Un accident contraint Vicente à quitter le petit paradis pour gays qu'est "Maspalomas", aux îles Canaries, pour une maison de retraite médicalisée à San Sebastián. Ce retour à la "vie d'avant" va le confronter à son passé tout en questionnant son identité. Un film riche, sensible, souvent subtil, servi par une réalisation hélas un peu trop académique mais transcendée par la composition de son acteur principal, José Ramón Soroiz.
"Des Minions et des monstres" replonge dans le Hollywood des années folles, entre références à Chaplin, Keaton et "Chantons sous la pluie". Si Illumination livre une bonne surprise pour ce début d'été, le film peine à transformer ses idées en véritable souffle d'aventure, restant prisonnier d'un confort thématique déjà visible chez d'autres studios.
"Toy Story 5" déçoit malgré une belle animation. Woody trahit sa fin du quatrième opus, Buzz reste secondaire et c'est Jessie qui porte tout le poids émotionnel du film. Un scénario qui ne décolle jamais, des décors paresseux... Disney a-t-il fini par essorer sa propre saga ?
Miroirs No.3 est le dix-neuvième long métrage de Christian Petzlod qui s'entoure de ses fidèles actrices Paula Beer et Barbara Auer. Il raconte ici une histoire de fantômes invisibles mais palpables, de deuil, dans un univers qui confine au rêve, à l'irréel et pourtant ancré dans un quotidien très simple. Un film qui sait aussi tirer profit de sa bande originale entre piano et pop.
"Connemara", d'Alex Lutz, est une odyssée sensorielle sur les amours perdues. Le réalisateur transpose le roman de Nicolas Mathieu en un film poignant, entre nostalgie et désenchantement, porté par Mélanie Thierry et Bastien Bouillon. Analyse des thèmes, de la mise en scène et de l'héritage cassavétien.
"Sleeping Dogs" suit un ex-policier atteint d’Alzheimer, incarné par Russell Crowe, tentant de résoudre une affaire non élucidée. Si le film ambitionne de mêler thriller psychologique et drame mental à la manière de Memento, il s’égare dans une narration confuse, sans tension ni émotion forte, malgré une performance solide de Crowe.
Voilà une immersion haletante dans le quotidien d’une infirmière, qui pointe du doigt des services hospitaliers manquant de moyens mais surtout de personnel. Pour son troisième long-métrage, la suissesse Pietra Biondina Volpe fait preuve d’un sens du rythme et de l’urgence qui traverse l’écran, ainsi que d’un souci du détail qui repose sur une grosse documentation en amont.
Dans "La Femme qui en savait trop", Nader Saeivar signe un drame poignant sur la condition des femmes en Iran. Tourné dans la clandestinité, le film mêle tension sociale et poésie visuelle. À travers la danse, les silences et les regards, il explore la résistance féminine face à l’oppression patriarcale et la quête d’une liberté longtemps confisquée.
Remake surprenant et moderne de "La Guerre des Rose", version 2025, portée par Olivia Colman et Benedict Cumberbatch, revisite avec finesse les tensions conjugales d’un couple en crise. Une comédie dramatique piquante, ancrée dans son époque.
Avec Alpha, la réalisatrice de Grave et Titane semble s’égarer dans un récit boursouflé et confus. Entre double temporalité inutile, symbolisme appuyé et traitement maladroit des thèmes sociaux, ce troisième long-métrage déçoit cruellement.
Dans "Brief History of a Family", Jianjie Lin dissèque les tensions d’un foyer chinois avec une précision clinique et une esthétique soignée. Derrière l’intrusion d’un adolescent mystérieux, le film explore les frustrations parentales et les failles d’un modèle familial en quête de sens.
Avec "L’Origine de l’humour", Mab remonte jusqu’à la préhistoire pour confier à un chasseur médiocre une mission divine : faire rire l’humanité. Une genèse joyeusement idiote, publiée chez Fluide Glacial, où le gag devient une affaire très sérieuse.
Avec ce troisième volume de l’arc Saiyan en édition Full Color, Dragon Ball atteint, mine de rien, l’un de ses sommets narratifs. Le duel entre Goku et Vegeta passera en effet à la postérité : explosion de puissance, nouvelles techniques de combat, tandis que les conséquences de cet affrontement bouleverseront durablement l’univers imaginé par Akira Toriyama.
Avec ce premier tome, Patrice Perna et Malo Kerfriden signent une bande dessinée historique tendue, qui raconte le triple effondrement d’un homme, d’un régime et d’un mythe.
Avec "Agnès la Chevaleresse", Damien Geffroy se délecte des mythes de l’heroic fantasy. Pièce après pièce, avec une jubilation fortement communicative, il imagine un récit entre satire des histoires chevaleresques, héroïne obstinée et vieux mentor plus porté sur la chopine que sur l’honneur. L’auteur livre aux éditions Fluide Glacial une aventure légère, drôle et souvent irrésistible.
À l'heure où Wall Street commence à façonner le monde moderne, un adolescent en fuite croise la route d'un vagabond qui lui apprend à regarder l'Amérique autrement. Avec "Baby Boxer Banker", premier volet de La Vie extraordinaire d'Arizona Joe, Stéphane Piatzszek et Fabrice Meddour signent un récit d'initiation où l'aventure se mêle à la filiation, la liberté et les promesses contradictoires du rêve américain.