Avec Hope, Na Hong-jin livre un blockbuster sud-coréen spectaculaire mêlant action, horreur et science-fiction, porté par une mise en scène virtuose malgré un scénario plus conventionnel.
"Clayface" est le film du renouveau du DCU : un body horror organique et romantique qui assume son héritage — Cronenberg, Carpenter, Todds jusqu’à "The Substance" — pour faire du visage mutilé le théâtre même de l’identité.
Jo et Raissa, amies depuis l'enfance, se retrouvent propulsées sur Nakali, île mythologique nourrie du folklore philippin, la veille de leur séparation. Pour rentrer chez elles, elles risquent de perdre leurs souvenirs communs. Une amitié touchante et une animation ambitieuse, freinées par un rythme trop pressé.
A défaut de renouveler les jeux dont il s'inspire et de se sortir de son statut de série B, Resident Evil : Vendetta assure le minimum syndical en étant plus regardable, divertissant et respectueux que les ignominies de Paul W.S. Anderson;
Antoine a tout perdu, son hotel particulier somptueux, son statut et même ses ennemis. Difficile de ne pas songer au complot et le songe est présent dès le synopsis. Plongé dans ce cauchemar identitaire créé par Fabrice Gobert, à qui l'on doit Les Revenants, et Valentine Arnaud, le spectateur assiste impuissant aux tourments d'un nouveau personnage hitchcockien.
À l'heure où les croisières sont à la mode, Dream Boat se démarque de ces dernières par la singularité de sa thématique. Entre folies et révélations, ce documentaire dépeint avec sincérité le quotidien de ces milliers d'homosexuels venus trouver, le temps d'une semaine, la liberté.
Avec un démarrage très en deçà des attentes aux USA, il est ainsi facile aux détracteurs de la saga Transformers et plus généralement à Michael Bay de répudier davantage le nouvel opus de la franchise. Mais que vaut réellement ce Last Knight? Est il un nouvel opus sans âme ou une manière pour Michael Bay de démontrer qu’il en a encore sous le capot?
It Comes at Night est un thriller psychologique souvent fascinant et somptueux sur sa forme mais qui frustre par le traitement parfois bancal de son fond.
Sans réel talent ni expérience, le duo Eric et Quentin se lance dans le cinéma pour nous livrer, non pas un film, mais une abomination se voulant trash et faisant plus pitié qu'autre chose.
Ana mon amour , le nouveau film de Cãlin Peter Netzer est de ceux qui méritent que l'on s'attarde sur eux pour se rendre compte vraiment de la substance riche qui les compose. Cette histoire d'un amour sur fond psychanalytique vaut la peine qu'on s'y intéresse...
Avec ses airs de The Last of Us, The Last Girl est la sensation du cinéma de zombies de 2017. Un survival qui s'avère bien plus malin qu'il en a l'air.
Le Principe de Wellington de Nathalie Léger : une commande de scénario sur l’aveu devient une enquête vertigineuse sur l’écriture, la vérité et les masques du « je ». Entre anagnorisis tragique, Wittgenstein, Emily Dickinson et imitation des personnages aimés, la narratrice-écrivaine explore les confins du langage et de la fiction, interroge les affres de la création et la culpabilité, et tisse une émouvante apologie de la relation entre frères et sœurs.
« - Eu cartonne of Lucky Strike fore ziss fez en poil de cul !? Tut’moques de moi, l’ami ?
- Yes, my friend. Ten packs ! That’s a very good price for you… »
Tyler Boss et Martin Simmonds reprennent le mythe du Fantôme dans un récit d’enquête où le prestige du spectacle autorise toutes les outrances. Paru chez Urban Comics, ce volume de la collection Universal Monsters doit autant à son atmosphère graphique qu’à sa manière de faire du théâtre un lieu de désir, de peur et de faux-semblants.
Dans "Géographie du rap : Villes et scènes en France et aux États-Unis", le géographe Séverin Guillard étudie les signes et lignes de force qui relient les artistes à leurs villes, ainsi que les inégalités qui séparent les scènes locales des centres de l’industrie musicale. De Lille à Atlanta en passant par Paris, représenter un lieu, c’est aussi revendiquer sa place sur un échiquier complexe.
Dans "Le Parfum des feuilles de thé" (Robert Laffont), Camille Monceaux et Virginie Blancher suivent Akane et Mayumi, deux jeunes femmes qui quittent Tokyo pour reprendre une plantation familiale. Au rythme des récoltes, leur installation devient une histoire de transmission et de choix de vie, non sans doutes.