"La Bataille de Gaulle : J'écris ton nom" referme le diptyque consacré au général. Le film gagne en clarté par rapport à "L'Âge de fer", mais reste pris au piège de son admiration pour De Gaulle. Ses meilleurs moments restent le duel d'égos avec Roosevelt, qui veut placer la France libérée sous tutelle américaine, et l'ascension de Leclerc vers la libération de Paris.
Un accident contraint Vicente à quitter le petit paradis pour gays qu'est "Maspalomas", aux îles Canaries, pour une maison de retraite médicalisée à San Sebastián. Ce retour à la "vie d'avant" va le confronter à son passé tout en questionnant son identité. Un film riche, sensible, souvent subtil, servi par une réalisation hélas un peu trop académique mais transcendée par la composition de son acteur principal, José Ramón Soroiz.
"Des Minions et des monstres" replonge dans le Hollywood des années folles, entre références à Chaplin, Keaton et "Chantons sous la pluie". Si Illumination livre une bonne surprise pour ce début d'été, le film peine à transformer ses idées en véritable souffle d'aventure, restant prisonnier d'un confort thématique déjà visible chez d'autres studios.
Malgré un premier opus suffisant comme introduction, Les crimes de Grindelwald peine à convaincre même les fans les plus convaincus. La faute à un scénario trop décousu, un fan service un peu outrancier et surtout...un univers qui manque de magie.
Dimanche dernier prenait fin l'Arras Film Festival 2018 et son lot de découvertes européennes et d'avant-premières... Nous avons pu y découvrir Kursk, sorti mercredi dernier, le dernier film de Thomas Vinterberg (Festen, La Chasse) écrit par Robert Rodat (The Patriot, Il faut sauver le soldat Ryan) qui capte la tragédie du tristement célèbre sous-marin éponyme avec un juste équilibre entre intimité et spectaculaire.
Après son dernier film plutôt remarqué, La belle Saison, Catherine Corsini semble retrouver, avec Un Amour impossible, l'inspiration de ses débuts, en s'attaquant avec succès au texte éponyme de Christine Angot.
Mandy, OVNI filmique avec Nicolas Cage ayant fait sensation dans plusieurs festivals n'aura pas droit à une sortie salle en France mais à sortir en DTV. Critique d'un film injustement boudé par les distributeurs.
Auréolé de l'Ours d'Or au festival de Berlin, Touch Me Not de la réalisatrice Adina Pintilie est une découverte des plus déconcertantes. Entre fiction et documentaire, cette étude sur le désir, le corps et ses traumatismes dénote par sa mise en scène froide. Et même si la réalisatrice a du mal à se détacher de son dispositif pour bien filmer les corps, elle arrive au contraire à faire s'exprimer les émotions de personnes qui n'ont qu'une seule envie : se sentir libre d'appartenir à ce monde.
En 1974 sortait Les Valseuses, film sulfureux et interdit aux moins de 18 ans au départ. Retour sur l"un des premiers grands rôles de Gérard Depardieu et Patrick Dewaere, mais également ceux de Miou-Miou et Isabelle Huppert, qui ont du mal à rivaliser en libertinage face à une Jeanne Moreau bouleversante.
Merci Patron ! allie intelligemment le fond et la forme, en nous offrant un film pour les cinéphiles grâce à son histoire, sa mise en scène, et une leçon politique, morale sur l'emploi, l'argent, et le cinéma.
Inárritu réalise avec Babel, un film au scénario habile, porté par une B.O somptueuse signée Ryuichi Sakamoto
La parole et le sacré
Sorti en 2003, 21...
Avec "L’Origine de l’humour", Mab remonte jusqu’à la préhistoire pour confier à un chasseur médiocre une mission divine : faire rire l’humanité. Une genèse joyeusement idiote, publiée chez Fluide Glacial, où le gag devient une affaire très sérieuse.
Avec ce troisième volume de l’arc Saiyan en édition Full Color, Dragon Ball atteint, mine de rien, l’un de ses sommets narratifs. Le duel entre Goku et Vegeta passera en effet à la postérité : explosion de puissance, nouvelles techniques de combat, tandis que les conséquences de cet affrontement bouleverseront durablement l’univers imaginé par Akira Toriyama.
Avec ce premier tome, Patrice Perna et Malo Kerfriden signent une bande dessinée historique tendue, qui raconte le triple effondrement d’un homme, d’un régime et d’un mythe.
Avec "Agnès la Chevaleresse", Damien Geffroy se délecte des mythes de l’heroic fantasy. Pièce après pièce, avec une jubilation fortement communicative, il imagine un récit entre satire des histoires chevaleresques, héroïne obstinée et vieux mentor plus porté sur la chopine que sur l’honneur. L’auteur livre aux éditions Fluide Glacial une aventure légère, drôle et souvent irrésistible.
À l'heure où Wall Street commence à façonner le monde moderne, un adolescent en fuite croise la route d'un vagabond qui lui apprend à regarder l'Amérique autrement. Avec "Baby Boxer Banker", premier volet de La Vie extraordinaire d'Arizona Joe, Stéphane Piatzszek et Fabrice Meddour signent un récit d'initiation où l'aventure se mêle à la filiation, la liberté et les promesses contradictoires du rêve américain.