"Spider-Man : Brand New Day" marque le meilleur retour du tisseur au cinéma depuis la trilogie de Sam Raimi, porté par des effets pratiques bluffants et un Tom Holland toujours parfait. Mais le film reste plombé par un cahier des charges Marvel étouffant et le retour discutable de Zendaya en MJ.
Une jeune femme est embauchée dans un palace saoudien du XVIe arrondissement de Paris. Sa mission : servir la favorite du prince. Les deux femmes, auxquelles s’ajoute le majordome de la demeure, vont s’apprivoiser, réunis par leur condition de captifs volontaires. Un premier long-métrage réussi signé Hélène Rosselet-Ruiz.
Après dix ans de gestation, le nouveau Gregg Araki porté par Olivia Wilde et Cooper Hoffman, "I Want Your Sex" débarque enfin en salles. Entre fantasme de muse, rapport de domination et lettre d'amour pop et acidulée à la Gen Z, le cinéaste de 66 ans flirte avec son époque sans jamais vraiment la bouleverser.
Sous couvert du film mâle hyperbolique annoncé, Criminal Squad dessine le crépuscule d’un archétype en fin de vie. Ce faisant, le film de Christian Gudecast réussit à être parfaitement ce qu’il se devait d’être, tout en devenant son inverse. Autant dire que de la part du scénariste de la Chute de Londres et Un homme à part, on n'en attendait vraiment pas tant.
Alors que les jeux olympiques d'hiver battent leur plein en Corée du Sud, Greg Gillespie nous propose une plongée cash dans la vie de Tonya Harding, de ses 3 ans à sa chute après l’agression de Nancy Kerrigan.
Black Panther, un film enraciné dans l'histoire et dans la culture tribale africaine, il transcende le genre des super-héros et devient lyrique avec son visuel simplement magnifique et sa distribution stellaire. Ryan Coogler, le réalisateur du drame indie Fruitvale Station et de Rocky Creed offre certainement l'un des meilleurs Marvel, s'inscrivant parfaitement dans le MCU post - Captain America : Civil War
Malgré son casting impeccable et son ambition formelle d'être une réflexion mystique sur la foi, L'Apparition frustre par des personnages fonctions et des facilités de scénario frustrantes. Dommage, car le long-métrage peut compter sur ses belles images et le talent du réalisateur pour créer une ambiance singulière
Dans Phantom Thread, Daniel Day-Lewis signe ses adieux à sa carrière d'acteur avec une ultime interprétation exceptionnelle. Ce drame intimiste et hitchcockien, relatant une passion venimeuse et tourmentée, lui offre un dernier rôle taillé sur mesure.
En étant contraint de sortir presque 3 ans après la sortie du dernier volet, Le Labyrinthe : Le Remède Mortel s'exposait à une certaine lassitude; voire oubli du public. Mais le fait est que la dernière aventure de Thomas parvient à conjuguer efficacité et maîtrise, le tout, malgré un scénario toujours aussi mince.
Le nouveau-né du studio Aardman Animations, Cro-Man, enthousiasme par son univers autant qu'il déçoit par son manque de profondeur et de prises de risque. Un bon divertissement qui fera le bonheur des plus jeunes, mais pourra-t-il perdurer dans la mémoire des plus grands, comme l'ont fait Wallace & Gromit, Chicken Run ou Shaun le mouton avant lui ?
Inspiré des événements de l'attentat du Thalys, 15h17 pour Paris retrace la genèse des trois héros qui ont neutralisé Ayoub Elh Khazzani, terroriste du train. Avec ce film, Eastwood n'échappe pas à un manichéisme patriotique pro-militaire navrant mais propose une oeuvre troublante qui interroge sur la limite entre fiction et réalité.
Dans un monde post-apocalyptique qui ne tourne déjà plus très rond, quatre rockeurs morts-vivants doivent réunir les reliques sacrées du rock’n’roll. Arnaud Le Gouëfflec et Julien Solé signent un road-trip furieux et absurdement réjouissant.
Entre montée des populismes, guerres hybrides, défiance envers les institutions et avènement des réseaux sociaux, la désinformation est devenue l'un des grands enjeux démocratiques de notre époque. Avec "La Désinformation", Grégoire Darcy propose une synthèse ambitieuse des connaissances scientifiques sur le sujet.
En imaginant la rencontre du jeune Charles Dickens avec Oliver, enfant des rues et alouette de la Tamise, Philippe Charlot et Manu Cassier font de Mudlarks le récit d’une double initiation : celle d’un garçon brutalement confronté à la misère londonienne et celle d’un futur écrivain découvrant, au contact des oubliés, la matière humaine de son œuvre.
« - Les producteurs doivent bien être masochistes pour produire tous ces films où ils sont dépeints en crapules.
- Drôle de théorie… Encore une cérébrale qui déteste le cinéma mais rêve d’en faire… »