Le tournoi était la promesse manquante du reboot de 2021, son péché originel, la colonne vertébrale mythologique de la franchise réduite à une note de bas de page. "Mortal Kombat II" arrive donc chargé d'une dette et d'un espoir sincère : non pas que le film soit grand et révolutionnaire, mais qu'il sache enfin ce qu'il veut être. Warner Bros. avait misé gros sur l'événement, repoussant la sortie de plusieurs mois pour lui donner toute l'envergure d'un blockbuster estival. Mais dans l'histoire de cette franchise au cinéma, savoir ce qu'on veut sans savoir comment le faire, c'est une fatalité qui se répète.
Que reste-t-il d'un homme après sa disparition ? Des objets éparpillés, quelques photos jaunies, et surtout les souvenirs contradictoires de ceux qui l'ont connu. Ryōta Nakano filme ce qui subsiste dans les interstices du deuil : cette étrange cohabitation entre rancœur et tendresse, entre le besoin d'oublier et l'urgence de comprendre. "Mon grand frère et moi" est une enquête intime sur l'absent, menée par ceux qu'il a laissé derrière lui.
Dans "Die My Love", Jennifer Lawrence incarne une femme en déséquilibre dans l’Amérique rurale, filmée par Lynne Ramsay comme une expérience sensorielle assez radicale. Entre maternité, isolement et dérive intime, le film refuse tout parti pris pour mieux nous faire ressentir l’effondrement de l’intérieur.
"Je voulais faire un film qui soit une expérience sensorielle, entièrement du point de vue d'un seul personnage". Cette promesse Alice Winocour a du mal à la tenir jusqu'au bout avec "Maryland", présenté cette année à Cannes et porté par l'excellent Matthias Schoenaerts.
Eli Roth fait une parenthèse avec ses habituels films gores, pour offrir un thriller érotique. Malheureusement il échoue à offrir une oeuvre sulfureuse et prenante par manque de finesse et de rigueur. Il offre néanmoins un rôle à contre emploi à Keanu Reeves, qui même si il ne se montre pas toujours convaincant, lui permet d'explorer un autre registre où il arrive, in fine, à trouver sa place.
Fou d'amour est le nouveau film du français Philippe Ramos. Viscéral et jubilatoire, le film sait aussi s'installer dans une ascèse quasi-bressonienne, ou au contraire dans la tragédie la plus tourmentée. Tout ça dans un même film? Découvrez vite comment...
Miss Hokusai met scène la fille du célèbre peintre Hokusai, qui a travaillé dans l'ombre de son père sans bénéficier de la même reconnaissance malgré ses talents. Portrait d'une femme émancipée dans le Japon du XIXe.
Guy Ritchie signe un film détonant sur fond de Guerre Froide mais qui est bien trop simpliste dans son intrigue et son déroulé. Il peut néanmoins s'appuyer sur un casting solide, mené par un trio d'acteur attachant. Un Ritchie mineur, mais plus personnel que sa parenthèse Sherlock Holmes, où il devrait renouer avec ses fans et le public.
Alors qu'il aurait pu n'être que le récit romancé d'une bande de rappeurs, partis de rien pour devenir des stars irréprochables, le film nous propose une réflexion sur la difficulté de maintenir une amitié et ses idéaux face à un succès précoce et lucratif, tout en réussissant à se calquer sur le caractère à la fois nerveux, orgueilleux et tourmenté de ses personnages.
Kit Harington devient agent secret dans MI-5 Infiltration, un film d'espionnage basé sur la célèbre série anglaise MI-5. Mensonges, complots et trahisons se succèdent alors que Harry Pearce, chef du MI-5, a choisi de prendre la fuite...
Alors que Lance Armstrong a tenté de se refaire une image lors du dernier tour de France, The program sort à point nommé pour nous rappeler à quel point ses victoires n'ont été que tricherie. Mais y-a-t-il aussi du cinéma dans cette dénonciation des années dopage ?
Sous la plume de Michel Plessix, l’univers pastoral imaginé par Kenneth Grahame retrouve une seconde jeunesse. Une fresque douce et mélancolique où l’amitié, la nature et les caprices composent une partition d’une rare délicatesse.
Avec "Monet en quête de lumière", Aurélie Castex épouse un regard. À hauteur d’homme, au fil des saisons et des doutes, sa bande dessinée retrace l’itinéraire d’un peintre obsédé par l’insaisissable, jusqu’à faire de la lumière elle-même un sujet.
De la classification française aux plateformes mondialisées, en passant par le gore italien, les blasphèmes de Luis Buñuel ou les polémiques plus contemporaines, Darkness, censure & cinéma propose un recueil de textes éloquents quant aux différentes formes de censure. C'est à découvrir aux éditions LettMotif.
Ce deuxième volume de l'arc Saiyans concentre ce que Dragon Ball a de plus brutal et de plus sublime. C'est ici, peut-être, que la série devient grande.
Avec "Mortépi", Florian Breuil signe un premier roman graphique d’une densité remarquable, où la quête de reconnaissance artistique se mue en impasse existentielle. Dans une ville à moitié noyée, la disparition devient paradoxalement le dernier moyen d’apparaître.