Avec Hope, Na Hong-jin livre un blockbuster sud-coréen spectaculaire mêlant action, horreur et science-fiction, porté par une mise en scène virtuose malgré un scénario plus conventionnel.
"Clayface" est le film du renouveau du DCU : un body horror organique et romantique qui assume son héritage — Cronenberg, Carpenter, Todds jusqu’à "The Substance" — pour faire du visage mutilé le théâtre même de l’identité.
Jo et Raissa, amies depuis l'enfance, se retrouvent propulsées sur Nakali, île mythologique nourrie du folklore philippin, la veille de leur séparation. Pour rentrer chez elles, elles risquent de perdre leurs souvenirs communs. Une amitié touchante et une animation ambitieuse, freinées par un rythme trop pressé.
We are X, le documentaire sur les X Japan sort enfin sur nos écrans. L'occasion de (re)découvrir des artistes fragiles en proie à leurs démons dans un film touchant.
I Am Not Madame Bovary est le film aux sept récompenses de Feng Xiaogang. Ce drame lyrique, inspiré d'un mythe chinois, est un portrait satirique de la Chine d'aujourd'hui. Entre esthétisme et militance, retour sur une oeuvre belle et bien dans l'air du temps.
Avec Baby Driver Edgar Wright revient en très grande forme et signe un film survitaminé et virtuose qui, malgré son scénario très calibré, pourrait s'imposer comme le divertissement de l'été.
Fiers du succès de leur franchise, les studios Illumination Entertainment ne se sont pas foulés avec ce Moi, moche et méchant 3, opus très anecdotique qui ne fait que se reposer sur les lauriers de ses prédécesseurs.
Après une trilogie et une saga avortée au bout de deux épisodes, une nouvelle version de Spiderman fait son apparition. Déjà aperçu dans Captain America : Civil War, l'homme-araignée a ici tout un film pour briller. Le tout dans l'univers partagé Marvel aux côtés d'Iron Man et Captain America. Nouveau costume, nouveaux vilains, nouvelle tête : Que vaut Spiderman : Homecoming ?
Alors que le public aurait pu avoir une comédie digne de Tanguy et de Papa ou Maman, Mon Poussin s'avère être beaucoup trop classique et gentillet pour amuser pleinement la galerie.
Le Principe de Wellington de Nathalie Léger : une commande de scénario sur l’aveu devient une enquête vertigineuse sur l’écriture, la vérité et les masques du « je ». Entre anagnorisis tragique, Wittgenstein, Emily Dickinson et imitation des personnages aimés, la narratrice-écrivaine explore les confins du langage et de la fiction, interroge les affres de la création et la culpabilité, et tisse une émouvante apologie de la relation entre frères et sœurs.
« - Eu cartonne of Lucky Strike fore ziss fez en poil de cul !? Tut’moques de moi, l’ami ?
- Yes, my friend. Ten packs ! That’s a very good price for you… »
Tyler Boss et Martin Simmonds reprennent le mythe du Fantôme dans un récit d’enquête où le prestige du spectacle autorise toutes les outrances. Paru chez Urban Comics, ce volume de la collection Universal Monsters doit autant à son atmosphère graphique qu’à sa manière de faire du théâtre un lieu de désir, de peur et de faux-semblants.
Dans "Géographie du rap : Villes et scènes en France et aux États-Unis", le géographe Séverin Guillard étudie les signes et lignes de force qui relient les artistes à leurs villes, ainsi que les inégalités qui séparent les scènes locales des centres de l’industrie musicale. De Lille à Atlanta en passant par Paris, représenter un lieu, c’est aussi revendiquer sa place sur un échiquier complexe.
Dans "Le Parfum des feuilles de thé" (Robert Laffont), Camille Monceaux et Virginie Blancher suivent Akane et Mayumi, deux jeunes femmes qui quittent Tokyo pour reprendre une plantation familiale. Au rythme des récoltes, leur installation devient une histoire de transmission et de choix de vie, non sans doutes.