"La Bataille de Gaulle : J'écris ton nom" referme le diptyque consacré au général. Le film gagne en clarté par rapport à "L'Âge de fer", mais reste pris au piège de son admiration pour De Gaulle. Ses meilleurs moments restent le duel d'égos avec Roosevelt, qui veut placer la France libérée sous tutelle américaine, et l'ascension de Leclerc vers la libération de Paris.
Un accident contraint Vicente à quitter le petit paradis pour gays qu'est "Maspalomas", aux îles Canaries, pour une maison de retraite médicalisée à San Sebastián. Ce retour à la "vie d'avant" va le confronter à son passé tout en questionnant son identité. Un film riche, sensible, souvent subtil, servi par une réalisation hélas un peu trop académique mais transcendée par la composition de son acteur principal, José Ramón Soroiz.
"Des Minions et des monstres" replonge dans le Hollywood des années folles, entre références à Chaplin, Keaton et "Chantons sous la pluie". Si Illumination livre une bonne surprise pour ce début d'été, le film peine à transformer ses idées en véritable souffle d'aventure, restant prisonnier d'un confort thématique déjà visible chez d'autres studios.
Manhattan Stories de l'Américain Dustin Guy Defa est un film de la mouvance du mumblecore typique de Sundance, mais qui se distingue par un mix habile entre légèreté du dispositif, sa drôlerie, même, et le sérieux qui est accordé aux sentiments et à l'intimité des personnages et surtout à leurs interactions pas toujours facile.
Dwayne Johnson est de retour pour jouer le rôle du tas de muscles super cool sauveur du monde, mais dans Rampage : Hors de contrôle il se fait malencontreusement voler la vedette par George, un gorille albinos de près de 10 mètres de haut s'amusant à semer le carnage dans Chicago en compagnie d'un loup porc-épic et d'un crocodile phacochère.
Après le succès critique et public de Dernier Train pour Busan, le réalisateur coréen Yeon Sang-ho revient avec Psychokinesis, un film de super-héros bien différent des Marvel, sorti en France sur Netflix.
A ne pas confondre avec la comédie US avec Amy Schumer sortie l'année dernière, Larguées est le premier long métrage de l'autre duo à l'origine de Connasse. Noémie Saglio avait déjà grossi le trait dans Telle mère, telle fille avec Cottin et Binoche. Ici, Eloise Lang dépeint grossièrement des figures manichéennes et perd rapidement le contrôle de son navire à défaut de l'écriture et de la direction d'acteurs. Un feel good movie carte postale décomplexant, mais pas maîtrisé.
Avengers : Infinity War amorce la conclusion de cette phase 3 avec savoir-faire, dominé surtout par son méchant très réussi. Un Thanos plus nuancé qu'escompté qui apporte au film un supplément d'âme et une gravité inespérée.
Pierre Lapin, le personnage créé par l'auteure pour enfants Beatrix Potter, devient le héros de ce film éponyme, mêlant scènes de prise de vue réelles et animation.
Dans une version longue inédite en salles, Mai 68 La Belle Ouvrage est un documentaire qui recueille deux heures de témoignages sur la violence de la répression policière qui s'est abattue sur les étudiants, et même parfois sur de simples passants, lors des manifestations parisiennes.
Arrivé dans nos salles obscures sans crier gare, Jersey Affair, le premier long métrage du britannique Michael Pearce est un thriller davantage orienté vers le drame psychologique que vers les enquêtes policières. Un coup d'essai maîtrisé.
Avec "L’Origine de l’humour", Mab remonte jusqu’à la préhistoire pour confier à un chasseur médiocre une mission divine : faire rire l’humanité. Une genèse joyeusement idiote, publiée chez Fluide Glacial, où le gag devient une affaire très sérieuse.
Avec ce troisième volume de l’arc Saiyan en édition Full Color, Dragon Ball atteint, mine de rien, l’un de ses sommets narratifs. Le duel entre Goku et Vegeta passera en effet à la postérité : explosion de puissance, nouvelles techniques de combat, tandis que les conséquences de cet affrontement bouleverseront durablement l’univers imaginé par Akira Toriyama.
Avec ce premier tome, Patrice Perna et Malo Kerfriden signent une bande dessinée historique tendue, qui raconte le triple effondrement d’un homme, d’un régime et d’un mythe.
Avec "Agnès la Chevaleresse", Damien Geffroy se délecte des mythes de l’heroic fantasy. Pièce après pièce, avec une jubilation fortement communicative, il imagine un récit entre satire des histoires chevaleresques, héroïne obstinée et vieux mentor plus porté sur la chopine que sur l’honneur. L’auteur livre aux éditions Fluide Glacial une aventure légère, drôle et souvent irrésistible.
À l'heure où Wall Street commence à façonner le monde moderne, un adolescent en fuite croise la route d'un vagabond qui lui apprend à regarder l'Amérique autrement. Avec "Baby Boxer Banker", premier volet de La Vie extraordinaire d'Arizona Joe, Stéphane Piatzszek et Fabrice Meddour signent un récit d'initiation où l'aventure se mêle à la filiation, la liberté et les promesses contradictoires du rêve américain.