Pourtant rompu aux films mettant en scène des outsiders et des femmes fortes, Craig Gillespie rate complètement le coche avec son "Supergirl" qui n'arrive jamais à n'être plus qu'un banal épisode "filler" laid et inconséquent dans un univers étendu DC pourtant en pleine croissance. Désespérant.
Robin des Bois n'a jamais été héroïque. Michael Sarnoski le prouve avec un Hugh Jackman bouleversant dans un film de rédemption âpre, loin de toute adaptation romanesque. Un récit à deux vitesses, violent puis contemplatif, qui gratte sous la légende pour retrouver l'homme, et ce qu'il doit à ses morts.
"Soudain", chef-d'œuvre signé Ryûsuke Hamaguchi (Oscar pour "Drive My Car"), adapte une correspondance bouleversante. Virginie Efira et Tao Okamoto, récompensées à Cannes, portent ce film de trois heures quinze sur la maladie, l'amitié et le soin comme acte politique.
Colin Firth et Jude Law prêtent leur traits à deux hommes à l'origine d'un ouvrage de référence : Son auteur et son éditeur. La relation professionnelle entre les deux est bien exploitée par le scénario... mais celui-ci voudrait se focaliser sur leur relation personnelle. Résultat: Ni la mise en scène, ni le montage, et moins encore le casting ne parviennent à empêcher au film de passer à coté de son sujet.
Tout le monde connaît Yoon Ji-wook, flic à la peau dure couvertes de cicatrices et aux méthodes sans précédents. Heo-gon, chef mafieux, en a après lui. Mais Yoon a autre chose en tête, un secret dont il ne peut parler à personne. Plongée au cœur d'un récit aussi sombre que décapant.
Colonia aurait gagné à être plus ambitieux dans son approche, préférant le thriller romanesque un brin trop classique et caricatural à l'exposition des faits réels. On se laisse malgré tout convaincre par le couple attachant formé par Emma Watson et Daniel Brühl, tout deux impeccables.
La vie est belge, le film de Vincent Bal est un feel good movie qui parle de son pays en de termes sentimentaux , si ce n'est utopiques. Appliquer le vivre ensemble sur ce pays écartelé entre une flandre très anglo-saxonne et une Wallonie définitivement latine est une idée belle et fraîche que malheureusement le cinéaste a traité d'une manière un peu tiède.
Revival matiné d'impératifs commerciaux avant d'être une vraie suite, Independance Day Resurgence demeurera une immense déception pour les fans du premier opus. Fade, désincarné, et franchement risible, cette suite est la preuve qui manquait aux indécis, qu'Hollywood se complait à se ficher éperdument de son spectateur.
Bastille Day n'est qu'un film qui prétend à divertir mais en raison de son sujet proche de notre contexte actuelle, il se voit être dépassé par la réalité. Néanmoins, le climat anxiogène qui l'entoure est-il une raison suffisante pour le fuir ?
Ne vous laissez pas impressionner par les trois heures du film, Sieranevada défile à toute allure et déploie avec maestria son analyse ciselée et cynique de la famille roumaine d'aujourd'hui.
Toute la mélancolie du cinéma nordique se retrouve dans le nouveau film du cinéaste islandais Rúnar Rúnarsson , Sparrows, sans que l'intérêt du spectateur soit affecté par la langueur du film, bien au contraire. Un beau film d'initiation porté délicatement par le jeune Atli Oskar Fjalarsson.
« - Ce type pond des coups d’état comme ma femme reprise mes fonds de culotte ! Et vous voulez que j’obéisse ?
• SUFFIT, BOUFFON ! OBEISSEZ OU JE VOUS ENFERME DANS VOS PROPRES GEOLES ! »
« - Mes rêves ne me trompent jamais. Les Kalisnowszczyzna…
- … « Les Kalisnowszczyzna ont toujours eu un don pour la voyance… »
- Paf
- Aïe ! Alors j’ai dû être adopté, moi, je ne vois jamais rien venir…
- Moi, je peux te dire que tu es de la famille ! Tu as hérité du sale caractère de ma sœur Prili.
- Grand-mère… Tu n’as pas de sœur. Tu confonds tes rêves et la réalité. »
Avec "L’Origine de l’humour", Mab remonte jusqu’à la préhistoire pour confier à un chasseur médiocre une mission divine : faire rire l’humanité. Une genèse joyeusement idiote, publiée chez Fluide Glacial, où le gag devient une affaire très sérieuse.
Avec ce troisième volume de l’arc Saiyan en édition Full Color, Dragon Ball atteint, mine de rien, l’un de ses sommets narratifs. Le duel entre Goku et Vegeta passera en effet à la postérité : explosion de puissance, nouvelles techniques de combat, tandis que les conséquences de cet affrontement bouleverseront durablement l’univers imaginé par Akira Toriyama.
Avec ce premier tome, Patrice Perna et Malo Kerfriden signent une bande dessinée historique tendue, qui raconte le triple effondrement d’un homme, d’un régime et d’un mythe.