"La Bataille de Gaulle : J'écris ton nom" referme le diptyque consacré au général. Le film gagne en clarté par rapport à "L'Âge de fer", mais reste pris au piège de son admiration pour De Gaulle. Ses meilleurs moments restent le duel d'égos avec Roosevelt, qui veut placer la France libérée sous tutelle américaine, et l'ascension de Leclerc vers la libération de Paris.
Un accident contraint Vicente à quitter le petit paradis pour gays qu'est "Maspalomas", aux îles Canaries, pour une maison de retraite médicalisée à San Sebastián. Ce retour à la "vie d'avant" va le confronter à son passé tout en questionnant son identité. Un film riche, sensible, souvent subtil, servi par une réalisation hélas un peu trop académique mais transcendée par la composition de son acteur principal, José Ramón Soroiz.
"Des Minions et des monstres" replonge dans le Hollywood des années folles, entre références à Chaplin, Keaton et "Chantons sous la pluie". Si Illumination livre une bonne surprise pour ce début d'été, le film peine à transformer ses idées en véritable souffle d'aventure, restant prisonnier d'un confort thématique déjà visible chez d'autres studios.
Moins définitif que son chef d'oeuvre Martyrs, Ghostland est le nouveau film choc et traumatisant de Pascal Laugier. Une expérience filmique bien trop rare dans les salles obscures, non seulement pour un film d'horreur mais aussi pour un film français. LE film à voir de ce mois de mars.
La Party, de Blake Edwards, est devenu une des références de la comédie burlesque. La mise en scène précise et innovante, le jeu sur les regards, la satire sociale et le génie de Peter Sellers contribuent à en faire un des chefs d’œuvre du genre.
The Art Life nous montre que David Lynch n’est pas qu’un simple cinéaste. C’est même le contraire : cet artiste iconoclaste et éclectique, étudiant parfois indigeste et inintéressant, est venu au cinéma par le plus grand des hasards, par sa volonté perpétuelle de nouveauté et d’expérimentation.
La mauvaise réputation des films originaux sortis sous la bannière Netflix n'est pas infondée quand on se remémore bon nombre de navets qui inondent la plateforme. Cependant, alors que Roma d'Alfonso Cuaron va bientôt dévoiler toute sa splendeur, c'est le dernier film de Jeremy Saulnier, Hold The Dark, qui marque la rétine par sa violence abstraite et sa description haineuse de l'Amérique.
Bohemian Rhapsody est enfin sorti. Le biopic de Bryan Singer, consacré autant à Queen qu'à la figure emblématique de Freddie Mercury, donne l'occasion de s'interroger sur ce genre si particulier et non moins populaire qui reste avant tout du cinéma. Un film qui ravira les fans, apprendra aux moins fans, et émerveillera tout amateur de musique.
En Liberté ! de Pierre Salvadori, avec entre autres Adèle Haenel et Pio Marmai, sort ce 31 octobre 2018 au cinéma. L'occasion de revenir sur ce qui nous fait rire au cinéma.
On le croyait fini, au fond du trou avec des DTV miteux portés par Nicolas Cage ou un The Canyons balbutiant. Pourtant First Reformed signe le retour en grâce de Paul Schrader. L'exercice stylistique minimaliste et froid du film est proportionnel à la rage intériorisée de ce prêtre perdant peu à peu la foi en une humanité abjecte, aveugle sur son avenir pessimiste.
McQuarrie sort les Mission Impossible du terrain du « moi » pour placer la franchise sur le terrain du « nous ». Le cinéaste rend ainsi Ethan Hunt au monde dans lequel il a un rôle à jouer et Cruise à la fonction qu’il tient aujourd’hui : celui d’une locomotive inoxydable qui performe pour la gloire de son médium et, surtout pour le public qui vient le voir.
Avec "L’Origine de l’humour", Mab remonte jusqu’à la préhistoire pour confier à un chasseur médiocre une mission divine : faire rire l’humanité. Une genèse joyeusement idiote, publiée chez Fluide Glacial, où le gag devient une affaire très sérieuse.
Avec ce troisième volume de l’arc Saiyan en édition Full Color, Dragon Ball atteint, mine de rien, l’un de ses sommets narratifs. Le duel entre Goku et Vegeta passera en effet à la postérité : explosion de puissance, nouvelles techniques de combat, tandis que les conséquences de cet affrontement bouleverseront durablement l’univers imaginé par Akira Toriyama.
Avec ce premier tome, Patrice Perna et Malo Kerfriden signent une bande dessinée historique tendue, qui raconte le triple effondrement d’un homme, d’un régime et d’un mythe.
Avec "Agnès la Chevaleresse", Damien Geffroy se délecte des mythes de l’heroic fantasy. Pièce après pièce, avec une jubilation fortement communicative, il imagine un récit entre satire des histoires chevaleresques, héroïne obstinée et vieux mentor plus porté sur la chopine que sur l’honneur. L’auteur livre aux éditions Fluide Glacial une aventure légère, drôle et souvent irrésistible.
À l'heure où Wall Street commence à façonner le monde moderne, un adolescent en fuite croise la route d'un vagabond qui lui apprend à regarder l'Amérique autrement. Avec "Baby Boxer Banker", premier volet de La Vie extraordinaire d'Arizona Joe, Stéphane Piatzszek et Fabrice Meddour signent un récit d'initiation où l'aventure se mêle à la filiation, la liberté et les promesses contradictoires du rêve américain.