Le tournoi était la promesse manquante du reboot de 2021, son péché originel, la colonne vertébrale mythologique de la franchise réduite à une note de bas de page. "Mortal Kombat II" arrive donc chargé d'une dette et d'un espoir sincère : non pas que le film soit grand et révolutionnaire, mais qu'il sache enfin ce qu'il veut être. Warner Bros. avait misé gros sur l'événement, repoussant la sortie de plusieurs mois pour lui donner toute l'envergure d'un blockbuster estival. Mais dans l'histoire de cette franchise au cinéma, savoir ce qu'on veut sans savoir comment le faire, c'est une fatalité qui se répète.
Que reste-t-il d'un homme après sa disparition ? Des objets éparpillés, quelques photos jaunies, et surtout les souvenirs contradictoires de ceux qui l'ont connu. Ryōta Nakano filme ce qui subsiste dans les interstices du deuil : cette étrange cohabitation entre rancœur et tendresse, entre le besoin d'oublier et l'urgence de comprendre. "Mon grand frère et moi" est une enquête intime sur l'absent, menée par ceux qu'il a laissé derrière lui.
Dans "Die My Love", Jennifer Lawrence incarne une femme en déséquilibre dans l’Amérique rurale, filmée par Lynne Ramsay comme une expérience sensorielle assez radicale. Entre maternité, isolement et dérive intime, le film refuse tout parti pris pour mieux nous faire ressentir l’effondrement de l’intérieur.
Grave, le premier film de la réalisatrice Julia Ducournau, nous emmène à la découverte de la jeune Justine. Jeune vétérinaire végétarienne dont les principes vont être chambouler après un bizutage.
N'avez-vous jamais rêvé d'aller vivre loin de la civilisation, parmi des éleveurs de moutons à l'écart de tout? La jeune afghane Shahrbanoo Sadat nous livre ses propres souvenirs de l'enfance qu'elle a passé dans un tel village. Une belle occasion de découvrir que tout ne s'y passe comme on le pense.
Morgane, un thriller SF de Luke Scott (fils de Ridley Scott) qui se veut ambitieux mais se montre finalement plus prétentieux qu'autre chose. Critique du film...
Dogs est le premier film de Bogdan Mirică. Un film tourné en Roumanie mais où le pays prend des allures de Western avec des tronches de cinéma - de magnifiques interprètes - et des personnages d'une noirceur (parfois même d'un humour noir) passionnante. A découvrir en salles depuis le 28 septembre 2016.
Depuis son annonce, le projet fait grincer des dents tous les cinéphiles de la planète malgré son casting alléchant. Maintenant que le film est sorti, on comprend rapidement pourquoi Tom Cruise et Jason Momoa ont quitté le bateau. Verdict.
Tim Burton signe avec Miss Peregrine et les enfants particuliers, son dix-huitième film. Un opus particulièrement attendu, d'autant plus que les oeuvres du réalisateur ont tendance à diviser, depuis déjà quelques années. Le résultat est-il à la hauteur de l'attente ?
Avec Kubo et l'Armure magique, leur quatrième production, le studio Laika passe la vitesse supérieure en terme d'ambition et offre le film d'animation de l'année. Une aventure épique, mélancolique et somptueuse à ne pas louper !
Sous la plume de Michel Plessix, l’univers pastoral imaginé par Kenneth Grahame retrouve une seconde jeunesse. Une fresque douce et mélancolique où l’amitié, la nature et les caprices composent une partition d’une rare délicatesse.
Avec "Monet en quête de lumière", Aurélie Castex épouse un regard. À hauteur d’homme, au fil des saisons et des doutes, sa bande dessinée retrace l’itinéraire d’un peintre obsédé par l’insaisissable, jusqu’à faire de la lumière elle-même un sujet.
De la classification française aux plateformes mondialisées, en passant par le gore italien, les blasphèmes de Luis Buñuel ou les polémiques plus contemporaines, Darkness, censure & cinéma propose un recueil de textes éloquents quant aux différentes formes de censure. C'est à découvrir aux éditions LettMotif.
Ce deuxième volume de l'arc Saiyans concentre ce que Dragon Ball a de plus brutal et de plus sublime. C'est ici, peut-être, que la série devient grande.
Avec "Mortépi", Florian Breuil signe un premier roman graphique d’une densité remarquable, où la quête de reconnaissance artistique se mue en impasse existentielle. Dans une ville à moitié noyée, la disparition devient paradoxalement le dernier moyen d’apparaître.