On connaît tous un André. Ce type qui blague sur tout, qui vit à fond, qui remet au lendemain ce qu'il devrait faire aujourd'hui. "André Is an Idiot", prix du public à Sundance 2025, raconte comment cet homme-là a appris, trop tard et avec humour, ce que mourir veut vraiment dire.
"La Bataille de Gaulle : J'écris ton nom" referme le diptyque consacré au général. Le film gagne en clarté par rapport à "L'Âge de fer", mais reste pris au piège de son admiration pour De Gaulle. Ses meilleurs moments restent le duel d'égos avec Roosevelt, qui veut placer la France libérée sous tutelle américaine, et l'ascension de Leclerc vers la libération de Paris.
Un accident contraint Vicente à quitter le petit paradis pour gays qu'est "Maspalomas", aux îles Canaries, pour une maison de retraite médicalisée à San Sebastián. Ce retour à la "vie d'avant" va le confronter à son passé tout en questionnant son identité. Un film riche, sensible, souvent subtil, servi par une réalisation hélas un peu trop académique mais transcendée par la composition de son acteur principal, José Ramón Soroiz.
Perdu depuis quelques temps dans le paysage hollywoodien, le réalisateur Guy Ritchie livre avec Aladdin une adaptation live aseptisée du dessin animé, en négligeant la folie, l'énergie et la magie de ce dernier.
Retour en forme pour Keanu Reeves avec un John Wick Parabellum jouissif et inventif par son action sidérante, même si celle-ci est rattrapée par un scénario plus artificiel que par le passé.
Pedro Almodovar a réalisé 21 films. Avec Douleur et gloire, il se classe désormais parmi des noms aussi prestigieux que Fellini et son 8 1/2. Est-il accompli pour autant ? Non dit-il, car tourner, c'est vivre et parfois, on ne peut plus. Pourquoi ? Car le corps et l'esprit se séparent un instant, l'un souffre, l'autre ne désire plus. Ils doivent se reconnecter par les heureux hasards que seul le cinéma peut créer : la rencontre avec le désir, même 30 voire 50 ans après.
Séduis-moi si tu peux ! est la nouvelle comédie romantique américaine sur les écrans depuis le 15 mai. Porté par le duo Charlize Theron et Seth Rogen, le film divise la rédaction du Mag du Ciné...
Personne n'y croyait depuis l'annonce du projet et pourtant, Rob Letterman et son équipe ont réussi l'impossible : faire un film Pokémon qui tienne la route. Divertissement certes banal et bourré de clichés, Détective Pikachu fonctionne miraculeusement par sa nostalgie, son Pokémon principal et son rendu final.
Voulant à tout prix surfer sur les succès actuels, les producteurs hollywoodiens ont lâchement abandonné la vision de Guillermo del Toro pour un pur produit marketing qu'ils n'ont pas su contrôler. En résulte une anomalie de l'Enfer, un Hellboy version 2019 d'un ridicule sans nom.
Avec "L’Origine de l’humour", Mab remonte jusqu’à la préhistoire pour confier à un chasseur médiocre une mission divine : faire rire l’humanité. Une genèse joyeusement idiote, publiée chez Fluide Glacial, où le gag devient une affaire très sérieuse.
Avec ce troisième volume de l’arc Saiyan en édition Full Color, Dragon Ball atteint, mine de rien, l’un de ses sommets narratifs. Le duel entre Goku et Vegeta passera en effet à la postérité : explosion de puissance, nouvelles techniques de combat, tandis que les conséquences de cet affrontement bouleverseront durablement l’univers imaginé par Akira Toriyama.
Avec ce premier tome, Patrice Perna et Malo Kerfriden signent une bande dessinée historique tendue, qui raconte le triple effondrement d’un homme, d’un régime et d’un mythe.
Avec "Agnès la Chevaleresse", Damien Geffroy se délecte des mythes de l’heroic fantasy. Pièce après pièce, avec une jubilation fortement communicative, il imagine un récit entre satire des histoires chevaleresques, héroïne obstinée et vieux mentor plus porté sur la chopine que sur l’honneur. L’auteur livre aux éditions Fluide Glacial une aventure légère, drôle et souvent irrésistible.
À l'heure où Wall Street commence à façonner le monde moderne, un adolescent en fuite croise la route d'un vagabond qui lui apprend à regarder l'Amérique autrement. Avec "Baby Boxer Banker", premier volet de La Vie extraordinaire d'Arizona Joe, Stéphane Piatzszek et Fabrice Meddour signent un récit d'initiation où l'aventure se mêle à la filiation, la liberté et les promesses contradictoires du rêve américain.