"Toy Story 5" déçoit malgré une belle animation. Woody trahit sa fin du quatrième opus, Buzz reste secondaire et c'est Jessie qui porte tout le poids émotionnel du film. Un scénario qui ne décolle jamais, des décors paresseux... Disney a-t-il fini par essorer sa propre saga ?
Le dernier Soderbergh : grand petit film sur les affres de l'art au temps de son extrême marchandisation. "The Christophers" brasse avec finesse la question de la valeur d'une œuvre et de la place de l'artiste dans un monde qui fétichise la marchandise. Entre un vieux peintre cabotin et une jeune faussaire en quête de vengeance, Soderbergh opacifie savamment un scénario trop convenu pour mieux révéler les contradictions profondes des artistes, empêtrés entre beauté, gloire et compromissions.
Maelström d'émotions, caméra à l'épaule et visages en gros plan avec "Ma famille chérie". Isild le Besco signe un ouragan familial tendre et survolté, entre fulgurances cassavetiennes et grâce mélancolique d'Élodie Bouchez.
L'un des cinéastes américains les plus controversés revient avec un film très sombre, le teckel, qui montre que malgré une certaine accalmie dans la manière, Todd Solondz n'a rien perdu ni de son propos récurrent, ni de son inventivité.
Après 4 ans d'absence, Jack Reacher revient pour une nouvelle aventure avec Tom Cruise en vedette mais un nouveau réalisateur en la personne d'Edward Zwick. Ce changement offre-t-il une digne suite à son élégant prédécesseur ou un retour décevant ?
L'explosion de la plateforme pétrolière Deepwater Horizon, survenue en avril 2010, est le sujet du nouveau film de Peter Berg (Hancock, Battleship, Du Sang et des Larmes). Préférant le spectaculaire à l'intime, il choisit d'en faire un blockbuster catastrophe plutôt qu'une réflexion sur les conséquences écologiques de ce désastre. Réussi ou superficiel ?
Pour un premier film fauché au sujet aussi sensible que l'insertion sociale d'un handicapé mental, on pouvait s'attendre à une réalisation téléfilmique, convenue et teintée de bon-sentimentalisme. Une impression que viendra renforcer la qualité nanardesque des premières minutes de la péloche. Mais ses 4 jeunes réalisateurs sont des petits malins et ont accouché d'un objet poétique et même pernicieusement corrosif.
Reparties bredouilles de Cannes, Nicole Garcia et Marion Cotillard collabore pour la première fois ensemble et nous offre un récit romanesque d'un classicisme maîtrisée, dont la réussite tient à la sensualité de son triangle amoureux.
A la seule vue de la bande-annonce, les clichés formels et thématiques du "film vu à Sundance" refont surface. Pourtant, la prestation de Casey Affleck a beaucoup fait parler d'elle. Son jeu d'acteur dans ce rôle (à l'origine destiné à Matt Damon) d'homme brisé en pleine reconstruction suite à la mort d'un proche est-il l'unique élément positif du film? Et si oui, parvient-il à faire de ce mélodrame convenu une œuvre déchirante?
Présenté en compétition officielle à la 64ème Berlinale, l'Attrape-rêves paraît enfin sur les écrans français après deux ans d'attente. Porté par un trio d'acteurs investis, le film sort des sentiers battus et propose une intrigue spirituelle et originale, mais avec un pari aussi osé, la réalisatrice Claudia Llosa parvient-elle à totalement nous transcender ?
Premier essai de Nicholas Stoller (Nos pires voisins) dans le monde de l'animation, Cigognes et Compagnie renoue avec une tradition du cartoon à la Tex Avery. Ce qui permet d'oublier un scénario convenu.
Avec "Agnès la Chevaleresse", Damien Geffroy se délecte des mythes de l’heroic fantasy. Pièce après pièce, avec une jubilation fortement communicative, il imagine un récit entre satire des histoires chevaleresques, héroïne obstinée et vieux mentor plus porté sur la chopine que sur l’honneur. L’auteur livre aux éditions Fluide Glacial une aventure légère, drôle et souvent irrésistible.
À l'heure où Wall Street commence à façonner le monde moderne, un adolescent en fuite croise la route d'un vagabond qui lui apprend à regarder l'Amérique autrement. Avec "Baby Boxer Banker", premier volet de La Vie extraordinaire d'Arizona Joe, Stéphane Piatzszek et Fabrice Meddour signent un récit d'initiation où l'aventure se mêle à la filiation, la liberté et les promesses contradictoires du rêve américain.
Un escargot super-héros qui met deux semaines à sauver New York, des moutons grégaires militants ou encore une araignée dépressive parce que son costume de super-héros ne trompe personne : avec Bêtes comme nous, MO/CDM bâtit un bestiaire dont les pièges, souvent, relèvent des caractéristiques biologiques des protagonistes. Une idée simple, parfois exploitée jusqu’à l’usure, mais qui donne naissance à un recueil de gags souvent réjouissants.
Avant les flammes et les voitures incendiées, avant les débats télévisés et les certitudes assénées depuis les plateaux, il y avait une ville. Il y avait des habitants, des associations, des schémas existentiels souvent contrariés. Avec "Nanterre avant l’orage", Feurat Alani et Ulysse Gry remontent le cours des événements pour retrouver ce que l’actualité avait englouti : la vie elle-même.
« L’énergie n’est plus fournie désormais par des générateurs… mais par une usine marémotrice souterraine, une ferme solaire… et un champ d’éoliennes off shore. »