Avec Hope, Na Hong-jin livre un blockbuster sud-coréen spectaculaire mêlant action, horreur et science-fiction, porté par une mise en scène virtuose malgré un scénario plus conventionnel.
"Clayface" est le film du renouveau du DCU : un body horror organique et romantique qui assume son héritage — Cronenberg, Carpenter, Todds jusqu’à "The Substance" — pour faire du visage mutilé le théâtre même de l’identité.
Jo et Raissa, amies depuis l'enfance, se retrouvent propulsées sur Nakali, île mythologique nourrie du folklore philippin, la veille de leur séparation. Pour rentrer chez elles, elles risquent de perdre leurs souvenirs communs. Une amitié touchante et une animation ambitieuse, freinées par un rythme trop pressé.
Gore Verbinski se venge de son expérience avec les gros studios dans A Cure for Life. Une oeuvre radicale et jusqu'au boutiste qui s'impose par sa mise en scène somptueuse et comme étant une adaptation indirecte du célèbre jeu vidéo BioShock.
Après le thriller (Ne Le Dis à Personne, Blood Ties) et le film générationnel (Les Petits Mouchoirs), Guillaume Canet, après sa première réalisation Mon Idole, revient à la comédie avec Rock'N roll, où le spectateur est plongé au plus près de sa crise de la quarantaine. Film nombriliste ou farce réussie?
Alibi.com est finalement une comédie à l'humour gras mais bien rythmée, qui malgré une formule bien trop classique, connaît quelques séquences inspirées.
La peur de l'inconnu, d'être coupé du monde avec un père angoissant et le sentiment d'être suivi par le diable en personne, c'est la base de toutes les frayeurs enfantines. C'est aussi le point de départ du nouveau film de Gilles Marchand. Réussit-il à nous faire partager le trouble de ce jeune garçon ou livre-t-il un film trop abstrait pour marquer les esprits?
Noces a l'honnêteté de ne pas enjoliver son constat sur la condition féminine en suivant le destin de Zahira belgo-pakistanaise pour laquelle on prévoit un mariage arrangé et un retour à la case départ. Mais à qui le film s'adresse-t-il vraiment ? Et ne prêche-t-il pas que des convaincus ? Réponse dans notre critique et en salles dès le 22 février.
Les Derniers Parisiens est un film passionnant, au cœur de son sujet. Dans les rues de Pigalle, Hamé et Ekoué filment des gens avant tout, portés par les interprétations de Reda Kateb et Slimane Dazi.
Grâce à Claire Simon, mais sans pour autant être une oeuvre de propagande, l'envers du décor du concours le plus convoité de France, dans le monde de l'audiovisuel, nous est dévoilé. Au stress des étudiants se mêlent les prises de position des professeurs. Alors, ferez-vous parti des 3000 prochaines personnes à postuler au concours d'admission à la Fémis ou en serez vous dégouté ?
Avec le second opus cinématographique de la saga Fifty Shades adaptée du phénomène littéraire éponyme, l'intrigue bascule dans une dimension plus sombre et nous promet un film aussi érotique que sulfureux. Mais qu'en est-il véritablement ? Le réalisateur ose-t-il réellement la subversion ou reste-t-il dans le divertissement policé, voire carrément niais ?
Le Principe de Wellington de Nathalie Léger : une commande de scénario sur l’aveu devient une enquête vertigineuse sur l’écriture, la vérité et les masques du « je ». Entre anagnorisis tragique, Wittgenstein, Emily Dickinson et imitation des personnages aimés, la narratrice-écrivaine explore les confins du langage et de la fiction, interroge les affres de la création et la culpabilité, et tisse une émouvante apologie de la relation entre frères et sœurs.
« - Eu cartonne of Lucky Strike fore ziss fez en poil de cul !? Tut’moques de moi, l’ami ?
- Yes, my friend. Ten packs ! That’s a very good price for you… »
Tyler Boss et Martin Simmonds reprennent le mythe du Fantôme dans un récit d’enquête où le prestige du spectacle autorise toutes les outrances. Paru chez Urban Comics, ce volume de la collection Universal Monsters doit autant à son atmosphère graphique qu’à sa manière de faire du théâtre un lieu de désir, de peur et de faux-semblants.
Dans "Géographie du rap : Villes et scènes en France et aux États-Unis", le géographe Séverin Guillard étudie les signes et lignes de force qui relient les artistes à leurs villes, ainsi que les inégalités qui séparent les scènes locales des centres de l’industrie musicale. De Lille à Atlanta en passant par Paris, représenter un lieu, c’est aussi revendiquer sa place sur un échiquier complexe.
Dans "Le Parfum des feuilles de thé" (Robert Laffont), Camille Monceaux et Virginie Blancher suivent Akane et Mayumi, deux jeunes femmes qui quittent Tokyo pour reprendre une plantation familiale. Au rythme des récoltes, leur installation devient une histoire de transmission et de choix de vie, non sans doutes.