinvente Resident Evil autour d’un héros ordinaire et retrouve enfin l’essence survival horror de la saga Capcom. Une adaptation tendue, drôle et remarquablement maîtrisée.

Rose de Markus Schleinzer : dans le pantalon, la liberté

Avec Rose, Markus Schleinzer plonge dans l’Allemagne rurale du XVIIe siècle, au lendemain de la guerre de Trente Ans. Dans un noir et blanc austère, presque minéral, Sandra Hüller incarne une femme qui a choisi de vivre sous l’identité d’un homme. Un film d’une grande modernité, dont le minimalisme apparent finit par tout envahir.

Une famille à louer, un film de Jean-Pierre Améris : critique

Une Famille à louer, une comédie dotée d'un bon casting et une idée de départ plutôt amusante mais qui s’essouffle sur la longueur....

Teach me love : un film de Tom Vaughan, critique

Nouvelle sortie e-cinema pour TF1 vidéo après Son of a gun, Adaline et Everly, Teach me love réunit Pierce Brosnan, Jessica Alba et Salma Hayek sous le soleil de la Californie. Sera-ce suffisant pour en faire la comédie romantique de cet été ?

Summer, un film de Alanté Kavaïté : Critique

Dans l’un des pays de l'Union Européenne les moins ouverts sur la question homosexuelle, la réalisatrice a l’intelligence d’éviter la charge sociale et le film donneur de leçons. La ligne de conduite de la cinéaste fait de Summer un subtil et non moins nécessaire manifeste pour la tolérance.

Que Viva Eisenstein !, un film de Peter Greenaway : critique

Plastiquement très élégant, Que viva Eisenstein ! parvient à satisfaire le sens visuel. Mais ce film ne manquerait-il pas d'une pincée de piment ? Découvrez ce qu'en pense CinéSéries-Mag.fr

Ant-Man, un film de Peyton Reed : Critique

Ant-Man n’est pas la purge que l’on pouvait craindre mais il est clairement la preuve que l’on est passé à côté d’un grand film. Constamment écrasé par l'ombre d'Edgar Wright, le film profite néanmoins de ses idées pour maintenir un certain intérêt malgré une mise en scène fade et impersonnelle. Reste un casting globalement convaincant dominé par le charismatique Michael Douglas.

Strange Magic, un film de Gary Rydstrom : critique

Strange Magic, un film très drôle. peuplé de personnages secondaires parfois hilarants (y compris des champignons pratiquant le téléphone arabe)

Hill of Freedom, un film de Hong Sang-soo : Critique

Dans toute son œuvre le cinéaste coréen Hong Sang-soo aime jouer avec la narration. Pour cette fois, il met sur pied un récit touchant tissé de jeux narratifs et de légèreté de ton, qui font de Hill of Freedom une petite pépite de cinéma.

Microbe et Gasoil, un film de Michel Gondry: Critique

A mi chemin entre le road movie et le buddie movie, Michel Gondry signe un film personnel, au potentiel comique évident, mais qui ne dépasse pas son statut de film festival, modeste mais très agréable.

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« Amériques » : avant que Lafayette ne devienne une légende

Avant l’Hermione, avant le héros célébré des deux côtés de l’Atlantique, il y eut La Victoire et une première traversée clandestine. Avec Amériques, Esther Gil et Laurent Paturaud racontent cette aventure française dans la guerre d’Indépendance américaine en déplaçant légèrement le regard : Lafayette est là, mais le véritable guide se nomme Charles-François du Buysson.

« La Vie extraordinaire d’Arizona Joe » : un pied à Wall Street, l’autre sur les rails

Stéphane Piatzszek et Fabrice Meddour referment leur diptyque sur Newland Arrow, héritier de la haute finance new-yorkaise qui persiste à préférer aux salons bourgeois la poussière des trains et la compagnie des hobos. Une belle idée de personnage, une Amérique saisissante, mais un second volume qui avance parfois un peu trop vite.

Montefiore : le carcan familial

« - Est-ce que tu savais que « famille » venait du dialecte primitif du centre de l’Italie ? - Et ça y est… C’est reparti avec les théories… - C’est dérivé du mot « famel ». Et « famel » dans ce dialecte, ça veut dire « esclave ». Étymologiquement, la famille, c’est l’ensemble des esclaves qui vivent sous le même toit. - Hahaha ! - N’importe quoi !! - Alors que « tribu » ça vient du sanskrit, d’un mot qui veut dire « naissance ». Avouez que ça a plus de gueule… »

« Les Dates chocs de l’Histoire » : quand tout peut encore basculer

On connaît la date et, surtout, on connaît la fin. Avec "Les Dates chocs de l’Histoire", Jean-Yves Le Naour revient aux éditions Bamboo sur ces heures aiguës où rien n’est encore joué, où le cours du monde peut infléchir. Deux premiers albums donnent le ton : "11 novembre 1918 : Au cœur de l’armistice" et "28 octobre 1962 : Au cœur de la crise de Cuba".

« Les 400 coups » : l’école, cette drôle de fabrique à souvenirs

De la conseillère d’orientation qui enterre les vocations aux cours de religion, des humiliations de cour de récréation aux connaissances prétendument "inutiles", cet ouvrage collectif publié aux éditions Fluide Glacial examine l’école sans céder aux facilités de la nostalgie. Les styles graphiques et les tonalités s’y succèdent avec liberté : autobiographie, satire, mauvais esprit, tendresse et franche bouffonnerie se fondent dans un album où chacun semble retrouver un morceau de sa propre scolarité.