Critiques films

Notre salut : Un grand film sur un petit homme, carte sur table

Avec Notre salut, Emmanuelle Marre montre que le cinéma a encore une vie à mener : sérieuse et fiévreuse. D’une manière proche de Peter Watkins, Marre réinvente la manière de filmer l’intime en acte politique, de faire du cinéma un geste terriblement libre.

Resident Evil (2026) : Excellent film et adaptation parfaite d’une saga maudite

Zach Cregger réinvente Resident Evil autour d’un héros ordinaire et retrouve enfin l’essence survival horror de la saga Capcom. Une adaptation tendue, drôle et remarquablement maîtrisée.

Rose de Markus Schleinzer : dans le pantalon, la liberté

Avec Rose, Markus Schleinzer plonge dans l’Allemagne rurale du XVIIe siècle, au lendemain de la guerre de Trente Ans. Dans un noir et blanc austère, presque minéral, Sandra Hüller incarne une femme qui a choisi de vivre sous l’identité d’un homme. Un film d’une grande modernité, dont le minimalisme apparent finit par tout envahir.

L’Ornithologue, un film de João Pedro Rodrigues : Critique

L'Ornithologue, prix du meilleur réalisateur 2016 à Locarno, raconte le parcours christique d'un ornithologue qui a fait naufrage dans une nature hostile. Relecture du mythe de Saint-Antoine de Padoue.

Le Fan, un film de Tony Scott : Critique

Critique du film Le Fan, un thriller dramatique sur l'obsession maladive signé Tony Scott qui abuse malheureusement de sa patte, livrant pour le coup un clip dégénéré et sans intérêt.

Go Home, un film de Jihane Chouaib : Critique

Avec son film Go Home, la réalisatrice d'origine libanaise Jihane ChouaiB s'interroge sur l'errance identitaire d'une jeune génération perdue et déracinée qui ignore tout de l'histoire de son pays. Mais ce thème, manifestement très personnel, nous parle-t-il vraiment ?

A Jamais, un film de Benoît Jacquot : Critique

Adaptation de l'auteur fantasque Don DeLillo, A Jamais est avant tout la réussite de sa scénariste et interprète Julia Roy, sélectionnée aux Césars de 2017. De par ses thématiques, son ambiance et son récit, il constitue une réussite pour une adaptation de l'un des auteurs les plus mystérieux de notre génération.

Quelques minutes après minuit, un film de Juan Antonio Bayona : Critique

Derrière ses allures d'histoire enfantine qui nous raconterait l'improbable amitié en un gamin de 10 ans et un arbre qui parle, c'est vers un incroyable appel à l'affirmation de soi mais surtout vers une leçon de pédagogie que tend cette surprenante aventure qui parlera aux plus jeunes autant qu'à leurs parents.

American Psycho, un film de Mary Harron : Critique

American Psycho, film incontournable du début des années 2000, brosse le portrait d'une Amérique folle et meurtrière à travers le parcours chaotique et déglingué d'un yuppie qui perd prise avec la réalité. En quoi cette oeuvre est-elle universelle et intemporelle ?

3000 nuits, un film de Mai Masri : critique

Alors même qu'il aborde un sujet complexe et difficile, le conflit israelo-palestinien, "3 000 nuits" est un film lumineux, porté par de superbes actrices ! Il sort au cinéma le 4 janvier.

Oppression, un film de Farren Blackburn : Critique

Naomi Watts n'est pas Catherine Deneuve dans Répulsion de Polanski, d'ailleurs aucun référence avec le génie polonais, non c'est du côté de Shining qu'il faudrait creuser. Sauf qu'ici rien n'est très profond et l'on comprend où le film semble vouloir en venir bien avant le générique de fin. Si vous y voyez le déroulé, c'est que malheureusement et manifestement Oppression a atteint ses propres limites.

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« Amériques » : avant que Lafayette ne devienne une légende

Avant l’Hermione, avant le héros célébré des deux côtés de l’Atlantique, il y eut La Victoire et une première traversée clandestine. Avec Amériques, Esther Gil et Laurent Paturaud racontent cette aventure française dans la guerre d’Indépendance américaine en déplaçant légèrement le regard : Lafayette est là, mais le véritable guide se nomme Charles-François du Buysson.

« La Vie extraordinaire d’Arizona Joe » : un pied à Wall Street, l’autre sur les rails

Stéphane Piatzszek et Fabrice Meddour referment leur diptyque sur Newland Arrow, héritier de la haute finance new-yorkaise qui persiste à préférer aux salons bourgeois la poussière des trains et la compagnie des hobos. Une belle idée de personnage, une Amérique saisissante, mais un second volume qui avance parfois un peu trop vite.

Montefiore : le carcan familial

« - Est-ce que tu savais que « famille » venait du dialecte primitif du centre de l’Italie ? - Et ça y est… C’est reparti avec les théories… - C’est dérivé du mot « famel ». Et « famel » dans ce dialecte, ça veut dire « esclave ». Étymologiquement, la famille, c’est l’ensemble des esclaves qui vivent sous le même toit. - Hahaha ! - N’importe quoi !! - Alors que « tribu » ça vient du sanskrit, d’un mot qui veut dire « naissance ». Avouez que ça a plus de gueule… »

« Les Dates chocs de l’Histoire » : quand tout peut encore basculer

On connaît la date et, surtout, on connaît la fin. Avec "Les Dates chocs de l’Histoire", Jean-Yves Le Naour revient aux éditions Bamboo sur ces heures aiguës où rien n’est encore joué, où le cours du monde peut infléchir. Deux premiers albums donnent le ton : "11 novembre 1918 : Au cœur de l’armistice" et "28 octobre 1962 : Au cœur de la crise de Cuba".

« Les 400 coups » : l’école, cette drôle de fabrique à souvenirs

De la conseillère d’orientation qui enterre les vocations aux cours de religion, des humiliations de cour de récréation aux connaissances prétendument "inutiles", cet ouvrage collectif publié aux éditions Fluide Glacial examine l’école sans céder aux facilités de la nostalgie. Les styles graphiques et les tonalités s’y succèdent avec liberté : autobiographie, satire, mauvais esprit, tendresse et franche bouffonnerie se fondent dans un album où chacun semble retrouver un morceau de sa propre scolarité.