Critiques films

Clayface : le visage de l’autre

"Clayface" est le film du renouveau du DCU : un body horror organique et romantique qui assume son héritage — Cronenberg, Carpenter, Todds jusqu’à "The Substance" — pour faire du visage mutilé le théâtre même de l’identité.

L’Île des souvenirs : jamais deux sans toi

Jo et Raissa, amies depuis l'enfance, se retrouvent propulsées sur Nakali, île mythologique nourrie du folklore philippin, la veille de leur séparation. Pour rentrer chez elles, elles risquent de perdre leurs souvenirs communs. Une amitié touchante et une animation ambitieuse, freinées par un rythme trop pressé.

Les Misérables (2026) : Victor Hugo sous anesthésie

Après Dumas, le cinéma français s’attaque à Victor Hugo. Avec Vincent Lindon et Tahar Rahim, Fred Cavayé livre des "Misérables" léchés, bien interprétés, mais sans souffle ni colère. Une fresque qui ne saisit pas l’âme du roman et ne se l’approprie pas non plus, à l’inverse de Ladj Ly.

Au coeur de l’océan, un film de Ron Howard : Critique

Visuellement superbe, le nouveau film de Ron Howard est une réussite esthétique dominé par un casting prodigieux. Il ne tient pourtant pas toutes ses promesses faute à de mauvais choix scénaristiques qui entachent le rythme et ne fait pas entièrement honneur à l'intensité de cette histoire.

Back home, un film de Joachim Trier : critique

Attendu au tournant après son très réussi Oslo, 31 Août, Joachim Trier transforme l'essai avec Back home, un film sensible et beau sur la famille, sur le deuil et la communication ainsi que sur tout un faisceau intimiste intelligemment tissé par le cinéaste norvégien.

Extraordinary Tales de Raul Garcia: Critique DVD

Comme toute anthologie qui se respecte, il est difficile de ne pas juger les films les uns par rapports aux autres, et forcément certains paraîtrons un peu faible tandis que d'autres marquerons durablement les esprits. Surtout dans ce cas précis où les univers graphiques sont aussi radicalement variés.

Vue sur mer, un film d’Angelina Jolie : Critique

La tentative d’Angelina Jolie de s’essayer à du cinéma plus auteuriste et personnel se retourne finalement contre elle, tant la dimension auto-thérapeutique est rendue flagrante par l’octroi des rôles à son propre couple, et fait souffrir ce film, déjà laborieux et maladroit, d’un nombrilisme assez malvenu au vu du sujet. Malgré son charme solaire et son ambiance moralement malsaine, Vue sur mer ne parvient pas à séduire et prend l’allure d’un long, très long, essai dont la sensibilité n’est qu’artificielle.

Le Prophète, un film de Roger Allers: Critique

Un voyage spirituel entrainant mais dont le manque de fluidité narratif est flagrant : un ton à deux vitesses (entre immaturité un peu mièvre et métaphysique savante) et d’incessantes ruptures de rythme.

Taj Mahal, un film de Nicolas Saada: Critique

La vacuité de ce vacarme est amoindrie par la sincérité du propos que veut faire passer Nicolas Saada, mais est-ce suffisant pour en faire un film recommandable?

Babysitting 2, un film de Nicolas Benamou et Philippe Lacheau: Critique

Babysitting 2 est dans la parfaite lignée du premier Babysitting, mais le concept commence à tourner en rond, malgré des acteurs qui se lâchent et un humour qui parvient partiellement à se renouveler.

Pourquoi j’ai pas mangé mon père, un film de Jamel Debbouze : Critique

Pas sûr que les fans les plus assidus de l’humoriste puissent avoir leur compte avec ce long-métrage. Pourquoi j’ai pas mangé mon père a beau partir d’une idée novatrice pour le cinéma français, il n’est finalement rien d’autre qu’un cuisant échec sur bien des points.

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« - Eu cartonne of Lucky Strike fore ziss fez en poil de cul !? Tut’moques de moi, l’ami ? - Yes, my friend. Ten packs ! That’s a very good price for you… »

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« Le Parfum des feuilles de thé » : reprendre racine

Dans "Le Parfum des feuilles de thé" (Robert Laffont), Camille Monceaux et Virginie Blancher suivent Akane et Mayumi, deux jeunes femmes qui quittent Tokyo pour reprendre une plantation familiale. Au rythme des récoltes, leur installation devient une histoire de transmission et de choix de vie, non sans doutes.