Le tournoi était la promesse manquante du reboot de 2021, son péché originel, la colonne vertébrale mythologique de la franchise réduite à une note de bas de page. "Mortal Kombat II" arrive donc chargé d'une dette et d'un espoir sincère : non pas que le film soit grand et révolutionnaire, mais qu'il sache enfin ce qu'il veut être. Warner Bros. avait misé gros sur l'événement, repoussant la sortie de plusieurs mois pour lui donner toute l'envergure d'un blockbuster estival. Mais dans l'histoire de cette franchise au cinéma, savoir ce qu'on veut sans savoir comment le faire, c'est une fatalité qui se répète.
Que reste-t-il d'un homme après sa disparition ? Des objets éparpillés, quelques photos jaunies, et surtout les souvenirs contradictoires de ceux qui l'ont connu. Ryōta Nakano filme ce qui subsiste dans les interstices du deuil : cette étrange cohabitation entre rancœur et tendresse, entre le besoin d'oublier et l'urgence de comprendre. "Mon grand frère et moi" est une enquête intime sur l'absent, menée par ceux qu'il a laissé derrière lui.
Dans "Die My Love", Jennifer Lawrence incarne une femme en déséquilibre dans l’Amérique rurale, filmée par Lynne Ramsay comme une expérience sensorielle assez radicale. Entre maternité, isolement et dérive intime, le film refuse tout parti pris pour mieux nous faire ressentir l’effondrement de l’intérieur.
Pour son premier long métrage, le cinéaste tunisien Walid Mattar signe Vent du Nord, un beau film qui pose la question de la place du travail, mais aussi des frontières, à travers les parcours croisés de deux personnages ouvriers d'une même usine délocalisée.
Marie Madeleine, le nouveau film de Garth Davis, le réalisateur du récent Lion, est une expérience contemplative fascinante, souffrant parfois de son hermétisme, mais qui jouit d'une réalisation aussi belle qu'intelligente et de performances d'acteurs marquantes. Un voyage spirituel et philosophique qui divisera à n'en pas douter ; et c'est la raison pour laquelle il faut le découvrir, afin de se faire son propre avis sur cette œuvre déroutante.
Avec Ready Player One, Steven Spielberg arrive non seulement à prouver qu'il n'a rien perdu de son talent pour émerveiller son public mais surtout qu'il est un des cinéastes les plus lucides et les intelligents qui soit pour comprendre l'impact de la culture populaire sur son public. Un recul permettant d'apposer sur l'oeuvre un parfum éminemment subversif en ce qu'il interroge la portée des rêves de son audience, qui plus est autour d'un divertissement jubilatoire et d'une classe folle.
Les films de Cédric Kahn ont toujours ce quelque chose d'une urgence, d'un personnage passionné, voire brûlant. Ici Thomas, son protagoniste excellemment interprété par Anthony Bajon, est un jeune toxicomane en reconstruction, avec la prière et la foi comme catalyseurs.
En seulement 5 films en 33 ans, F.J Ossang semble déjà avoir fait le tour de son cinéma. En résulte 9 Doigts, une oeuvre penchant vers le film noir au récit inutilement nébuleux bénéficiant cependant d'un noir et blanc à l’expressionnisme appuyé.
Dix ans après le gigantesque succès de "Bienvenue chez les Ch'tis", Dany Boon revient dans son Nord natal : "La Ch'tite famille" narre cette fois-ci le choc culturel et social entre bobos parisiens distingués et nordistes pauvres au patois désarmant. Cette comédie familiale mérite-t-elle le succès qu'elle rencontre actuellement dans les salles ?
Sous la plume de Michel Plessix, l’univers pastoral imaginé par Kenneth Grahame retrouve une seconde jeunesse. Une fresque douce et mélancolique où l’amitié, la nature et les caprices composent une partition d’une rare délicatesse.
Avec "Monet en quête de lumière", Aurélie Castex épouse un regard. À hauteur d’homme, au fil des saisons et des doutes, sa bande dessinée retrace l’itinéraire d’un peintre obsédé par l’insaisissable, jusqu’à faire de la lumière elle-même un sujet.
De la classification française aux plateformes mondialisées, en passant par le gore italien, les blasphèmes de Luis Buñuel ou les polémiques plus contemporaines, Darkness, censure & cinéma propose un recueil de textes éloquents quant aux différentes formes de censure. C'est à découvrir aux éditions LettMotif.
Ce deuxième volume de l'arc Saiyans concentre ce que Dragon Ball a de plus brutal et de plus sublime. C'est ici, peut-être, que la série devient grande.
Avec "Mortépi", Florian Breuil signe un premier roman graphique d’une densité remarquable, où la quête de reconnaissance artistique se mue en impasse existentielle. Dans une ville à moitié noyée, la disparition devient paradoxalement le dernier moyen d’apparaître.