Critiques films

Ulya, le très beau film de Viesturs Kairišs : quand on cherche du côté de chez soi

Dans la Lettonie soviétique, une adolescente issue d’une famille russe de Vieux-Croyants découvre le basket comme une sortie possible hors de son isolement. Avec Ulya, Viesturs Kairišs imagine le chemin intérieur qui mène Ouliana Semionova vers elle-même.

Hope : Korean Rollercoaster!

Avec Hope, Na Hong-jin livre un blockbuster sud-coréen spectaculaire mêlant action, horreur et science-fiction, porté par une mise en scène virtuose malgré un scénario plus conventionnel.

Clayface : le visage de l’autre

"Clayface" est le film du renouveau du DCU : un body horror organique et romantique qui assume son héritage — Cronenberg, Carpenter, Todds jusqu’à "The Substance" — pour faire du visage mutilé le théâtre même de l’identité.

La juste Route, de Ferenc Török : Noir comme le souvenir

Le réalisateur Ferenc Török et son coscénariste Gábor T. Szántó qui a écrit la nouvelle, Homecoming, dont est tiré ce film, la Juste route, remettent l'accent sur les sombres à-côtés de la Shoah : la participation des hongrois à divers degrés à la déportation et à la spoliation des Juifs, suivie des remords ou de l'absence de remords chez les villageois concernés. En Noir & Blanc comme les archives de l'époque, le film est magnifique et édifiant.

Everything, Everything : un film débile, débile

Dans la même veine que "Nos Etoiles Contraires", "Everything, Everything" présente l'histoire insipide et stupide entre une enfant-bulle et son voisin très lisse.

The Greatest Showman : Hugh Jackman en scène pour fêter l’humanité

Dans The Greatest Showman, Hugh Jackman renoue avec la comédie musicale en interprétant le célèbre P. T. Barnum. Un spectacle très divertissant, aux chansons et aux chorégraphies assez réussies !

In the fade, le dernier revenge movie

Fatih Akın fait de Diane Kruger l'héroïne d'un thriller aux allures de drame psychologique.

Bright : Quand David Ayer confirme son absence de talent

Disons le sans détours, le blockbuster de Netflix est totalement raté. David Ayer prend son sujet avec bien trop de sérieux et passe (une fois de plus) pour le crétin de service. Bien fait pour lui.

Vers la lumière de Naomi Kawase : un voyage sensoriel ampoulé

Avec Vers la lumière, Naomi Kawase parle de cinéma, de l’interprétation que nous portons aux images. Malgré sa belle mise en scène, elle s’empêtre à vouloir tout expliquer, à déployer son intrigue par l’instance possessive des mots, à cartographier sa dialectique par un symbolisme pompeux.

Si tu voyais son coeur, l’errance d’un regard

Les névroses sont souvent belles à filmer et passionnantes à l'écran. Dans Si tu voyais son coeur, elles ne sont pas toujours captivantes malgré une bonne mise en scène de Joan Chemla.

Seule sur la plage la nuit, de Hong SangSoo : le fruit de la passion

Film après film, le Sud-Coréen Hong SangSoo décrypte un sujet unique : l'amour. Avalées à coups de soju, les paroles que ses protagonistes s'échangent dans un format très rohmérien, sont encore plus précises et plus touchantes dans Seule la plage la nuit, qui a valu l'Ours d'argent de la meilleure actrice à sa muse, Kim Minhee.

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Le Principe de Wellington de Nathalie Léger : une commande de scénario sur l’aveu devient une enquête vertigineuse sur l’écriture, la vérité et les masques du « je ». Entre anagnorisis tragique, Wittgenstein, Emily Dickinson et imitation des personnages aimés, la narratrice-écrivaine explore les confins du langage et de la fiction, interroge les affres de la création et la culpabilité, et tisse une émouvante apologie de la relation entre frères et sœurs.

Les Naufragés du Lavalette : légende marine

« - Eu cartonne of Lucky Strike fore ziss fez en poil de cul !? Tut’moques de moi, l’ami ? - Yes, my friend. Ten packs ! That’s a very good price for you… »

« Le Fantôme de l’opéra » : horreur en musique

Tyler Boss et Martin Simmonds reprennent le mythe du Fantôme dans un récit d’enquête où le prestige du spectacle autorise toutes les outrances. Paru chez Urban Comics, ce volume de la collection Universal Monsters doit autant à son atmosphère graphique qu’à sa manière de faire du théâtre un lieu de désir, de peur et de faux-semblants.

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« Le Parfum des feuilles de thé » : reprendre racine

Dans "Le Parfum des feuilles de thé" (Robert Laffont), Camille Monceaux et Virginie Blancher suivent Akane et Mayumi, deux jeunes femmes qui quittent Tokyo pour reprendre une plantation familiale. Au rythme des récoltes, leur installation devient une histoire de transmission et de choix de vie, non sans doutes.