Critiques films

Mortal Kombat II : Flawless Surrender

Le tournoi était la promesse manquante du reboot de 2021, son péché originel, la colonne vertébrale mythologique de la franchise réduite à une note de bas de page. "Mortal Kombat II" arrive donc chargé d'une dette et d'un espoir sincère : non pas que le film soit grand et révolutionnaire, mais qu'il sache enfin ce qu'il veut être. Warner Bros. avait misé gros sur l'événement, repoussant la sortie de plusieurs mois pour lui donner toute l'envergure d'un blockbuster estival. Mais dans l'histoire de cette franchise au cinéma, savoir ce qu'on veut sans savoir comment le faire, c'est une fatalité qui se répète.

Mon grand frère et moi : portrait d’un homme encombrant

Que reste-t-il d'un homme après sa disparition ? Des objets éparpillés, quelques photos jaunies, et surtout les souvenirs contradictoires de ceux qui l'ont connu. Ryōta Nakano filme ce qui subsiste dans les interstices du deuil : cette étrange cohabitation entre rancœur et tendresse, entre le besoin d'oublier et l'urgence de comprendre. "Mon grand frère et moi" est une enquête intime sur l'absent, menée par ceux qu'il a laissé derrière lui.

Die My Love : Au bord de soi

Dans "Die My Love", Jennifer Lawrence incarne une femme en déséquilibre dans l’Amérique rurale, filmée par Lynne Ramsay comme une expérience sensorielle assez radicale. Entre maternité, isolement et dérive intime, le film refuse tout parti pris pour mieux nous faire ressentir l’effondrement de l’intérieur.

Free State Of Jones, un film de Gary Ross : Critique

Le rôle semblait taillé pour Matthew McConaughey, et son récit était propice à une grande fresque historique comme Hollywood sait nous en offrir. Pas de chance, Gary Ross, connu pour être le réalisateur du premier Hunger Games, a rédigé un scénario décousu qui amoindri l'ampleur de son film et en accentue la bien-pensance.

Hibou, un film de Ramzi Bédia : Critique

Si vous espériez que Ramzi profiterait de cette fable animalière pour s'émanciper de la nigauderie de ses premières heures, vous seriez déçus. Mais cet humour régressif est-il soluble dans l'esprit enfantin de sa première réalisation? Malheureusement, rien n'est moins sûr...

La Tortue rouge, un film de Michael Dudok de Wit : critique

La Tortue rouge, prix spécial du jury dans la catégorie "Un Certain regard" à Cannes cette année, est un film d'animation franco-belge réalisé par Michael Dudok de Wit sous l'impulsion du célèbre studio Ghibli. Le film raconte avec simplicité et poésie ce qui compose une existence humaine.

Voix off, un film de Cristián Jiménez : Critique

Poursuivant dans la lignée de la comédie dramatique teintée d'une légère cruauté , mais essentiellement bienveillante envers ses personnages, Voix off, le nouveau film du chilien Cristián Jiménez est généreux, avec une profusion de personnages décalés...

La Danseuse, un film de Stéphanie Di Gusto : critique

Soko ("A l'origine", "Bye bye Blondie") interprète Loïe Fuller, "La Danseuse" du tout premier film de Stephanie Di Gusto. "La Danseuse" est avant tout l'histoire vraie d'une magnifique performance visuelle, en plus de celle d'une âme blessée dont le corps devient papillon sur scène. A découvrir au cinéma le 28 septembre 2016.

Camping 3, un film de Fabien Onteniente : Critique

Avec Camping 3, Fabien Onteniente confirme son non-talent en terme de comédie française. Son dernier film échoue dans tous les domaines qu'il touche, que ce soit l'humour, le scénario ou la caractérisation des personnages. Patrick Chirac, au début un minimum attendrissant par sa naïveté, est aujourd'hui un crétin accompli, un beauf confirmé, entouré de personnages tous plus caricaturaux les uns que les autres. On ne peut que passer son tour avec ce film.

Conjuring 2 : le Cas Enfield, un film de James Wan : Contre-critique

Énième film d'horreur à jouer sur les mêmes effets de scénario et de mise en scène, Conjuring 2 n'a rien à apporter au genre, sinon une profonde lassitude. On regrette surtout que James Wan, qui a su il y a quelques années imposer son style, soit à présent devenu un yes-man qui ne peut (ou ne veut?) nous faire de nouvelles propositions.

Love & Friendship, un film de Whit Stillman : critique

Lady Susan Vernon n'est peut-être pas tout à fait la veuve joyeuse de Lubitsch, mais le film de l'américain Whit Stillman, Love & Friendship, une adaptation d'un roman de Jane Austen est éminemment jubilatoire, inventif tout en restant fidèlement austenien. Une belle réussite.

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