"La Bataille de Gaulle : J'écris ton nom" referme le diptyque consacré au général. Le film gagne en clarté par rapport à "L'Âge de fer", mais reste pris au piège de son admiration pour De Gaulle. Ses meilleurs moments restent le duel d'égos avec Roosevelt, qui veut placer la France libérée sous tutelle américaine, et l'ascension de Leclerc vers la libération de Paris.
Un accident contraint Vicente à quitter le petit paradis pour gays qu'est "Maspalomas", aux îles Canaries, pour une maison de retraite médicalisée à San Sebastián. Ce retour à la "vie d'avant" va le confronter à son passé tout en questionnant son identité. Un film riche, sensible, souvent subtil, servi par une réalisation hélas un peu trop académique mais transcendée par la composition de son acteur principal, José Ramón Soroiz.
"Des Minions et des monstres" replonge dans le Hollywood des années folles, entre références à Chaplin, Keaton et "Chantons sous la pluie". Si Illumination livre une bonne surprise pour ce début d'été, le film peine à transformer ses idées en véritable souffle d'aventure, restant prisonnier d'un confort thématique déjà visible chez d'autres studios.
Manifesto n'est pas l'OVNI qu'on décrit çà et là. Le film de Julian Rosefeldt est certes un film quasi-expérimental, mais le discours et les courants artistiques successifs qu'il illustre merveilleusement avec la complicité de Cate Blanchett restent tout à fait ancrés dans le temps, comme une réponse au constat de la matérialité accélérée de l'ère actuelle.
Elle nous avait laissé avec Le Ciel attendra, un film plutôt réussi sur la radicalisation de jeunes filles dans la France d'aujourd'hui. Pourtant, dans La Fête des mères, Marie-Castille Mention Schaar déçoit avec un film choral épileptique et souvent navrant sur la maternité dans "tous ses états".
Le Festival de Cannes 2018 vient de fermer ses portes et les sorties cinéma en salles hexagonales reprennent leurs cours. Mutafukaz, film d’animation franco-japonais, réalisé par Shōjirō Nishimi et Run, est un défouloir hybride et violent qui voit s’entremêler les univers hétéroclites de GTA, Clerks et d’Akira.
Portée par l'énergie du couple Jason Bateman-Rachel McAdams, Game Night est une comédie sympathique et ludique entre le Cluedo et After Hours de Martin Scorsese.
Suivant son propre cahier des charges, Deadpool 2 enchaîne les gags et les références avec un débit de mitraillette. Problème, il oublie au passage de raconter une histoire ou d'aborder un quelconque sujet, et devient finalement le reflet à peine déformé de ce qu'il voulait justement parodier.
Après plus de 20 ans de déconvenue, l'arlésienne de Terry Gilliam voit enfin le jour. C'est entre appréhension et excitation qu'on découvre un L'Homme qui tua Don Quichotte loin de nos attentes mais empreint d'une vraie passion de cinéma.
Véritable succès au box-office en Amérique du Sud, No Dormirás de Gustavo Hernandez suit une troupe d'acteurs explorant les effets de l'insomnie. Malgré un point de départ original et alléchant, le film sombre très vite dans une horreur beaucoup trop consensuelle.
Avec "L’Origine de l’humour", Mab remonte jusqu’à la préhistoire pour confier à un chasseur médiocre une mission divine : faire rire l’humanité. Une genèse joyeusement idiote, publiée chez Fluide Glacial, où le gag devient une affaire très sérieuse.
Avec ce troisième volume de l’arc Saiyan en édition Full Color, Dragon Ball atteint, mine de rien, l’un de ses sommets narratifs. Le duel entre Goku et Vegeta passera en effet à la postérité : explosion de puissance, nouvelles techniques de combat, tandis que les conséquences de cet affrontement bouleverseront durablement l’univers imaginé par Akira Toriyama.
Avec ce premier tome, Patrice Perna et Malo Kerfriden signent une bande dessinée historique tendue, qui raconte le triple effondrement d’un homme, d’un régime et d’un mythe.
Avec "Agnès la Chevaleresse", Damien Geffroy se délecte des mythes de l’heroic fantasy. Pièce après pièce, avec une jubilation fortement communicative, il imagine un récit entre satire des histoires chevaleresques, héroïne obstinée et vieux mentor plus porté sur la chopine que sur l’honneur. L’auteur livre aux éditions Fluide Glacial une aventure légère, drôle et souvent irrésistible.
À l'heure où Wall Street commence à façonner le monde moderne, un adolescent en fuite croise la route d'un vagabond qui lui apprend à regarder l'Amérique autrement. Avec "Baby Boxer Banker", premier volet de La Vie extraordinaire d'Arizona Joe, Stéphane Piatzszek et Fabrice Meddour signent un récit d'initiation où l'aventure se mêle à la filiation, la liberté et les promesses contradictoires du rêve américain.