Le tournoi était la promesse manquante du reboot de 2021, son péché originel, la colonne vertébrale mythologique de la franchise réduite à une note de bas de page. "Mortal Kombat II" arrive donc chargé d'une dette et d'un espoir sincère : non pas que le film soit grand et révolutionnaire, mais qu'il sache enfin ce qu'il veut être. Warner Bros. avait misé gros sur l'événement, repoussant la sortie de plusieurs mois pour lui donner toute l'envergure d'un blockbuster estival. Mais dans l'histoire de cette franchise au cinéma, savoir ce qu'on veut sans savoir comment le faire, c'est une fatalité qui se répète.
Que reste-t-il d'un homme après sa disparition ? Des objets éparpillés, quelques photos jaunies, et surtout les souvenirs contradictoires de ceux qui l'ont connu. Ryōta Nakano filme ce qui subsiste dans les interstices du deuil : cette étrange cohabitation entre rancœur et tendresse, entre le besoin d'oublier et l'urgence de comprendre. "Mon grand frère et moi" est une enquête intime sur l'absent, menée par ceux qu'il a laissé derrière lui.
Dans "Die My Love", Jennifer Lawrence incarne une femme en déséquilibre dans l’Amérique rurale, filmée par Lynne Ramsay comme une expérience sensorielle assez radicale. Entre maternité, isolement et dérive intime, le film refuse tout parti pris pour mieux nous faire ressentir l’effondrement de l’intérieur.
"The Intern" ("Le Nouveau Stagiaire") est-il une comédie romantique dans la continuité de la carrière de Nancy Meyers, réalisatrice américaine, déjà elle aussi inscrite dans une certaine tradition du genre ? La présence de Robert De Niro participe-t-elle à cette continuité, ou la rafraichit-elle, ou au contraire, la dynamite-elle ?
Le fait de perdre de vue pendant près d’une demi-heure celui qui apparaissait de prime abord comme le personnage principal, et surtout le centre des enjeux du film, rend confuse la destination va laquelle la réalisatrice cherche à aller.
Ton plus sombres, personnages à la moralité ambiguë, le film se dissocie totalement de son ainé, chose à souligner si on dresse le film en parallèle de ses plus proches concurrents, les Hunger Games et autres Divergente, qui outre leurs qualités respectives (discutables), n’ont bâti leur succès que sur la réitération déguisée d’une recette unique.
Au final, en sacralisant une ambiance au détriment d’un scénario délibérément complexe, ne jouant presque que sur la symbolique qu’il dégage, il est d’autant plus prodigieux de voir que Villeneuve arrive là ou Michael Mann, Ridley Scott et Steven Soderbergh - autrement dit des tauliers de la pelloches- ont échoués, à savoir, su retranscrire à la perfection l’essence d’un film de cartel.
Au-delà de la tristement célèbre Gjakmarrje (Vendetta à la sauce albanaise), le Kanun albanais permet aussi que des femmes deviennent des hommes, Comme Hana, un transgenre d'un autre âge que l'italienne Laura Bispuri nous présente dans son premier film Vierge sous serment. Critique.
Critique en avant-première de "La vie pure", un film qui retrace le parcours de Raymond Maufrais, explorateur disparu en Amazonie. Depuis la quête de son père, jusqu'à son corps en déclin, rien ne nous est épargné de cette quête existentielle et solitaire. Un film touchant, sorte d'"Into the wild" français.
Après le succès démesuré et incompris de Qu'est-ce qu'on a fait au bon dieu ?, l'heure est à la comédie dite sociale basée sur un comique de situation et un humour sur fond de pseudo-tolérance, noir pour ne pas dire marron (le cinéma français vous propose un large choix de couleurs étron à un prix somme toute attrayant!). [...] Pourquoi Je suis à vous tout de suite, écrit par le duo à la ville comme à la maison Michel Leclerc/ Baya Kasmi, n'est pas une comédie ou pourquoi il manque cruellement son cœur de cible ? Réponse.
Sous la plume de Michel Plessix, l’univers pastoral imaginé par Kenneth Grahame retrouve une seconde jeunesse. Une fresque douce et mélancolique où l’amitié, la nature et les caprices composent une partition d’une rare délicatesse.
Avec "Monet en quête de lumière", Aurélie Castex épouse un regard. À hauteur d’homme, au fil des saisons et des doutes, sa bande dessinée retrace l’itinéraire d’un peintre obsédé par l’insaisissable, jusqu’à faire de la lumière elle-même un sujet.
De la classification française aux plateformes mondialisées, en passant par le gore italien, les blasphèmes de Luis Buñuel ou les polémiques plus contemporaines, Darkness, censure & cinéma propose un recueil de textes éloquents quant aux différentes formes de censure. C'est à découvrir aux éditions LettMotif.
Ce deuxième volume de l'arc Saiyans concentre ce que Dragon Ball a de plus brutal et de plus sublime. C'est ici, peut-être, que la série devient grande.
Avec "Mortépi", Florian Breuil signe un premier roman graphique d’une densité remarquable, où la quête de reconnaissance artistique se mue en impasse existentielle. Dans une ville à moitié noyée, la disparition devient paradoxalement le dernier moyen d’apparaître.