Pourtant rompu aux films mettant en scène des outsiders et des femmes fortes, Craig Gillespie rate complètement le coche avec son "Supergirl" qui n'arrive jamais à n'être plus qu'un banal épisode "filler" laid et inconséquent dans un univers étendu DC pourtant en pleine croissance. Désespérant.
Robin des Bois n'a jamais été héroïque. Michael Sarnoski le prouve avec un Hugh Jackman bouleversant dans un film de rédemption âpre, loin de toute adaptation romanesque. Un récit à deux vitesses, violent puis contemplatif, qui gratte sous la légende pour retrouver l'homme, et ce qu'il doit à ses morts.
"Soudain", chef-d'œuvre signé Ryûsuke Hamaguchi (Oscar pour "Drive My Car"), adapte une correspondance bouleversante. Virginie Efira et Tao Okamoto, récompensées à Cannes, portent ce film de trois heures quinze sur la maladie, l'amitié et le soin comme acte politique.
Le nouveau né des studios responsables des deux Moi, Moche et Méchant et des Minions souhaite rendre hommage à nos amis les bêtes en leur imaginant une aventure hors de leur confort habituel, lorsque leur propriétaire ont le dos tourné. Bien que manquant d'une certaine rigueur au niveau de l'écriture, le film se suit néanmoins avec plaisir grâce à sa galerie de personnages et une qualité esthétique remarquable.
Après un diptyque en guise de reboot magistralement réalisé par J.J. Abrams, les aventuriers de l'USS Enterprise se retrouvent projetés dans l'espace devant la caméra de Justin Lin. Mais, telle la célèbre navette de Starfleet, la saga navigue à présent vers l'inconnu. Elle tente alors de se rattacher à ses vieilles formules pour mieux les moderniser. A quoi peut donc aboutir cette intention quelque peu contradictoire?
Présenté à la Quinzaine des Réalisateurs au dernier Festival de Cannes, L’Economie du Couple est une autopsie remarquable de la complexité des sentiments amoureux dans la descente aux enfers de deux anciens amants.
Le film du cinéaste Pan Nalin, déesses indiennes en colère, est un vibrant hommage à la femme moderne indienne, leurs joies, leurs peines. Du coup, la violence faite aux femmes qu'il entend dénoncer est déportée de sa position centrale dans un film qui manque d'épaisseur scénaristique.
Symptomatique de ce qu'est une suite hollywoodienne, Insaisissables 2 s'enlise dans un récit mécanique et peu rythmé pour un résultat assez clinquant et tape à l’œil. Reste une alchimie du casting et un certain sens du divertissement, mais c'est hélas bien trop peu pour mériter notre attention.
Le nouveau long métrage de la cinéaste D’une famille à l’autre, promettait une nouvelle plongée dans le foyer brésilien. Inspiré d’un fait divers qui a secoué le pays, le film raconte comment un adolescent de 17 ans apprend qu’il a été volé à la naissance.
Film militant financé par l'UNICEF, Iqbal est une réussite visuelle qui manque une des cibles qu'il aurait dû dénoncer : nous, consommateurs occidentaux conscients d'acheter des produits de consommations peu chers, fabriqués dans des conditions de travail que nous refuserions pour nous-même...
Loin du cinéma de genre que l'on aime tant de la part des Coréens, ce film d'auteur apparaît comme un regard désenchanté sur ce pays où les divers formes de ségrégations et les dégâts d'une économie dérégulée poussent la jeunesse à se replier sur elle-même. Son imagerie fantasmatique semble alors l'unique échappatoire à cet état des lieux alarmant.
« - Ce type pond des coups d’état comme ma femme reprise mes fonds de culotte ! Et vous voulez que j’obéisse ?
• SUFFIT, BOUFFON ! OBEISSEZ OU JE VOUS ENFERME DANS VOS PROPRES GEOLES ! »
« - Mes rêves ne me trompent jamais. Les Kalisnowszczyzna…
- … « Les Kalisnowszczyzna ont toujours eu un don pour la voyance… »
- Paf
- Aïe ! Alors j’ai dû être adopté, moi, je ne vois jamais rien venir…
- Moi, je peux te dire que tu es de la famille ! Tu as hérité du sale caractère de ma sœur Prili.
- Grand-mère… Tu n’as pas de sœur. Tu confonds tes rêves et la réalité. »
Avec "L’Origine de l’humour", Mab remonte jusqu’à la préhistoire pour confier à un chasseur médiocre une mission divine : faire rire l’humanité. Une genèse joyeusement idiote, publiée chez Fluide Glacial, où le gag devient une affaire très sérieuse.
Avec ce troisième volume de l’arc Saiyan en édition Full Color, Dragon Ball atteint, mine de rien, l’un de ses sommets narratifs. Le duel entre Goku et Vegeta passera en effet à la postérité : explosion de puissance, nouvelles techniques de combat, tandis que les conséquences de cet affrontement bouleverseront durablement l’univers imaginé par Akira Toriyama.
Avec ce premier tome, Patrice Perna et Malo Kerfriden signent une bande dessinée historique tendue, qui raconte le triple effondrement d’un homme, d’un régime et d’un mythe.