"La Bataille de Gaulle : J'écris ton nom" referme le diptyque consacré au général. Le film gagne en clarté par rapport à "L'Âge de fer", mais reste pris au piège de son admiration pour De Gaulle. Ses meilleurs moments restent le duel d'égos avec Roosevelt, qui veut placer la France libérée sous tutelle américaine, et l'ascension de Leclerc vers la libération de Paris.
Un accident contraint Vicente à quitter le petit paradis pour gays qu'est "Maspalomas", aux îles Canaries, pour une maison de retraite médicalisée à San Sebastián. Ce retour à la "vie d'avant" va le confronter à son passé tout en questionnant son identité. Un film riche, sensible, souvent subtil, servi par une réalisation hélas un peu trop académique mais transcendée par la composition de son acteur principal, José Ramón Soroiz.
"Des Minions et des monstres" replonge dans le Hollywood des années folles, entre références à Chaplin, Keaton et "Chantons sous la pluie". Si Illumination livre une bonne surprise pour ce début d'été, le film peine à transformer ses idées en véritable souffle d'aventure, restant prisonnier d'un confort thématique déjà visible chez d'autres studios.
À l'occasion de la sortie tant attendue de Bodied de Joseph Kahn sur la plateforme Youtube Premium, opérons un retour sur l'un des cinéastes les plus en marge Hollywood, de son début dans le vidéoclip à son brûlot politique ayant pour cadre le milieu des rap battles.
Par sa mise en scène dans laquelle l’image se fait froide et déstabilisante, Jusqu’à la Garde de Xavier Legrand se mue en un immense morceau de cinéma. Déroutant car complexe, le film se veut être une autopsie viscérale dévoilant l’effondrement d’une famille et le portrait asphyxiant d’une violence conjugale pernicieuse.
A la lisière du documentaire et de la fiction dans The Rider, la réalisatrice Chloé Zhao se fait le témoin de l’anti chambre du western, avec cette Amérique rêveuse et assoiffée de liberté, mise au tapis suite à sa collision avec une nature indomptable.
Non content d'être un roman photo d'une grande beauté sur le Grand Nord et ses paysages enneigés, Aga de Milko Lazarov est aussi une aventure humaine qui parle avec justesse d'abandon et qui voit l'extinction d'un mode vie ancestral face à une modernité grandissante.
Amanda, le nouveau film du français Mikhaël Hers est un regard bienveillant posé sur ceux qui connaissent la perte d'un être cher, et surtout la perte de l'innocence. Un film plutôt lisse , mais émouvant.
Découverte en avant-première à l'Arras Film Festival 2018 d'Arctic, un survival à échelle humaine signé Joe Penna qui fait rimer minimalisme et suspense avec un Mads Mikkelsen tout en justesse et aux silences incarnés, bons à faire passer Ryan Gosling pour un métronome étouffé.
Périlleuse est l'idée du remake, surtout lorsqu'il s'agit du Suspiria de Dario Argento. Pourtant, Luca Guadagnino se lance dans la bataille et c'est peu de dire que le film divise. LeMagduCiné se penche sur le sujet et offre deux sons de cloche différents. Alors, ce nouveau Suspiria, coup de génie féministe ou imposture pompeuse et hautaine?
Avec "L’Origine de l’humour", Mab remonte jusqu’à la préhistoire pour confier à un chasseur médiocre une mission divine : faire rire l’humanité. Une genèse joyeusement idiote, publiée chez Fluide Glacial, où le gag devient une affaire très sérieuse.
Avec ce troisième volume de l’arc Saiyan en édition Full Color, Dragon Ball atteint, mine de rien, l’un de ses sommets narratifs. Le duel entre Goku et Vegeta passera en effet à la postérité : explosion de puissance, nouvelles techniques de combat, tandis que les conséquences de cet affrontement bouleverseront durablement l’univers imaginé par Akira Toriyama.
Avec ce premier tome, Patrice Perna et Malo Kerfriden signent une bande dessinée historique tendue, qui raconte le triple effondrement d’un homme, d’un régime et d’un mythe.
Avec "Agnès la Chevaleresse", Damien Geffroy se délecte des mythes de l’heroic fantasy. Pièce après pièce, avec une jubilation fortement communicative, il imagine un récit entre satire des histoires chevaleresques, héroïne obstinée et vieux mentor plus porté sur la chopine que sur l’honneur. L’auteur livre aux éditions Fluide Glacial une aventure légère, drôle et souvent irrésistible.
À l'heure où Wall Street commence à façonner le monde moderne, un adolescent en fuite croise la route d'un vagabond qui lui apprend à regarder l'Amérique autrement. Avec "Baby Boxer Banker", premier volet de La Vie extraordinaire d'Arizona Joe, Stéphane Piatzszek et Fabrice Meddour signent un récit d'initiation où l'aventure se mêle à la filiation, la liberté et les promesses contradictoires du rêve américain.