Le tournoi était la promesse manquante du reboot de 2021, son péché originel, la colonne vertébrale mythologique de la franchise réduite à une note de bas de page. "Mortal Kombat II" arrive donc chargé d'une dette et d'un espoir sincère : non pas que le film soit grand et révolutionnaire, mais qu'il sache enfin ce qu'il veut être. Warner Bros. avait misé gros sur l'événement, repoussant la sortie de plusieurs mois pour lui donner toute l'envergure d'un blockbuster estival. Mais dans l'histoire de cette franchise au cinéma, savoir ce qu'on veut sans savoir comment le faire, c'est une fatalité qui se répète.
Que reste-t-il d'un homme après sa disparition ? Des objets éparpillés, quelques photos jaunies, et surtout les souvenirs contradictoires de ceux qui l'ont connu. Ryōta Nakano filme ce qui subsiste dans les interstices du deuil : cette étrange cohabitation entre rancœur et tendresse, entre le besoin d'oublier et l'urgence de comprendre. "Mon grand frère et moi" est une enquête intime sur l'absent, menée par ceux qu'il a laissé derrière lui.
Dans "Die My Love", Jennifer Lawrence incarne une femme en déséquilibre dans l’Amérique rurale, filmée par Lynne Ramsay comme une expérience sensorielle assez radicale. Entre maternité, isolement et dérive intime, le film refuse tout parti pris pour mieux nous faire ressentir l’effondrement de l’intérieur.
Nicolas Winding Refn compte aujourd'hui parmi les cinéastes les plus en vogue de sa génération. Occasion pour le public français de découvrir ses premiers films, dont Bleeder, seconde réalisation du danois, qui rend ici un bel hommage au cinéma sur fond de constat social sans concession, dans un style coup de poing criant de vérité, mais non sans une pointe d'humour décalé.
En 2001, Bridget Jones est devenu un modèle pour toute une génération de trentenaires célibataires... puis a disparu, laissant ses nombreuses fans dans la tourmente. Son comeback est alors assuré de voir revenir ses amatrices assidues, malgré le risque de voir leur idole être devenu ringarde. Mais au fait, s'agit-il d'une suite aussi fade que celle de 2004, ou bien ce film parvient-il à se hisser au même niveau que le premier? Verdict.
Après le controversé, mais non moins esthétique remake Evil Dead, Fede Alvarez nous propose une obscure plongée éclairante sur la cécité, le bien et le mal, et surtout la lutte pour sa propre reconnaissance. Aux influences Fincher-Hitchoc-godarienne, à la construction savante et à la photographie épatante, Don't Breathe est un réel souffle dans le paysage du genre de ces dernières années. Qu'il serve de modèle...
Noémie Merlant et Naomi Amarger se livrent corps et âmes dans un récit de vies bouleversant sur le processus d'embrigadement, écrit et mis en scène par Marie-Castille Mention-Schaar. Dans Le Ciel Attendra, la réalisatrice fait fi des tabous et le résultat ne laisse pas indifférent.
L'Odyssée s'impose comme l'un des plus gros succès français de cette fin d'année 2016, du seul fait de la popularité du personnage auquel est il consacré : Le Commandant Cousteau. Mais le film parvient-il à s'affranchir du schéma classique du biopic superficiel ou réussit-il à explorer en profondeur son sujet?
Huit mois après la sortie de C'est l'amour, Paul Vecchiali, revient avec Le Cancre, un film sélectionné hors-compétition au dernier festival de Cannes.
Publiées aux éditions Dupuis, la BD des aventures de la jeune Tamara sont devenues un modèle pour beaucoup de jeunes de sa génération. Son adaptation cinématographique réussira-t-elle à convaincre ce même public ou risque-t-elle de sombrer dans la pure ringardise cucul-la-praline?
Aquarius, du brésilien Kleber Mendonça Filho est un film aux multiples facettes, mêlant habilement l'intime d'une femme portée par l'iconique Sonia Braga, à la situation de son pays, le Brésil, et de sa ville, Recife. Cependant, sa durée de 2h25 influe sur le rythme qui connaît des flottements et des boucles quelque peu répétitives. A voir.
Sous la plume de Michel Plessix, l’univers pastoral imaginé par Kenneth Grahame retrouve une seconde jeunesse. Une fresque douce et mélancolique où l’amitié, la nature et les caprices composent une partition d’une rare délicatesse.
Avec "Monet en quête de lumière", Aurélie Castex épouse un regard. À hauteur d’homme, au fil des saisons et des doutes, sa bande dessinée retrace l’itinéraire d’un peintre obsédé par l’insaisissable, jusqu’à faire de la lumière elle-même un sujet.
De la classification française aux plateformes mondialisées, en passant par le gore italien, les blasphèmes de Luis Buñuel ou les polémiques plus contemporaines, Darkness, censure & cinéma propose un recueil de textes éloquents quant aux différentes formes de censure. C'est à découvrir aux éditions LettMotif.
Ce deuxième volume de l'arc Saiyans concentre ce que Dragon Ball a de plus brutal et de plus sublime. C'est ici, peut-être, que la série devient grande.
Avec "Mortépi", Florian Breuil signe un premier roman graphique d’une densité remarquable, où la quête de reconnaissance artistique se mue en impasse existentielle. Dans une ville à moitié noyée, la disparition devient paradoxalement le dernier moyen d’apparaître.