Critiques films

Mortal Kombat II : Flawless Surrender

Le tournoi était la promesse manquante du reboot de 2021, son péché originel, la colonne vertébrale mythologique de la franchise réduite à une note de bas de page. "Mortal Kombat II" arrive donc chargé d'une dette et d'un espoir sincère : non pas que le film soit grand et révolutionnaire, mais qu'il sache enfin ce qu'il veut être. Warner Bros. avait misé gros sur l'événement, repoussant la sortie de plusieurs mois pour lui donner toute l'envergure d'un blockbuster estival. Mais dans l'histoire de cette franchise au cinéma, savoir ce qu'on veut sans savoir comment le faire, c'est une fatalité qui se répète.

Mon grand frère et moi : portrait d’un homme encombrant

Que reste-t-il d'un homme après sa disparition ? Des objets éparpillés, quelques photos jaunies, et surtout les souvenirs contradictoires de ceux qui l'ont connu. Ryōta Nakano filme ce qui subsiste dans les interstices du deuil : cette étrange cohabitation entre rancœur et tendresse, entre le besoin d'oublier et l'urgence de comprendre. "Mon grand frère et moi" est une enquête intime sur l'absent, menée par ceux qu'il a laissé derrière lui.

Die My Love : Au bord de soi

Dans "Die My Love", Jennifer Lawrence incarne une femme en déséquilibre dans l’Amérique rurale, filmée par Lynne Ramsay comme une expérience sensorielle assez radicale. Entre maternité, isolement et dérive intime, le film refuse tout parti pris pour mieux nous faire ressentir l’effondrement de l’intérieur.

Sur quel pied danser, un film de Paul Calori et Kostia Testut: Critique

Malgré quelques entrains surprenants, qui rappellent plus la mécanique rouillée de Crustacés et Coquillages de Ducastel et Martineau que les chorégraphies colorés des Demoiselles de Rochefort de Demy, et un hommage rendu aux ouvrières en grève des années 70, le film tout entier, finalement peu abouti, mériterait plus de...disparités. Zoom sur 1h20 d'une apologie avortée sur l'existence qui n'a rien de mémorable.

Elvis & Nixon, un film de Liza Johnson : Critique

La star du rock et le seul président US démissionnaire se tiennent la bourre dans ce film complètement déjanté qui ose relater l'improbable rencontre survenue entre les deux hommes en Décembre 1970. Décapant, furibard et en proie à la plus grande malice, voilà bien un film à ne pas rater !

Instinct de Survie (The Shallows), un film de Jaume Collet-Serra : Critique

Réalisation mécanique, scénario hautement invraisemblable et une constante déification de son actrice principale feront que Instinct de Survie ne s'imposera pas comme le classique du genre tant espéré. Dommage, car une certaine tension se distille des images montrées.

Florence Foster Jenkins, un film de Stephen Frears : Critique

Non, il ne s'agit pas d'un remake hollywoodien de Marguerite, mais d'un biopic par le so british Stephen Frears de la médiocre cantatrice qui l'a inspiré. Une reconstitution sur un ton léger mais trop peu délirant auquel on préférera, sans quelque chauvinisme, la gravité psychologique de sa variation française (que Frears se défend d'avoir vu soit dit en passant).

Juillet Août, un film de Diastème : critique

"Juillet Août" est le nouveau film de Diastème. Un pari surprenant pour celui qui avait divisé la critique avec "Un Français" l'an passé. Ce film, au ton plus léger, surprend par son choix d'être au plus près des personnages, ce qui lui permet de s'éloigner quelque peu des clichés attendus. Au final, c'est une ritournelle presque toujours ensoleillée dans laquelle grandir est le mot d'ordre.

Irréprochable, un film de Sébastien Marnier : Critique

Premier long métrage de Sébastien Marnier, Irréprochable est surprenant de maîtrise, un film de genre amené avec brio par le cinéaste et qui s'appuie avec bonheur sur le talent quelquefois sous-exploité de Marina Foïs. Une belle découverte.

La Couleur De La Victoire, un film de Stephen Hopkins: critique

Si La Couleur De La Victoire est une réussite, c'est en grande partie grâce à la magnifique histoire qui porte le film de bout en bout, une histoire à la fois sportive, humaine mais aussi politique.

Tarzan, un film de David Yates : Critique

Le Tarzan de David Yates aurait pu être fun, épique, glamour, sombre ou violent. Il aurait même pu contenir un sous-texte politique pertinent et un dispositif de mise en abyme astucieux. Mais une production formatée, un scénario crétin, une réalisation fainéante et un casting mal dirigé ne pouvaient pas permettre d'assumer la moindre de ces qualités potentielles pour finalement n'aboutir qu’à un produit fade et boursouflé.

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