Critiques films

Resident Evil (2026) : Excellent film et adaptation parfaite d’une saga maudite

Zach Cregger réinvente Resident Evil autour d’un héros ordinaire et retrouve enfin l’essence survival horror de la saga Capcom. Une adaptation tendue, drôle et remarquablement maîtrisée.

Rose de Markus Schleinzer : dans le pantalon, la liberté

Avec Rose, Markus Schleinzer plonge dans l’Allemagne rurale du XVIIe siècle, au lendemain de la guerre de Trente Ans. Dans un noir et blanc austère, presque minéral, Sandra Hüller incarne une femme qui a choisi de vivre sous l’identité d’un homme. Un film d’une grande modernité, dont le minimalisme apparent finit par tout envahir.

Salvation, un petit cru d’Emin Alper

En Turquie, la tension monte entre deux villages. Paranoïa et manipulations religieuses attisent la violence. Adoptant les codes des films de genre, Emin Alper ne parvient guère à convaincre, malgré une photographie de qualité, une interprétation impeccable et un final malin.

Le Mage du Kremlin : chronique d’un pouvoir fabriqué

Olivier Assayas ambitionne d’explorer les coulisses du pouvoir russe à l’aube de l’ère Poutine dans "Le Mage du Kremlin". À travers le regard d’un conseiller fictif, le film interroge la fabrication des récits politiques, la manipulation des images et les zones grises de l’autorité. Un thriller intellectuel ambitieux, mais formellement trop sage, qui va certainement diviser.

L’affaire Bojarski de Jean-Paul Salomé : l’admiration du faux

Grâce à un récit orienté sur la vie personnelle du protagoniste, Jean-Paul Salomé adopte un point de vue original sur l'univers des faussaires de monnaie.

Une page après l’autre : l’école du silence

Premier long-métrage de Nick Cheuk, "Une page après l’autre" détourne le récit d’enquête pour ausculter la violence silencieuse de l’école hongkongaise. Entre pression scolaire, déni des adultes et traumatismes d’enfance, le film propose un regard sensible, parfois trop sage, mais profondément nécessaire.

Amour Apocalypse : s’aimer à la fin du monde

Aimer quand tout semble s’effondrer. Voilà peut-être la devise la plus simple et la plus juste d’Amour Apocalypse. Sous ses airs de comédie romantique faussement légère, le sixième long-métrage d’Anne Émond déploie une œuvre étonnamment sensible, capable de faire cohabiter l’angoisse contemporaine et l’élan amoureux avec une sincérité désarmante. De Cannes à Cabourg, le film a fait circuler de bonnes ondes, laissant surtout l’envie d’y revenir, comme on retourne vers un lieu réconfortant.

Primate : on n’apprend pas à un singe à faire… peur

L'une des premières bonnes surprises de l'année nous vient – encore – du rayon horrifique. Et, sans se mentir, on n'attendait pas grand-chose d'un film d'horreur avec un singe tueur. Preuve que le film de genre n'a pas fini de nous surprendre, "Primate" se révèle être la parfaite série B dont on rêvait. Intense, méchante, sans concession et vraiment effrayante grâce à un singe particulièrement réaliste. On pardonnera donc les quelques facilités et personnages idiots pour se concentrer sur le cœur du film : la terreur et l'angoisse qu'il diffuse, en plus de mises à mort génialement sanglantes et pleines d'idées.

28 ans plus tard : le Temple des morts – l’horreur survit, la peur change de camp

Avec "Le Temple des morts", la saga initiée par "28 jours plus tard" poursuit sa mue en s’éloignant progressivement de la terreur pure pour explorer les fractures idéologiques laissées par l’effondrement. Entre héritage de Danny Boyle, retour des thématiques chères à Alex Garland et passage de relais à Nia DaCosta, ce nouvel épisode privilégie l’introspection et le regard porté sur les survivants, au risque d’atténuer la brutalité qui faisait la force originelle de la franchise. Une œuvre stimulante, parfois trop sage, mais toujours habitée par une ambition émotionnelle et politique rare dans le cinéma post-apocalyptique contemporain.

Greenland : Migration – quand la survie perd son urgence

La survie change d’échelle mais perd en intensité dans "Greenland : Migration". Entre ambitions post-apocalyptiques et road-trip mécanique, le film cherche à élargir son horizon sans jamais parvenir à lui donner du souffle. Mise en scène atone, personnages appauvris et émotion sous contrôle, cette suite avance, mais sans véritable urgence ni destination claire.

Amrum de Fatih Akin et Les Échos du Passé de Mascha Schilinski : Deux enfances pour une même chute

Avec Amrum et Les Échos du passé, deux films allemands explorent la même chute intime : des enfances marquées par l’héritage du silence, la mémoire des lieux et les traumatismes transmis. Entre île et ferme, ces récits se répondent et dévoilent un Heimat sombre où l’histoire façonne les destins.

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