Le tournoi était la promesse manquante du reboot de 2021, son péché originel, la colonne vertébrale mythologique de la franchise réduite à une note de bas de page. "Mortal Kombat II" arrive donc chargé d'une dette et d'un espoir sincère : non pas que le film soit grand et révolutionnaire, mais qu'il sache enfin ce qu'il veut être. Warner Bros. avait misé gros sur l'événement, repoussant la sortie de plusieurs mois pour lui donner toute l'envergure d'un blockbuster estival. Mais dans l'histoire de cette franchise au cinéma, savoir ce qu'on veut sans savoir comment le faire, c'est une fatalité qui se répète.
Que reste-t-il d'un homme après sa disparition ? Des objets éparpillés, quelques photos jaunies, et surtout les souvenirs contradictoires de ceux qui l'ont connu. Ryōta Nakano filme ce qui subsiste dans les interstices du deuil : cette étrange cohabitation entre rancœur et tendresse, entre le besoin d'oublier et l'urgence de comprendre. "Mon grand frère et moi" est une enquête intime sur l'absent, menée par ceux qu'il a laissé derrière lui.
Dans "Die My Love", Jennifer Lawrence incarne une femme en déséquilibre dans l’Amérique rurale, filmée par Lynne Ramsay comme une expérience sensorielle assez radicale. Entre maternité, isolement et dérive intime, le film refuse tout parti pris pour mieux nous faire ressentir l’effondrement de l’intérieur.
L'utilisation du fantastique, et notamment de fantômes, non pas pour faire peur mais pour rendre le récit émouvant, est un dispositif pour le moins original. Fonctionnera-t-il en occident où le rapport aux morts est loin de celui de la tradition nippone ?
Le drame montagnard Everest qui relate la terrible ascension de deux cordées sur la montagne éponyme sort finalement sur les écrans. Annoncé comme la variation alpine du survival Gravity, que vaut donc ce périple mortel sur les cimes du toit du monde ?
Avec ses trois histoires de personnages solitaires qui se rencontrent et se découvrent, le nouveau film de Samuel Benchetrit (J'ai toujours rêvé d'être un gangster) sera-t-il le nouvel ami du cinéphile ?
Crimson Peak, nouveau film du maestro Guillermo Del Toro, est un conte gothique au visuel irréprochable, mais qui se voit gâcher par un scénario classique.
Un film excessif, sur-dramatisé où le lieu hydrique est comme un monstre. "Les Rois du monde", c'est ça, mais c'est aussi des rois déchus incarnés par Eric Cantona et Sergi Lopez qui tournent tels des animaux autour d'une "reine" incarnée avec force par Céline Sallette.
Enragés est un polar noir de Éric Hennezo, remake du film Rabid Dogs de Mario Bava avec Lambert Wilson, Guillaume Gouix, Virginie Ledoyen et Franck Gastambide et présenté en Séance spéciale du Cinéma de la plage à Cannes Classics
Boomerang est un long-métrage banal sans réel intérêt, similaire à 1000 autres films déjà produits dans l'histoire du cinéma mondial. N'aurait-il pas mieux fallu se détacher légèrement afin d'en faire une œuvre plus palpitante ?
Sous la plume de Michel Plessix, l’univers pastoral imaginé par Kenneth Grahame retrouve une seconde jeunesse. Une fresque douce et mélancolique où l’amitié, la nature et les caprices composent une partition d’une rare délicatesse.
Avec "Monet en quête de lumière", Aurélie Castex épouse un regard. À hauteur d’homme, au fil des saisons et des doutes, sa bande dessinée retrace l’itinéraire d’un peintre obsédé par l’insaisissable, jusqu’à faire de la lumière elle-même un sujet.
De la classification française aux plateformes mondialisées, en passant par le gore italien, les blasphèmes de Luis Buñuel ou les polémiques plus contemporaines, Darkness, censure & cinéma propose un recueil de textes éloquents quant aux différentes formes de censure. C'est à découvrir aux éditions LettMotif.
Ce deuxième volume de l'arc Saiyans concentre ce que Dragon Ball a de plus brutal et de plus sublime. C'est ici, peut-être, que la série devient grande.
Avec "Mortépi", Florian Breuil signe un premier roman graphique d’une densité remarquable, où la quête de reconnaissance artistique se mue en impasse existentielle. Dans une ville à moitié noyée, la disparition devient paradoxalement le dernier moyen d’apparaître.